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Chambre n°4

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Koro Juùrii

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Masculin Age : 23
Date de naissance : 22/03/1995
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 4 Fév - 9:57

    « Dans la pièce d'à côté. » Lui répondis-je simplement.

    Il espérait pas qu'elle sois commune ? Il aime pas être en compagnie de gens ? Faut croire, ou il est tout simplement gêner d'avoir quelqu'un d'à poile à coté de lui, ça peut se comprendre.. Enfin moi perso je m'en fou. Baillant un peu, je le regardait se lever pour aller dans la salle de bain, il avait l'air quand même assez satisfait de voir qu'il y avait des douches dans chaque chambres visiblement. Ben ouais écoute... Moi non plus je n'aurais pas aimer me doucher comme ça avec des inconnus, Kaname c'est suffisant fuuu.. Ou est-elle en y repensant ? Elle se faire peut être chier qui sait ? J'en sais trop rien perso m'enfin faut pas que je la colle trop non plus,surtout que ce n'est pas de mon genre. Je finissais par donc quitter du regard le mec qui était aller dans la salle de bain, moi je me levais enfin de mon lit afin de me dégourdir les jambes et aussi aller mettre mes chaussures, plus envie de dormir, je suis comme en pleine forme tien, zarb non ? Je mis ma veste pour ensuite regarder un instant le plafond alors que j’entendais l'eau couler hum... Ouvrant donc la porte, je regardais son nom et prénom. Elric Marsh ? Ok... C'est noté. Je refermais la porte derrière moi alors que je sortais de la chambre, je me dirigeais et enfonçais dans les couloirs à la recherche de quelque chose à faire..

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 5 Fév - 15:50

Génial, alors il allait pouvoir prendre une douche bien tranquille. Ce qui le rassurait aussi c'est le fait qu'il allait avoir un endroit à l'abris des regards pour pouvoir faire de l'exercice bon pour le cardio. Elric repéra la porte et s'y dirigea, déboutonna sa chemise en marchant. Il entra dans la salle de bain, referma la porte derrière lui et il entendit son colocataire partir. C'était certain qu'il n'allait pas être dérangé. Il ne fit pas très attention au décors, tout comme il évita tout regard vers le miroir. Sa chemise se retrouva négligemment au sol et en peu de temps le reste de ses vêtements suivirent. Il entra dans la douche et partit l'eau qu'il mit presque bouillante. Le Marsh ferma les yeux, s'accota contre la céramique et d'une main il étreignit les plaques qu'il portait autour du cou.

D'une certaine façon, d'être à cet endroit, d'être à House Fukkou, le libérait d'un énorme poids. Ici, il était à l'abris de son père. Il n'aurait pas à subir le stress incessant qu'il lui faisait peser. Peut-être qu'il finirait par bien dormir ici. Est-ce que là-bas tout allait bien se passer ? Est-ce que sa soeur et ses parents allaient vivre une vie heureuse ? Son père lui avait déjà dit une fois qu'il battait sa mère parce qu'elle avait été trop stupide pour lui avoir donné vie. Maintenant à l'autre bout de la planète... est-ce que Anthony allait arrêter de la frapper ? C'est questions tournoyaient dans sa tête, en boucle et sans réponses.

Il fini par sortir de sa tête et se rendant compte qu'il avait oublier de prendre du savon, sorti de la douche puis de la salle de bain, fit vite pour ne pas trop mouiller le plancher et prit dans son sac du gel de douche ainsi qu'une serviette. Il se dépêcha de finir de se douché pour sortir ensuite avec juste une serviette autour de sa taille. Elric, encore un peu fatigué, se recoucha une petite demi-heure avant de se relever, de ramasser ce qu'il avait laissé traîner et de s'habiller. Il remit son mp3 sur les oreilles avant de sortir. Restait à voir où est-ce que ses pas allait le mener.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Mer 15 Fév - 22:39

Il était enfin revenu à sa chambre après s'être éclipsé de l'étouffante ambiance qui régnait de la hasardeuse rencontre Julian et Aerith. Il ferma la porte derrière lui, un air de zombie. Ses paupières tremblaient, ses yeux étaient tout petit mais impossible de fermer l'oeil. D'un geste machinal, il prit de sa poche son pot de médicament, goba un comprimé et remit le pot où il l'avait prit. À pas lent et lourd, de peine et de misère il s'approcha de son lit dans lequel il se laissa tombé. Il était content que son compagnon de chambré ne soit pas là. Il avait envie de voir personne. Le corps tellement épuisé, il somnola.

Quelquefois, quand il tombait dans une phase de sommeil fragile, il rêvait. C'était toujours très particulier comme songes. Une fois c'était la monté d'un escalier en colimaçon sans fin, un torrent d'eau l'obligeant à monter toujours et toujours et il s'épuisait vite, alors qu'il croyait atteindre enfin la sortie, celle-ci était une impasse et il se noyait. Trempé de sueur, il se réveillait, s'assoyait au bord du lit un peu, passait au toilette pour se rafraîchir puis comme dans un état second, retournait se coucher. Alors un autre cauchemar commençait, terrain de course à obstacle en ligne droite, aucun chemin autour, avec des murs toujours plus hauts, un sol toujours plus mou, quelques fois des arbres avec des ronces acérés et pour comblé ça, à sa poursuite comme monstre il y avait son père. Encore une fois il se réveillait, près de la stupeur, retournait se rafraîchir et retournait se coucher.

Après le cinquième ou sixième de ces cauchemars, il préféra s'asseoir sur le carrelage froid de la salle de bain. Après un long moment, perdu dans un vide qui emplissait ses pensées et absorbait son regard sur un point tout aussi insignifiant que les autres, il se releva. Il avait besoin d'une douche. Il prit ce qu'il avait besoin dans son sac de sport, ainsi que des vêtements de rechange. Le Marsh ne prit même pas la peine d'ouvrir l'eau chaude, un sourire de béatitude collant ses lèvres mais il ne dura pas. Dès qu'il eu fini de prendre sa douche, son air blasé reprit le dessus. Il s'habilla lentement, comme si tout son système était au ralenti. Ensuite il rangea ses affaires dans son sac. Peut-être que son coloc allait trouver ça étrange, mais il n'avait pas l'intention de ranger ce qui lui appartenait, d'aménager la chambre. Il préférait être près à partir à n'importe quel moment. Sans se poser trop de question, comme il n'avait rien à foutre, il sorti. Où aller ? Il ne se posait même pas la question.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Ven 9 Mar - 2:43

Pour ce qui était de se barrer vite fait bien fait... on pouvait pas vraiment dire que c'était ce qui c'était passé... Déjà là, avec la douleur de ses côtes, un fort tournis qui lui donnait une habilitée hyper-active à battre des paupières et son souffle court que cette folle de médecin comparait à une antilope asthmatique c'était pas difficile de se demander qu'est-ce qu'il foutait encore là. Quoi qu'il fut le seul à voir clairement la scène d'une autre patiente se lever et sortir en passant derrière lui avec une étonnante aisance... Évidemment, le fait de la délatté ne lui effleura même pas l'esprit. Ce qui prouvait que ce n'était vraiment pas dans sa nature... Quoi qu'il n'eu jamais l'occasion lorsqu'il vivait sous le toit de son père de faire une telle chose...

Le fait qu'il soit rester et ce, parce qu'il s'était soudainement arrêter, tremblant, il avait du mal à bien discerner lui même que c'était à cause d'Amber. Une femme l'intimider ? Pfff, même pas en rêve... En plus la p'tite dame se permettait de remettre des commentaires et des ordres à tout le monde. Même pas peur ! ... se dit le mec qui joue à la statut... C'était bien connu, la vérité c'était pas son fort... surtout envers lui-même... Quand la médecin quitta l'infirmerie, il lâcha un soupire en entre-ouvrant à peine les lèvres, le regard fixe et perdu là où celle-ci était quelques secondes plus tôt. Son malaise n'était pourtant pas terminé. Dante lui affirma qu'il allait l'assister jusqu'à sa chambre... Assisté ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Son regard devint plutôt inquiet et il le glissa sur Hunter qui exécutait les ordres du directeur. Pendant le temps ou Amber fut parti, il resta sans bouger... le silence lui pesait lourdement mais il en était habituer. Elric surveilla aussi le déplacement de Dante, à ces yeux, même si celui-ci avait parler d'une manière moins agressante, il restait le plus dangereux. Il avait le numéro de son père et l'avait presque appeler une fois... Et puis il s'attendait surtout à se faire frapper pour avoir essayé de partir de l'infirmerie.

Amber revint avec la fille qu'il avait vue foutre le camp. L'inconnu semblait inconsciente... Il eu un frisson dans le dos. Putain, ils étaient tous fou ici... Deux autres perdus étaient arriver. Non mais merde, c'était quoi tout ce bazar de con... Ouais, ses pensés automatiques n'étaient pas très original mais dur de se concentrer sur autre chose. Ah tiens ? La folle de médecin avait été engagé sans qu'on ne lui spécifie quelle ''clientèle'' elle allait recevoir ? Intéressant... Dante lui fit un résumé très court et il se croyait enfin oublier dans toute cette merde mais ne non, le directeur n'en restait pas là et celui-ci le prit dans ses bras façon princesse.... Sur le coup il resta muet de surprise. C'était une farce hein ? Un cauchemar peut-être ? Ouais un cauchemar, il avait halluciné toute la scène de l'infirmerie, il était tombé dans un univers parallèle alternatif... tout ça c'était trop... juste trop... Mais non, une fois passé la porte, l'homme au cheveux blanc le portait toujours... il avait toujours mal au côtes... et le mindfuck persistait.

- What the fuck are you doing ?

Le Marsh avait mit du temps à parler et comme quelques fois lorsqu'il était trop en colère ou autre émotions fortes, il s'était mit à parler en anglais. Ses sentiments pour le moment était très confu... Il était vraiment tombé dans un endroit plein de débile... Il devait fuir, ouais, c'était un bon plan. Pas retourner chez lui ou même passe les frontières. Chances étaient que de toute façon, il n'avait pas son passeport dans son bagage... Il devait attendre cependant que Dante le dépose... s'il bougeait trop il allait se blesser encore plus. Déjà que tout son côté gauche l'élançait douloureusement. Qui est-ce qu'il devait remercié pour son habitude et sa tolérance face à la douleur ?

Il fini par comprendre lorsqu'ils arrivèrent devant sa chambre... Ah ! C'est ça qu'il voulait dire par assister jusqu'à sa chambre... Ok c'est bon... il était rendu alors il pouvait le lâcher ? La porte n'était pas verrouillé. Savait-il au moins qu'elle pouvait l'être ? Avait-il déjà verrouillé une porte dans sa vie ? Dans tout les cas, le directeur entra sans avoir à utilisé une quelconque clé. Bon il était rendu... il pouvait être laissé seul maintenant ? Déjà qu'il n'avait aucun analgésique pour sa blessure si au moins il pouvait avoir la paix... Ses yeux tombèrent sur ses mains... c'est là qu'il se rendit compte avec un malaise grandissant qu'il avait inconsciemment agrippé les vêtements de l'homme au cheveux blanc... Il le lâcha et détourna le regard. D'un geste nerveux il se mordit la lèvre.
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 10 Mar - 12:05

    - What the fuck are you doing ?

    Dante n'avait rien répondu à ça. Il avait certaines répliques en tête, des cinglantes et des embarrassantes mais il préférait se les garder pour lui. Si il assistait le garçon jusqu'à sa chambre, c'était pour qu'il puisse dormir. Si après avoir mal cerné le sarcasme du directeur, il venait à faire des cauchemars, ça n'allait plus être possible. Longeant donc les couloirs avec lui dans un profond silence, il monta les escaliers et salua quelques élèves au passage. Ces derniers, curieux, avaient regardé le corps inerte du jeune chaman jusqu'à ce qu'il disparaisse de leur champ de vision.

    Arrivé dans les couloirs des chambres, il traça encore sa route, s'arrêtant devant la porte numéro quatre avant de l'ouvrir avec son pied sans forcer. Heureusement, elle n'était pas fermée à clefs mais quant bien même elle l'aurait été, ça n'aurait pas été plus dur. Fermant derrière lui l'accès toujours en se servant de ses jambes, il alla poser Elric avec le plus de délicatesse possible sur son lit. Celui-ci desserra l'emprise qu'il avait eu sur la chemise de son porteur, se mordant ensuite avec anxiété ses lèvres. C'était mignon, Dante ne put s'empêcher de sourire. Le bordant ensuite comme un vrai papa poule, se souciant peu de ce qu'on pouvait penser de lui ou en dire, il s'assied ensuite, déposant sa main sur la peau lisse de la petite princesse qu'il avait emmené jusqu'ici.

    - J'aimerais que tu te reposes un peu Elric. Ton manque de sommeil te rend vulnérable et susceptible, commença-t-il par dire, dirigeant ses doigts jusqu'à la bouche du concerné pour l'empêcher de l'ouvrir, Et ça me pose pas mal de problème.

    Il était calme le directeur mais tout aussi convainquant. Il inspirait une autorité qui défiait sans aucun doute celle du père d'Elric mais qui était beaucoup moins palpable. Ce n'était pas son rôle d'être méchant après tout. Il devait juste faire en sorte que les pensionnaires de son établissement se portent bien, niveau comportement comme niveau santé.

    Reprenant sa main pour la mettre dans sa poche, il se leva et se rapprocha de la fenetre pour l'ouvrir. Il faisait beau et bon donc il ne risquait pas, en l'ouvrant, de déranger celui qui devait de toute urgence s'endormir. Abaissant donc la poignet, il sortit de sa poche une cigarette qu'il avait tantot confisqué à l'un de ses élèves avant de la mettre à son bec et de l'allumer. Ce n'était pas mieux que de la drogue ou du sexe mais ça suffissait aisément à lui changer les idées pour le moment. Prenant une bouffée de tabac qu'il avala, il s'accouda contre l’embrasure de sorte à faire dos au panorama de la vielle ville deserte et contempla celui qui rivait timidement ses yeux vers lui.

    - La fumée te gêne ?
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 10 Mar - 14:17

Une tonne de scénario catastrophe, plus horrifiants les uns que les autres se disputaient la première place dans sa tête. Première information ; un mec l'avait porter jusqu'à sa chambre, deuxième information ; le mec, c'était le directeur et troisième information ; il avait probablement fait des actions qui était contre les règles de vie de l'établissement. Chez lui, pour ce genre de comportement, il avait du mal à imaginer ce que son père lui ferait. Il se ferait séquestrer peut-être... deux semaines ? Deux semaines à entendre les discours dictateurs et à subir les horreurs tordus de ce malade d'Anthony.

C'est pourquoi sa confusion s'aggrava lorsque Dante le déposa en douceur sur le lit et à euh... le mettre au lit ? C'était bizarre... C'était la première fois que quelqu'un faisait ce genre de chose pour lui et il ne savait quoi en penser. C'était sensé vouloir dire quoi premièrement ? Ça le rendait anxieux. Il se rendait vraiment compte maintenant qu'il était loin, très loin de tout ce qu'il connaissait, que ses croyances n'étaient peut-être plus toutes aussi vraies. Il eu un petit sursaut en sentant la main du directeur sur lui. Ses paroles le figèrent jusqu'à son souffle. Dormir ? La pyramide de peur qu'il avait monté en imaginant des scènes aux conclusions hâtives s'écroula. Pour en revenir au sujet, dormir... ah ah... ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu plus de deux heures de sommeil de suite. Ça risquait d'être compliquer... En y pensant, c'était la première fois que quelqu'un l'obligeait à dormir aussi...

Mais hey oh ! C'était pas le manque de sommeil qui le rendait comme ça... Elric pensa très très fort à renvoyé une insulte au directeur mais celui-ci mit un doigt devant sa bouche... Et bon... il avait pas non plus vraiment le courage de le dire... Sachant ensuite que ça posait des problèmes à Dante... Et si celui-ci si le renvoyait chez lui à cause de ça ? Il suivit du regard le directeur aller vers le fenêtre pour s'allumer une clope. Le Marsh se mordilla la lèvre avec envie. Ça faisait un bail qu'il n'avait rien fumé, que ce soit une cigarette ou un joint et la tentation était là juste sous ses yeux.

- Non... ça ne me dérange pas...

Encore là... qu'un adulte lui demande son opinion... Il essaya de se relever sur ses coudes mais abandonna en recevant un choc de douleur venant de ses côtes. Il étira alors une main aux poches de son pantalons pour y en sortir son pot de médicaments et prit l'une des petites pilules orangés. En remettant le contenant machinalement dans ses poches, il pensa à retirer celui-ci pour dormir. Encore là ''dormir'' était un grand mot. Probablement qu'une demi-heure plus tard il se réveillerait et ce serait reparti pour un tour !
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 10 Mar - 15:07

    - Non... ça ne me dérange pas...

    - Hum ?

    Alors pourquoi l'épiait-il de la sorte ? Avalant une nouvelle fois une dose de nicotine, Dante se rapprocha du lit et donc du bléssé avant de s'accroupir pour avoir son visage en face du sien. On pouvait clairement voir que le garçon ne se sentait plus du tout à son aise. C'était sa chambre, son lieu de vie mais la proximité entretenue avec le directeur le mettait dans un état plutôt étrange. Levant son bras non pas pour frapper ni faire quoi que ce soit de mal, Dante fit venir sa clope jusqu'au bec de l’intéressé, le laissant tirer une latte avant de reprendre son bien. Les jeunes sont tous un peu accroc au tabac et si ce n'est pas ça, ça cache une dépendance à l'alcool ou autre merde.

    La remettant entre ses propres lèvres, il regarda Elric sortir machinalement de sa poche son flacon de médicament avant de le remettre une fois la pillule avalée. Ça risquait de ne pas être très confortable selon la position dans laquelle il allait pouvoir se mettre pour dormir. Sans demander son accord, le directeur glissa sa main sous les couettes, frôlant les jambes du malade pour aller chercher la fameuse petite boite. Une fois la chose faite, il la posa sur la commode de nuit, lisant l'étiquette par précaution avant de reporter ensuite silencieusement son attention sur le garçon. Entre deux aspirations, il lui demanda :

    - Tu n'es pas allergique aux somnifères ?

    C'était une question de routine. Il la posait juste pour la poser car en soi, la réponse, il l'avait déjà. Non, il ne l'était pas. Sa vraie question se basait plutôt sur le fait de savoir si oui non, il allait s'interposer à son choix. Vu que de toute évidence, il n'était pas prêt à fermer les yeux, il fallait peut-être forcer la chose à se faire. Avec cinquante grammes de Seroquel dans le sang, le petit ne risquait pas grand chose en avalant un hypnotique de ce genre-là. Se levant alors, remettant sa cigarette dans sa gueule, il tapota son jean, recherchant une forme longue et arrondie. Quand il mit enfin la main dessus, littéralement, il l'extirpa de son cocon. Vérifiant qu'il s'agissait bien de ce qu'il croyait, il fit les quelques pas le séparant de la salle de bain pour trouver un verre d'eau et le remplir à moitié. Au passage, il se scruta dans le miroir mais ne se laissa pas le temps d'en tirer une conclusion attive. Il avait reçu assez de critique pour la journée, il n'en avait plus besoin alors il se dépêcha de fermer le robinet et donna le gobelet à Elric après l'avoir aidé à se redresser. Un vrai assisté, pensa-t-il en faisant tout ça, se retenant de le dire à haute voix pour éviter d'avoir à calmer les courroux d'un nerveux.

    - Prends-le, précisa-t-il en tendant le médicament d'une main, écrasant de l'autre son mégot entre ses doigts, S'il te plait.

    Décidément, il ne voulait vraiment pas avoir la tâche plus dur. Il l'aidait, suppliait... alors que ce n'est pas dans ses habitudes. Normalement, pour le forger un peu, il aurait agi très différemment. Il voulait faire ça vite et bien, c'est un fait. Pour pouvoir partir dormir à son tour en se disant qu'il avait fait de son mieux et qu'il méritait donc une bonne sieste. Il manquait cruellement de sommeil et si le petit ne se magnait pas à tendre les bras à Morphée, il allait le lui faire tendre avec un coup bien placé.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 10 Mar - 17:13

La proximité avec Dante le faisait un peu flipper. Toujours en essayant de deviner les éventualités, d'une manière automatique, il se mit à jouer nerveusement avec ses mains. Lorsque l'homme aux cheveux blancs leva le bras, il eu un petit geste de recule mais celui-ci vint seulement lui mettre la cigarette entre les lèvres. Le directeur n'arrêtait vraiment pas de le surprendre. Il tira une bouffé de nicotine qu'il inspira profondément, se fichant de la douleur au moment de l’expansion de sa cage thoracique. Il n'aimait pas particulièrement les clopes mais il aimait fumé. Et puis on dit que la cigarette tue... Il se demandait souvent en combien de temps et combien de ce poison devait-on prendre pour que ça se réalise, espérant secrètement que se soit pour bientôt. Après la prise de son comprimer de Seroquel, il ne s'attendait vraiment pas à ce que le directeur veuille lui prendre son précieux.

Sentant la main sous les couvertures, il se figea. Le frôlement sur sa jambe lui stimula de quelques battements son coeur et il ravala sa salive le plus discrètement possible. Il leva les yeux en l'air et regarda de nouveau Dante qui le questionna. Euh... somnifère ? hmm, non. Il fit le geste de négation avec sa tête. Alors... celui-ci était vraiment sérieux lorsqu'il lui avait dit qu'il voulait seulement qu'il dorme... Pas qu'il avait douté... en fait oui... Il se sentait complètement perdu dans cette situation. Elric suivit des yeux le directeur aller à la salle de bain et en revenir avec un verre d'eau. Celui alla même jusqu'à l'aider à se redresser. Vraiment... il ne comprenait rien à son comportement... C'était comme si... C'était le genre de chose qu'une seule personne avait fait pour lui... son ancien petit ami... Phil... la seule personne à lui avoir dit je t'aime, ou même qu'il l'appréciait. Les dernières paroles de son seul amour vint le percuter mentalement ' J'te hais ! C'est de ta faute ! Si j'suis comme ça c'est d'ta faute !'. Le Marsh passa à deux doigts d'échapper le verre qu'il tenait mais le retint de justesse. Il se dépêcha de prendre le médicament avec l'amer pensée qu'il devait à tout prit cesser de ressasser les souvenirs qu'il avait de son ex petit copain. Il était mort, c'était fini...

- Why you're too gentle with me... ?

Ça cachait surement quelque chose. C'était tout simplement impossible pour sa conception des choses qu'il n'y est rien là dessous... Son regard n'était plus accroché à l'homme aux cheveux blancs depuis que ses sombres pensées étaient revenues en surfaces. Ses yeux fixait plutôt vers la couette, la tête penché vers l'avant, évitant le contact visuel. Ses mains jouaient sur le verre d'eau dont il n'avait prit qu'une gorgé. Son malaise de la situation ne s'améliorait vraiment pas... Et pour les médicaments, il faudrait compter de vingt à trente minutes pour qu'il y ai effet.
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 11 Mar - 19:21

    - Why you're too gentle with me... ?

    - Why not ?

    C'est vrai ça, pourquoi pas ? Les gens ne peuvent-ils pas s'aider comme ça, sans rien demander ni attendre en retour ? En tout cas, si eux n'en sont pas capable, Dante l'est. C'est comme ça qu'il a toujours été et qu'il est encore. Si il peut rendre service aux autres alors il le fait. Il n'a pas besoin de chercher des raisons. C'est ainsi. Un second devoir, un devoir que tout le monde devrait avoir et respecté. C'est important autant pour la personne qui aide que celle qui se fait aider. Liberté, égalité, fraternité. Trois valeurs françaises auxquels le directeur a toujours adhéré. Si il est comme ça, c'est probablement à cause de son passé. Il a vu tellement de gens dans la galère, tellement de gens souffrir et prier pour que quelqu'un leur tende la main alors quand il a eut l'âge de pouvoir présenter la sienne, il le fit et le fait encore aujourd'hui. Elric tendait la main. Pas littéralement parlant mais sa question laissait bien comprendre qu'il n'était pas habitué à se faire assister de la sorte. Une assistance pourtant minime.

    Tripotant frénétiquement le verre qu'il avait en main, il commençait à songer. Plongé dans ses idées noires, ses sombres souvenirs, le petit se rappellait ce qui lui était arrivé avant ce jour. L'acte naturel de son proviseur l'avait déconcerter. Il se demandait si il n'y avait pas anguille sous roche. Il se demandait aussi pourquoi est-ce qu'il se demandait ça. Gentillesse rime avec méfiance chez lui depuis quelques années. Depuis qu'il a comprit que ses parents n'en étaient pas. Que son père n'était qu'un tyran et sa mère une idiote de bas étage. Que ni l'un ni l'autre ne tenait à lui. L'amour paternel, maternel, il ne l'a jamais connu. Plus le temps passait et plus le garçon accélérait ses gestes. Son verre faisait plus de tour, menaçant les draps de se faire arroser par quelques gouttes d'eau furtives.

    - Calme-toi, commença sereinement Dante, extripant le verre des mains d'Elric pour le poser sur la table de nuit. Tu n'as rien à craindre de moi, je ne te veux aucun mal.

    La chambre était plongé dans un silence monstre. Ca avait quelque chose d'un peu mystérieux, d'un peu angoissant mais on pouvait sentir la sincérité de Dante à travers sa voix. Le chaman n'avait rien à craindre.

    - Je veux seulement que tu dormes. Quand tu seras reveillé, je veux aussi que tu te comportes bien. Plus d'embrouilles, plus de bagarres. Si et seulement si tu respectes ma volonté, je t'assure que tu n'auras rien à craindre de personne. Je te protégerai. D'Anthony aussi si il le faut.

    C'était une promesse qu'il s'engageait à tenir de son côté. Il esperait juste que son élève en fasse autant, attendant qu'il acquiesse d'une quelconque manière que ce soit. En ce moment, il était surchargé. Trop d'embrouilles et trop de bagarres justement. Tout ça l'avait exténué et si il continuait plus longtemps à ce rythme là, il risquait de se montrer beaucoup moins clément avec les pensionnaires et de gérer moins bien son établissement. Chose qu'il ne pouvait pas se permettre. Si lui le gérait mal ou plus, personne ne viendrait s'en occuper. Les pensionnaires finiraient tous mal en point.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 11 Mar - 23:27

Why not ? Parce qu'il ne croyait pas que quelqu'un pouvait le faire sans arrières pensées. C'était carrément impossible. L'Homme est tellement hypocrite... Ses mains sur le verres étaient moites et glissantes. Son esprit était toujours distrait à essayé de contrôler l'escalade de mauvais sentiments et de mauvais souvenirs qui l'abordaient sans pitiés. Le verre lui fut saisit des mains, il se laissa faire mais regarda l'espace vide entre celle-ci ainsi créé comme s'il n'avait pas réaliser qu'il tenait quelque chose avant ça. Son regard ahuri se leva tranquillement sur Dante, encore une fois c'était comme s'il venait de remarquer sa présence. Calme... aller dire ça à son coeur qui battait irrégulièrement et douloureusement. Il avait l'impression que celui-ci se fendait en deux. Comme si la plaie qu'il avait essayé de caché giclait, laissant échapper ses faiblesses. Personne ne devait les voir...

Il n'arrivait pas à croire le directeur... celui-ci ne lui voulait aucun mal ? Alors qu'il n'avait pas hésiter à le menacer alors qu'il était à l'infirmerie ? Quel connerie... menteur... Ses mains devenues inoccupées s'étaient liées, ses doigts se croisaient, il frottait sa peau avec force ou l’éraflait avec ses ongles. Même qu'il ré ouvrit comme ça la cicatrice sur sa jointure qu'il avait éclaté dans l'un des murs. Une fois la gale arraché, il continua à gratter dans la plaie, rentrant ses ongles dessous sa peau. Sa mâchoire était contracté, ses yeux avaient de nouveau fuit le contact visuel.

Et puis voilà, le directeur fini par lâcher la véritable motivation derrière sa ''gentillesse''. En échange de s'être occupé de lui, il lui demandait un comportement. Bien se comporter, ne plus faire d'embrouille, ne plus se bagarrer. Ça recommençait... il était de nouveau contrôler par quelqu'un. La preuve c'était la menace qui suivait... Si et seulement si, il respectait la volonté du directeur, celui-ci allait en retour lui offrir une protection contre son père. En gros, tant qu'il se comportait ''bien'' il aurait asile en ces lieux... Mais il perdait aussi le seul moyen qu'il connaissait pour faire évacuer la rage dévorante qui l'habitait. Dans le pire des cas, il descendrait en ville pour se défouler. Il lui restait qu'à décider qu'est-ce qu'il préférait. Elric arrêta sa compulsion contre ses mains et tourna la tête pour ne plus avoir Dante dans son champ de vision. Sa lèvre inférieur tremblait légèrement. Il pouvait retourner chez son père, vivre selon les règles imposées, enfermé mais avec aucune chance de blesser d'autre personne... Retourner dans ce monde simple où les jours s’enchaînaient sans rien pour les perturber. Quel avantages est-ce qu'il avait à rester ici ? Les seules fois où il s'était fait frapper il l'avait cherché... et c'était bien l'une des choses qui le perturbait... C'était pas normal... Il ne voyait pas d'autres avantages de ne plus être à la merci d'Anthony, de ne plus l'entendre faire ses discours dictateurs, homophobes, machos, de ne plus entendre sa mère pleurer, crier, l'insulter, de ne plus être le centre de cette tourmente...

Mais en même temps... est-ce que c'était mieux d'encore courber l'échine ? D'être encore à essayer de vivre normalement ? De faire semblant tout en regardant les autres s’épanouirent ? C'était cruel de lui demander ça... Mais en même temps... il avait tellement peur de retourner là-bas et d'assumer les conséquences de ce qu'il avait fait... Il ne voulait pas... Il savait que Anthony n'hésiterait pas à le torturer en utilisant ce qu'il avait fait à Phil... Généralement depuis son arrivé à House Fukkou, il avait fait taire les dernières scènes de sa vie commune avec celui qu'il aimait, à effacer le souvenir de sa mort... Cet argument était-il assez fort pour le faire plier ? Son orgueil était déjà émietté de toute façon... Sa tête se remit droite, il la re pencha vers l'avant.

- I'll do that... no more brawl... no more provocation... But you can't protect me... not of him...

Une boule dans sa gorge déformait sa voix. Il savait que physiquement les lieux faisaient l'affaires... Dans tout les cas il espérait que son père ne soit pas assez tordu pour venir jusqu'au Japon mais... Mais ses paroles étaient toujours en lui... Puis il y avait cette chose qui lui arrivait parfois... d'entendre la voix d'Anthony comme s'il était juste derrière lui... plus rarement de le voir... Le Marsh était conscient que c'était des hallucinations mais ce n'était pas pour le moins douloureux.

Il se recoucha complètement dans le lit, fixant le plafond. Ses yeux étaient humides mais son visage ne démontrait aucune émotion, il était si fixe que ça lui donnait un impression d'être mort.
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 12 Mar - 16:31

    Le directeur retenait un soupire. Ce que faisait son élève, ce n'était pas très malin. Ce dernier s'amusait avec sa jointure, enfonçant durement ses ongles sous sa plaie. C'était pas très beau à voir mais heureusement - ou non - il avait vu pire. Il était juste exaspéré. Pourquoi se faire mal physiquement quand on souffre déjà moralement ? C'est plus dire de combattre ses peines que ses douleurs.

    Prenant son poignet après avoir posé le verre sur la commode de nuit, Dante écarta les mains d'Elric l'une de l'autre tout en lui déclarant ce qu'il attendait réellement de lui. En faisant ça, bien sur, du sang s'écoula, se frayant un chemin jusqu'à la couverture. Elle était désormais tâchée de rouge.

    - Tu n'es pas malin.

    C'était un fait. Il ne l'était pas. Baladant ses doigts dans les tiroirs à proximité sans se lever pour autant de sa place au sol, c'est accroupit qu'il cherchait de quoi arrêter l'hemorragie. Decidement, le garçon lui en faisait voir de toutes les couleurs. C'était d'ailleurs bien le cas de le dire. Sortant un paquet de mouchoir, il en prit un avant de jeter le reste lui aussi sur la commode et se mit à tamponer la peau ouverte. Le petit venait de l'infirmerie mais voilà qu'il avait déjà besoin d'un nouveau médecin. Ridicule tout de même.

    Continuant jusqu'à ce que le liqude acre s'arrête de quitter le corps, il emmena le poing du rebelle au dessus du mouchoir pour le caler.

    - Reste dessus.

    Comme ça, il pourra voir quand est ce qu'il commença sérieusement à s'endormir. Il débutera surement sa course vers le monde de Morphée en arrêtant de forcer, laissant lentement ses muscles se décontractés pour devenir molassons. Il esperait que ça se passe rapidement car il n'avait vraiment pas que ça à faire. Ca ne le dérangeait pas d'être ici, non, il n'était pas non plus dans cette chambre dans le but de passer un accord avec le propriétaire mais parce qu'il s'y sentait utile. Il aidait quelqu'un à reprendre du poil de la bête comme on dit.

    - I'll do that... no more brawl... no more provocation... But you can't protect me... not of him...

    La tâche s'annonçait en effet pas facile à accomplir. Le chaman semblait ne pas croire en la promesse, du moins en la capacité de protection du polyvalent. Ca eut le don de faire sourire ce dernier et pas qu'un peu. Il avait presque provoqué un rire. Douter de ses compétences... vraiment, c'était la première fois que quelqu'un le faisait. Ah non. La deuxième, comptant Amber un peu plus tôt dans la journée. Ici, il n'était pas connu. Ni de nom ni d'image. C'était pas plus mal mais étrange. Les gens qui travaillent pour lui et qui vivent sous son toit ne le connaissent pas. Faut dire qu'il a su resté discret. Enfin... au sujet de son identité surtout mais il est certain qu'autant les membres du personnel que les pensionnaires eurent entendu parler de ses actions. Mystérieuses, sombres ou lumineuses.

    - Je sais que c'est dur pour toi mais tu vas devoir me faire confiance sur ce sujet-là. Je ne peux malheureusement pas te prouver par des mots que je suis en mesure de protéger mais saches-le. Je le suis.

    C'était peut-être prétentieux ou effrayant dit comme ça mais au moins, ça ne ressemblait pas à un mensonge. Malgré son sourire, il avait été très convainquant, accentuant là où il le fallait. Il est vraiment en mesure de protéger quelqu'un si il le veut. Le pire des dangers, comme il se l'est souvent dit, c'est lui même alors tant que la personne ne retourne pas sa veste : Tout va bien pour elle.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 12 Mar - 20:20

Au moins ça, ça ne changeait pas. Il passait encore et toujours pour un con. C'était peut-être mieux ainsi. Les gens n'avaient pas besoin d'une bonne excuse et jugeait rapidement. Personne n'irait chercher plus loin à ses agissements en le traitant simplement comme un con. Et puis il le méritait, il ne savait pas comment vivre avec les autres. Il savait juste un tas de truc... qui devenait complètement inutile dans son cas. À quoi est-ce que ça pouvait bien servir... de connaitre jusqu'à la trentième décimal de pi, d'être un dictionnaire ambulant ou même de connaitre plusieurs langues si on ne peut rien partager avec les autres... Il était condamné à tout garder à l'intérieur de lui. Dante s'occupait bien de son poing mais dès qu'il vit le sang s'arrêter de couler, commencer à coaguler, il ressenti l'envie, non, le besoin de se refaire du mal.

Sa tête lui tournait, son corps lui répondait moins bien, était engourdit, amorphe... Les médicaments faisaient leur effet. Ou du moins commençait. Le Marsh cligna des yeux quelquefois en ligne puis se permit un regard discret au directeur. Confiance ? Le pouvait-il vraiment ? La dernière fois ça s'était si mal terminer... Mais l'homme au cheveux blancs... il avait un pouvoir lui aussi non ? Il devait être spécial lui aussi... Il...
<< Tu veux vraiment le croire ? >>
Elle était réapparue... la voix de son père... Elle paralysa sa conscience. Elle semblait vrai, aussi vrai que celle de Dante mais elle était dans sa tête. Ah ah... du calme Elric, c'est juste une hallucination... c'est pas la première fois. Sans s'en rendre compte, ses mains se dirigèrent vers ses oreilles, d'un mouvement lent et saccadé. Il les plaqua contre elles, ses yeux s'étaient un peu écarquillés.
<< T'es pathétique, tu fonce inévitablement vers un mur. Pourquoi ne pas te crever tout de suite ? >>

- You can't... not of him...

En fait ce qu'il aurait dû dire, c'était 'not of myself'. Ses paupières lourdes se fermèrent, il se replia sur lui-même, épaules tendus et rentrés vers l'intérieur, s'enfonçant sous la couette. Elric ferma les yeux fermement. La voix lui emplissait la tête, lui faisait mal en dedans.

- Nobody can't...

LA pression se relâcha doucement dans son corps et dans sa tête. Il s'endormait. Faire confiance à quelqu'un... plus facile à dire qu'à faire... C'était un procédé qui pouvait être long...
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 12 Mar - 21:58

    - You can't... not of him... Nobody can't...

    Si, il pouvait le protéger de son père et cela mieux que personne. Il était capable d'assurer sa protection de A à Z sans trouver cela ne serait-ce qu'un tantinet difficile. Il a vécu pire, a connu pire que Anthony. Il a beau être un mauvais père, homophobe qui plus est, il ne fait pas le poids contre les tyrans auxquels Dante a déjà pu se confronter. A coté d'eux, il paraissait même ridicule. Un chat qui se prend pour un Lion. Ça le peinait, le tiraillait que de ne rien pouvoir faire pour l'en convaincre alors que Elric se recroquevillait de plus en plus sur lui même. Ses paupières lourdes se fermèrent puis se crispèrent. Dans sa tête, la voix de son géniteur résonnait. Son corps tremblait et ses mains moites compressaient ses oreilles comme si ça allait barrer la route à ses souvenirs qui refaisaient soudainement surface. Le somnifère était-il vraiment une bonne idée ? Qu'elle le soit ou non de toute façon, c'était lancé. Il n'allait pas le faire vomir. Quitte à faire des embrouilles et des bagarres, autant qu'il se batte contre ses propres démons. C'est ce qu'il pensa. Il esperait aussi que ça se passe bien pour lui dans son sommeil et qu'il s'en tire vainqueur. Si il continue à fuir comme ça... jamais il ne pourra avancer.

    Doucement, les membres du chaman se décontractèrent. Ils devenaient comme prévu, mollassons. Son poing percuta le matelas et le mouchoir sur sa plaie se barra dans un sens. Dante eut le temps de le rattraper avant qu'il ne tombe et salisse d'avantage les couettes. Comme toute chose jusqu'ici, il le posa sur le meuble le plus proche. La pièce était désormais plongé dans une sourde mélodie. Seulement les frottement des habits du directeur contre sa peau étaient percevables.

    En lenteur, il donna une dernière fois son attention pour la journée à son élève, se levant pour se pencher ensuite au dessus de lui. Là, il l'enlaça. Ses bras enveloppés son corps, cherchant à lui donner de la force et du réconfort. Il tentait de lui transmettre du courage. Avec de l'amour, on est toujours plus apte à combattre. Une preuve d'affection reçue est une arme redoutable.

    - Good night.

    Sur ces mots, Dante relâcha son emrpise. Il posa un baiser sur le front de l'endormi puis se redressa. Il était de tout coeur avec lui.

    Une fois sa veste remise en place, le proviseur quitta la chambe dans de silencieux pas. Pour rien au monde il n'aurait voulu mettre un terme à l'avance à la guerre qui commençait entre l'esprit torturé de Elric et son père. Il était nécessaire qu'elle se termine. Il fallait un vainqueur et donc un perdant. Dans le cas contraire, c'est un cauchemar au quotidien que Elric doit être prêt à vivre. Il n'avait pas le choix : Il fallait qu'il gagne si il voulait s'en sortir.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Mar 13 Mar - 0:58

Les battements de son coeur lui revenaient comme un écho doux et régulier, qui rythmait son sommeil jusqu'à ce qu'il devienne plus lourd. C'est là qu'il commença, son rêve ou plutôt, son cauchemar.

Il ouvrit les yeux. Il se regardait dans le miroir de la salle de bain qui était craquelé. Son père n'avait dû pas prendre le temps de le remplacer depuis qu'il l'avait fracassé. Avec personne d'autres dans l'appartement... pourquoi faire des efforts pour cacher ce qui s'y passait ? Son reflet lui renvoyait tout le pathétisme qu'il avait atteint, avec son regard éteint, ses cernes immenses, ses lèvres multi-fendues, son corps couvert de rougeurs et de bleus avec les tâches presque noir sur ses côtes là où il s'était fait frapper à coup de bâton de golf. Cette image de lui-même il ne pourrait plus l'oublier et à chaque fois qu'il se regarderait dans un miroir dans le futur, il y verrait ses marques. Malgré la semaine d'enfer qu'il venait de passer et de tout ce que son père avait pu faire, il n'arrivait pas à assimiler ses paroles, à le croire. L'homosexualité n'était pas un crime. Il aimait Phil et celui-ci l'aimait en retour. Même si son père l'avait obliger à appeler son petit ami pour lui dire que tout était fini, il y avait de cela une vingtaine de minute, il n'y éprouvait qu'un remord immense. Rien était terminer. Il allait s'enfuir. Avant cette journée précise, il y avait déjà pensé, mais jamais sérieusement. Sauf que son père avait dépassé les limites, il avait fait quelque chose de trop. Il entendait les pas d'Anthony qui faisait des aller-retour dans le petit appartement. Il devait seulement attendre le bon moment. C'est quand il l'entendit ouvrir le frigo pour se prendre une autre bière qu'il décida de quitter la salle de bain. Mais rien de bruyant, il ouvrit la porte, se dirigea en chancelant vers sa chambre. Là il ne prit pas la peine de fermer sa porte, ça utiliserait trop de temps. Il se prit un pantalon, se mit un t-shirt, ouvrit la fenêtre. Les bruits de son coeur emplissait ses oreilles et c'est en tourna la tête pour voir s'il n'était pas grillé qu'il remarqua que effectivement, son père le regardait. Ce qui se passa ensuite fut comme dans un rêve, le temps semblait ralenti et il prit la fuite en sautant et en s'accrochant à la fenêtre, pour ensuite sortir tout son corps. La main d'Anthony passa près de son pied mais il ne s'arrêta pas. Il parcouru la moitié de la ville, nu pied, alors que la noirceur tombait. L'adrénaline le porta jusqu'à chez son amour qu'il ne savait trop comment il l'avait convaincu de s'enfuir avec lui. L'amour rend aussi con qu'aveugle. Il lui avait prêter des vêtements et des chaussures, juste de quoi pour partir et ça y était, ils quittaient la ville dans un bus. C'est là que les emmerdes ont commencés. Vivre dans un motel, chercher de quoi payer la note et ce sans carte ni numéro d'assurance social. Lui-même s'était mit à traîner dans les squats, à quetter et à voler. Il ne rapportait pas beaucoup d'argent. Phil payait tout, lui disant qu'il dansait dans les bars gay. Et puis ils s'étaient de moins en moins vue, jusqu'à ce jour là. Le jour où il était entré dans leur chambre de motel et où il avait trouver son petit copain tournant une vidéo porno. Il avait viré tout le monde avec l'une de ses colères mais une fois seuls, il l'avait écoutant sans broncher, ni interrompu, le flot d'insulte et d'accusation, assis au bord de la porte. C'était là que c'était arriver, sans qu'il ne le veuille, ni le contrôle. Une explosion.

Elric se réveilla en sursaut, se redressant subitement mais cessa de bouger en sentant une douleur aigu lui vriller le corps en partant de ses côtes où sa main se plaça sans qu'il n'y pense. La sueur trempait son visage, un son continu bouchait ses oreilles, des gémissements d'une douleur autant physique que mental franchissait ses dents serrés par la peur. Il ne savait pas combien de temps il avait dormi, mais pas assez longtemps. Le somnifère faisait toujours effets, lui rendant la concentration difficile et le corps lourd mais il se leva, se dirigeant du plus vite qu'il le pouvait vers la salle de bain. Il se laissa tomber à genoux devant la cuve de la toilette et vomit presque instantanément une bile acide et au goût dérangeant.

Après de longues minutes à respirer profondément, du moins autant que sa cage thoracique douloureuse le lui permettait, il retourna chercher des vêtements propres et son médicament anxiolytique. Il se déshabilla avec peine, puis prit une douche. Ou plutôt, il s'assit dans le fond de celle-ci et laissa couler l'eau sur son corps, sans bouger. Quand il se senti moins étourdit, il en sortit. Il s'essuya à peine, enfila un jean mais alors qu'il s'apprêtait à quitter la pièce, son regard s'accrocha au miroir. Il y vint, posa ses mains sur le lavabo, ses yeux plongés dans ceux de son reflet. Il se voyait toujours avec tous ces bleus...
<< Arrête tu me fais presque pitié. >>
La voix de son père, encore. Il se pencha et attrapa dans son sac son pot de capelet d'anxiolytique, prit deux comprimés. Si avec ça il avait toujours cette hallucination...
<< Ça ta fait quoi de l'avoir tué ? Tu ne te sens pas mieux ? Libéré ? >>
Il ne l'avait pas tué... Il...

- J'ai pas fait exprès...

Mais il avait tout de même causé cette explosion. Il avait entendu le craquement des os de son petit copain, vue son corps se plier en deux vers l'arrière, vue son ventre de fendre, les entrailles s'éparpillant sur le sol. La pièce avait volé en éclat. Il y avait des bouts de bois et de tissus qui voletaient partout. Et du sang. Bien évidemment, il y avait plein de sang. Rien avait atterri à moins d'un mètre de lui, rien ne l'avait touché.
<< Alors... qui est la prochaine personne que tu vas tué ? Ce sera Julian ? Ou peut-être Stanley ? Tu ne le supporte pas hein ? Ou encore mieux, tu vas buter le directeur ? Il est gentil non ? Peut-être même trop... >>

- Va t'faire foutre... FICHE MOI LA PAIX !

Il n'y avait que dans sa tête qu'il pouvait lui crier dessus. Mais ça ne le ferait pas partir. En regardant dans le miroir, il pouvait l'apercevoir, le guettant derrière son épaule. Même si Elric tournait la tête, il ne le verrait pas.

- Va t'en !

Il frappa sa tête contre la glace. Celle-ci se craquela en cercle. Un feu de rage allumait les prunelle du jeune Marsh qui serra les poings.

- VA T'EN !

Il frappa une nouvelle fois avec son front, où une ligne de sang se forma, puis avec ses poings. Des bouts de miroirs tombèrent dans l'évier mais dans ceux qui restaient, il continuait de se regarder. La silhouette de son père était toujours présente, souriant d'un air hautain. Il plongea ses mains dans le lavabo, y ramassant des triangles de vitres coupants qu'il serra avec la force de sa colère, se coupant les paumes et faisant couler du rouge en abondance. Sa gorge était étreinte et son souffle lui semblait impossible à reprendre. Un flot de sentiments contradictoires se disputaient la deuxième place après toute sa haine. C'était sans oublier toute la peur et l'anxiété qui le secouait. Pourquoi est-ce que ça devait être arrivé ? Pourquoi est-ce qu'il avait fallu que Phil meurt ?
<< C'est toi qui l'a entraîné la dedans. >>
Il ne pouvait pas le nier, il l'avait égoïstement fait enfuir avec lui. S'il n'y avait pas demandé... il ne serait pas... Qu'est-ce qu'il avait été con merde... son absentéisme, de n'avoir rien vue... de ne s'être pas posé de question sur où est-ce qu'il sortait l'argent... de n'avoir pas remarquer quand est-ce qu'il avait commencé à se droguer... sa mort... c'était sa faute... Mais pourquoi ? C'était où ce détour qui avait tout fait plonger... Il avait juste voulu partir... et se trouver un peu d'argent pour aller finir sa vie dans un trou en campagne où est-ce que personne n'aurait troublé leur vie...
<< Le détour c'était toi. C'était ta rencontre. >>
Ce qui était bloqué sortit enfin. Un cri semblable à l'agonie. Se regardant toujours fixement, le front accoté sur la glace brisé, il utilisa l'un des bout qu'il tenait pour s'ouvrir des plaies dans le dos. Il continua les mutilations jusqu'à s'en couvrir les omoplates, tout en criant silencieusement. Tout ce passait dans sa tête. Il avait succombé, se répétant sans cesse que c'était sa faute. Sa peau lui brûlait, des larmes coulaient seules. À bout de force et la tête lui tournant, il laissa retomber les bouts de verres. Il tangua, se recula. Son dos rencontra le mur et il s'y laissa glisser, le sang dans son dos y imprégnant sa marque. Son coeur voulait exploser et il commença à gratter frénétiquement sur sa poitrine, marquant de grafignes son organe palpitant. Il avait envie de se fendre le crâne en deux. Sans penser aux conséquences, il prit son pot de médicaments et en avala plusieurs autres cachets. Tout ce qu'il voulait, c'était arrêter sa douleur, la geler avec tout ce qu'il pouvait.

Un nuage de fumé froide s’échappa tout autour de lui, s'intensifiant alors qu'il hyper-ventilait. Ses yeux étaient fermés. Et s'il avait écouter son père... il n'aurait jamais reçu ces mots qui avaient fait si mal, il n'aurait jamais eu à vivre ce chagrin d'amour... Un bruit fort et soudain lui fit ouvrir les yeux, alors qu'une explosion avait lieu dans la salle de bain, éclatant les murs et la céramique, de l'eau se mit à gicler partout. Rien ne l'avait atteint et n'était brisé, à moins d'un mètre de lui. Il regarda le désastre avec désespoir.

- ... somebody... anybody... help-me...
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Julian de Rodez

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Mer 14 Mar - 18:06

    C'est mesquin et bâtard, tout à fait. La bonne humeur que j'avais allait mettre en péril celle d'Elric. Le pauvre était devenu un petit jouet que j'adorais cassé. Dans les couloirs, je réfléchissais déjà à quoi lui faire. Pour emmerder les gens, j'ai tellement de plans déjà tout préparés en tête que je me casse plus couilles à choisir qu'autre chose. Sifflant presque ma joie interne, je cherchais du regard le numéro quatre d'une porte avec son nom inscrit dessus. Je crois être passé par à peu près tous les couloirs des chambres avant de trouver la sienne. Chaman. Quel nom classe pour caractériser des gens comme lui... c'est presque ironique. Et encore, je suis gentil en disant ' presque ' parce que sérieusement... voilà quoi.

    Prêt à entrer, la main sur la porte, quelque chose me dicta de ne pas la baisser. Mon instinct peut-être. Le coeur battant à vive allure sans raison, c'est quand j'eus enfin le courage d'agir que je sentis une vibration immense me prendre le corps. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je fus propulsé au bout du couloir. La rage. Deux fois que ça m'arrivait. Assomé, j'y voyais plus très clair devant moi, le dos plaqué inconfortablement contre le mur sur lequel je m'étais douloureusement percuté. Qu'est ce que ça faisait mal putain ! Juste le fait de m'en rappeler me fait souffrir. La machoire serrée, j'eus craché du sang peut-être pendant deux minutes non stop, me tortillant dans tous les sens pour tenter de trouver une position plus apaisante. Finalement, c'est allongé que je me retrouvais le mieux, main sur le ventre et toussant tout ce que je pouvais. Putain... là, j'avais vraiment failli y passer. Pour la prochaine fois, je savais que j'allais écouter mon insctint et cela, au pied de la lettre.

    Après quelques temps, une durée indéfinissable, je fis l'ultime effort de me dresser sur mes pieds. L'état d'Elric me préoccupait, mon humeur touchant désormais le bas fond. C'est qu'il a le chic ce fameux jou-jou pour s'amuser tout autant avec moi que moi je ne m'amuse avec lui. Il fait le yoyo avec mon caractère de lunatique. Trainant des pieds jusqu'à son palier, j'ouvris la porte et sans crier garde, fis mon entré alors que dans la pièce d'à côté, il était inerte dans une marre de sang. Mes yeux : écarquillés. J'y croyais pas. Courant la main toujours sur le bide en sa direction, mes genoux tombèrent d'eux même au sol à ses côtés et c'est complètement pétrifié que j'attendis qu'il bouge. Ma gorge était trop serré pour qu'un son ne serait-ce que minime ne s'y échappe. J'arrivais pas à parler. J'arrivais juste à bouger et je me servis de cette seule et unique compétence pour le secouer comme un prunier. Son manque de réaction m'arleta plus sérieusement. J'avais les mains tremblantes. Qu'est ce qui s'était passé ? Je croyais que ses explosions ne l'atteignaient pas. Fou de rage contre le pouvoir qu'il possédait car je pensais que c'était le coupable de tout ce bordel, j'entendis malgré mon manque de concentration externe quelque chose roulait au sol. Il s'agissait de son flacon de médicament. Le saisissant sans grande confiance, je le vis vide et une tout autre hypothèse traversa mon esprit. Et si ce n'était pas l'explosion qui l'avait atteint mais lui-même ? Ni une ni deux, je fis mon possible pour redresser son corps et sans même l'emmener jusqu'aux toilettes, je foutus mes doigts dans sa bouche pour qu'il vomisse ce qu'il avait ingurgité. Sa tête penchée en avant, j'eus le plaisir d'être spectateur d'une telle scène. Son vomi s'étala sur le carrelage défoncé et son propriétaire, daigna enfin lever ses paupières. Enfaite, il n'était pas inconscient.

    Mon regard s'était immédiatement plongé dans le sien. J'étais soulagé. Infiniment soulagé de le savoir encore en vie. On aurait dit qu'il me voyait sans me voir et ça ne me plaisait pas. Les doigts d'une main salit et le corps meurtrit par ses rejets divers et variés, je m'étais arrêté de luter et avec lui, je suis tombé en arrière. Les dos sur les bouts de verres, on matait le plafond comme une chaine de télévision, trop creuvé, en tout cas pour moi, pour en placer une. Bien sur, si je voyais que son état se dégradait, j'allais faire tout mon possible pour l'emmener dans le lieu maudit qu'est l'infirmerie.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Jeu 15 Mar - 1:41

Arrêter. La voix s'était arrêter, remplacé par un long et sourd silence, angoissant, oppressant. Il n'entendait enfin plus son père mais d'une certaine manière, c'était effrayant. Il était laissé à lui-même, alors qu'il sentait ses membres devenir engourdis. La force de bouger l'abandonnait. Ses mains et ses pieds devenaient froids. Ses pensés continuaient de dérivés sur son implication plus que directe dans la mort de son ex petit copain. Toute cette aventure avec Phil avait été pure folie. Qu'est-ce qu'il avait été con de défier l'autorité de son père, d'essayer de lui cacher son orientation déviante. Anthony l'avait prévenu, il lui avait bien expliqué les conséquences, pourtant, il n'en avait fait qu'à sa tête et tout s'était terminer comme son père lui avait prédit.

Quelqu'un entra dans son espace. Son espace sauve, là où l'eau n'était étrangement pas coulé, là où il n'y avait aucun débris de l'explosion qui avait pourtant été violente. L'inconnu, l'envahisseur d'espace le secoua, ce qui lui valu la très forte impression d'être sur un navire en plein naufrage.Mais qu'est-ce qu'il foutait là ce con hein ? Bon, en même temps, fallait pas demander d'aide d'autan qu'il fallait pas chercher à comprendre pourquoi qu'il se contredisait si vite. Paralyser de l'intérieur d'un manque de réaction entre son cerveau et son corps... quoi que son cerveau n'était lui-même pas très réactif, il dû subir le traitement du brutal inconnu qui le fit vomir. La substance était blanche et pâteuse avec des tâches plus orangés là où il restait des résidu des médicaments qui quelques uns étaient encore presque entiers. Par contre, il en avait absorber une bonne parti dans son sang. Ce qui ne le mettait pas réellement en danger non plus, vue que dans son pot il devait rester tout au plus six cent milligramme et que c'était égal à une dose unique pour schizophrène... La douleur à l'intérieur de son corps dû au vomissement forcé était assez désagréable, surtout que ça avait fait contracté sa cage thoracique où il venait à peine d'oublier à quel point sa blessure était atroce à supporter. L'impression de houlement, pas de lui mais de toute la pièce entière, était toujours présente. Malgré la peseur qui lui incombait, ses paupières se décolèrent. Il voyait que dalle par contre. Tout était trop flou et son con de cerveau ne semblait pas à même de décoder ce qu'il voyait.

Sans trop comprendre quoi que se soit, il retomba comme une masse au sol. Des bouts de vitres s'introduire dans ses plaies à moitié coagulées mais ne laissant rien d'autre qu'une vague impression de picotement. Une source de chaleur près de lui imprégnait sa peau froide et moite. Alors la personne était encore là... D'aussi loin qu'il se souvenait, la seule personne avec qui il avait eu un contacte si près et si longtemps, c'était Phil. L'autre ne comptait pas... c'était une partie de sa vie qu'il voulait rayer à tout jamais... c'était tellement une chose inimaginable qui lui était arriver cette fois-là... Dire que son père avait osé... C'était vraiment pas pour rien qu'il c'était décider de fuir. Dans tout les cas, la présence qu'il sentait à ses côtés était rassurante et à la fois pas. Il n'avait jamais été vraiment près des gens et au vue la fin tragique qu'avait prit son unique couple, il n'avait pas grand espoir. Sauf qu'une part en lui avait désespérément besoin de croire en quelqu'un... même s'il était plus probable qu'il soit déçu. L'être humain était décevant. Mais pour le moment... il voulait juste...

Avec toute la fluidité que'il avait avec toute la drogue dans son corps, il se tourna vers Julian, le bruit du verre qui décollait de sa peau saturé de son propre sang et qui retombait sur le sol dans un tintement agressant était le seul bruit autres que leurs respiration qui perturbait le lourd et oppressant silence qui ne régnait pas que dans sa tête. Ses yeux voyait toujours flous mais il pouvait distingué un visage masculin entouré d'une chevelure noir. Il était probablement encore en plein délire, du moins c'est ce qu'il pensait. L'imaginaire devait lui jouer de mauvais tours, très mauvais... Il devait surement être toujours contre le mur, tout seul mais... même si ce n'était qu'un rêve, une fabulation de son imaginaire qui débloquait... Il avait d'en profiter un peu non ? Elric se colla à l'inconnu, sa tête lourde et vide se reposant sur son torse, ses poings enserrèrent ses vêtements.
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Julian de Rodez

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Jeu 15 Mar - 18:21

    Je me suis dit : Julian, ne t'emballes pas. C'est pas toi personnellement qu'il enlace mais le corps étranger qui est à ses côtés. Il ne sait pas que c'est toi. La preuve, il t'a regardé sans te voir. Il a mit ses bras autour de toi comme si tu n'étais qu'une vulgaire peluche, rien de plus. Si il avait conscience qu'il s'agissait de toi, ce chieur qui l'emmerde depuis un bout de temps, il ne l'aurait pas fait. D'ailleurs, si il lève de nouveau ses paupières et que cette fois-ci, il te regarde en te voyant réellement, il se décalera immédiatement, t'insultant de l'avoir laissé faire alors qu'il est dans un état totalement secondaire. Il pourrait même penser que tu en as profité pour faire des choses. Imagines.

    C'est sur ces pensées idiotes que je fis mon possible pour me redresser en douceur, sans le brusquer dans son semi-sommeil. Le temps s'était lentement écoulé. J'étais resté dans cette position un long moment et hormis le fait d'imaginer qu'il puisse penser de telles choses à mon sujet, je n'aimais pas ne pas avoir vu sur lui. Je ne pouvais ainsi pas constater et agir si sa santé se dégradait dangereusement.

    Le dos durement plaqué contre la porte de douche, j'ai décollé avec soin les bras musclés et à la fois mutilés d'Elric de mon propre corps, passant ensuite l'un des miens autour de sa taille pour le lever avec moi. Déjà que j'avais du mal à me mettre sur mes pieds tout seul, là, je vous dis pas la galère que c'était. J'avais l'impression de porter des altères de plus de cent cinquante kilos. Surement pas son poids. Je veux bien croire qu'il est pas léger mais tout de même. C'était moi qui déconné sévère là. J'avais plus de force mais heureusement, beaucoup de volonté. Après quelques minutes à faire divers vaines tentatives, je réussis à nous mettre debout tous les deux, le trainant ensuite jusqu'à son lit. Putain, le soulagement.

    Je grimaçais en constant les dégâts. Il était vraiment amoché, plus que je ne pouvais le penser. Cela dit, si je l'emmenais à l'infirmerie... ça risquait de mal se passer. Amber aurait certainement prit un malin plaisir à le faire souffrir d'avantage et moi avec pour notre impertinence. J'avais donc décidé de m'occuper de lui moi-même. C'était pas malin mais je pensais pouvoir être à la hauteur de saignement du genre. Il suffissait juste que je trouve une trousse de premiers secours. Faisant alors chemin inverse, je fis balader mes yeux et mes mains partout dans la salle d'eau avant de la trouver. Elle était blanche, assez petite et faite de plastique. On aurait dit un truc pour les gamins qui veulent se faire passer pour des médecins. Un peu mon cas, à un détail près : ce n'était pas un jeu.

    Pour que je lui applique les soins correctement, il fallait que je le déshabille entièrement, ce qui va de soi. Dure étape de ma vie, souvenir marquant. Je ressemblais à une petite pucelle, pas capable de faire abstraction en ce moment critique de réflexions sexuelles. L'esprit rempli d'idées tordus, j'avais commencé par retirer sa chemise. Elle était déjà à moitié déboutonnée donc c'était chose facile. Pour son pantalon, ça devenu plus compliqué. Mes mains moites avaient eu un mal fou à se débarrasser de sa ceinture. C'était gênant. Pas parce que je dézappais un mec mais parce que mes dits idées tordus ne cessaient pas de graviter. Il fallait que je me concentre. Ce que je faisais, c'était important. Finissant donc, je sortis de la mini malette une pince à épiler, retirant de sa chair froide et crispée les bouts de verres qui s'y étaient logés. Le sang, je l'arrêtais à l'aide d'un coton aspergé de désinfectant et chacune de ses plaies furent cacher par des pansements. Il avait l'air de rien mais au moins, il était en vie. L'essentiel - est dans la lactel - quoi.

    - Qu'est ce qui t'as pris... ?

    Assied sur une chaise que j'avais emmené près de son lit, je lui parlais, la tête basse, cheveux devant les yeux et ces derniers rivés au sol. Les coudes sur les genoux, son poignet entre mes doigts, je palpais en fait sa tension, veillant scrupuleusement à ce qu'elle reste aussi bonne. J'avais peur que son coeur s'arrête de battre soudainement. C'est pour ça que je suis resté là un très long un moment, ne prêtant pas attention aux nombreux tic tac de ma montre, obnubilé par la santé de cet abruti de chaman.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Ven 16 Mar - 20:43

Déconnecté était un mot assez juste pour signifier son état mental en rapport à lui-même, à son corps et à son environnement. Dès lors qu'il s'était raccrocher à Julian comme si celui-ci avait été une bouée de sauvetage, ce qui n'était pas très loin de la réalité, il avait fermé les yeux. L'effort de les maintenir ouvert avec toute la pression qui s'accumulait dans sa tête et tout le chavirement de son coeur et son corps qui suivait son imaginaire naufrage était trop demandant. Son esprit plongeait, propulser vers les profondeurs d'un sommeil réparateur par une vague de chaleur humaine, alimenté par l'odeur et la présence de l'inconnu.

Le fait de s'abandonner aux bras de son soignant avec l'esprit embrouillé lui permit de faire une pause sur la douleur qui le restreignait toujours à sa cage thoracique dont les petits bleus qui y restaient s'étaient reformés qu'en un unique d'une couleur vive et foncé, preuve évidente d'un coup récent. Elric ne sentit donc non plus aucun dérangement aux soins de ses mutilations, ce qui n'aurait pas été plus pire non plus ayant déjà éprouver de pires traitements. Son sommeil était long d'être profond, surtout maintenu par la drogue et l'impression d'aggravation imminente s'il essayait de lutter contre la vague qui l'entraînait. Son coeur battait d'un rythme régulier et lent, peut-être trop même. Il se laissait simplement allé, comme s'il se laissait quitter la surface trouble du monde. Une chose dont il ne savait aucunement avoir prit conscience jusque là le retenait pourtant. Dans sa main se tenait une chaleur, un autre rythme. Toute la concentration dont il était capable se culmina en ce point, alors qu'une voix vint briser l'accalmie et le fit sursauter. Il n'avait pas très bien comprit, comme si la personne aurait fait son message sous l'eau.

Sa main serra avec une force mineur, mais quand même tout se qu'il avait, l'autre mains. Ses yeux forcèrent pour s'ouvrir, sa tête peina mais se tourna vers la source de chaleur. Son regard était fixe, ses pupilles plus grosses que ses iris, le bleu habituellement glacial et vif de ses yeux étaient terne. Il distinguait Julian sans vraiment comprendre que c'était lui. Il savait qu'il l'avait déjà vu à quelque part... mais où ? Quel importance... Qu'est-ce que représentait cette personne, pour qu'il soit là... avec lui... ? Ses questions eurent bien vite fait de s'évanouir alors qu'il sombrait une nouvelle fois vers le sommeil, ses paupières s'abaissant assez vite.

Cette fois-ci par contre, il n'eu pas le loisir de perdre son esprit dans les méandres vide et réparatrice mais vers des souvenirs vifs et cauchemardesques. Ceux-ci était inévitablement tournés vers Phil. Pourquoi ? Peut-être parce que son subconscient avait associer la silhouette de Julian avec celle de son feu, ex petit ami... Se disputait ses multiples disputes avec celui-ci pour arriver à la scène final où les détails ne manquaient pas pour qu'il se retrouve toujours plus coupable de cette fin... déchirante... Il se rappelait très bien le bruit et la vision du corps de son seul amour se plier en deux puis s'ouvrir. Puis il entendit ces mots résonner en lui << Je te hais >>.

Il se réveilla en sursaut et se redressa subitement, les yeux maintenant bien grand ouvert malgré l'absence de vie qui y régnait toujours. Son coeur avait fait un bond qui lui avait bien fait croire qu'il aurait sortie de sa poitrine. Il sentait son organe palpiter dans son corps et dans sa tête. Des tremblements secouait ses membres, sa bouche s'était ouverte pour laisser passer un souffle difficile et bruyant. Sa main s'était inconsciemment serré plus fortement sur celle de Julian. Son autre main se porta à sa tête et il eu quelque secondes une grimaces de douleur. Ensuite il se regarda, sourcils froncés.

- Why i'm... naked ?

Il n'avait pourtant pas l'air en colère... juste déconcerté. Son regard se perdit sur la chambre. En fait, il ne s'y reconnaissait pas trop. Oh putain le mal de crâne... qu'est-ce qu'il avait foutu encore... ? Il aperçu une partie de la salle de bain en miette. Oh ! Putain de don à la con... Il regarda ses bras... ça expliquait pas vraiment les bandages. Hmmm... pas grave. Ses yeux retombèrent sur le beau ténébreux. Elric plissa les yeux en le dévisageant.

- ... Julian ? Why you're here ?

Visiblement, il était encore sur les vapes.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 17 Mar - 12:27

    - Why i'm... naked ?

    Haha. Je vous dis pas la tête que j'ai fais quand il s'est posé la question. Déjà, j'avais tous les traits tirés du visage car son bond m'en avait fait faire un aussi. Effet boule de neige, que voulez-vous. Son poux que je sentais sous mes doigts s'était donc accéléré tout comme le mien et alors que je reprenais ma respiration moins bruyamment que lui, il fixait son corps dénudé par mes soins, tournant ensuite son visage lentement dans ma direction.

    - ... Julian ? Why you're here ?

    Ce qui est bien, c'est que tellement il était dans les vapes, il ne faisait aucun rapport. Ses neurones ne semblaient pas se toucher. Ça m'arrangeait plutôt pas mal, je l'avoue. J'aurais été mal si il se serait mis à penser que j'avais profité de son état secondaire pour me rincer l'oeil ou pire, abuser de lui. Le problème, c'est que je ne me sentais pas non plus lui dire que j'étais là, à ses côtés, car je me faisais du soucis à son sujet. Autant me faire passer pour un pervers qu'un gentil bonhomme. Je voulais pas qu'il se rende compte que je lui donnais de l'importance, que j'avais fais de lui plus qu'une connaissance mais une sorte d'ami.

    Un ami qui se met étrangement à parler anglais. Je captais tout juste ce détail là. Arquant un sourcil, je détachais mes mains de la sienne pour lui foutre une claque. Ok, ça m'arrangeait qu'il soit tellement dans les vapes qu'il ne fasse aucun rapport mais tout de même. Fallait pas qu'il perde sa langue commune à la mienne et au pays.

    - Re fous toi dans le temps et l'espace mec.

    Déboussolé, il me regardait comme si j'essayais de lui faire avaler un truc qui n'arrivait pas à digerer. Au bout de quelques secondes, après avoir cligné des yeux maintes fois, il se frotta les paupières avec la paume de ses mains. On aurait dit qu'il venait tout juste de se réveiller d'un sommeil absolument anodin. Ce mec est décidément chelou.

    - Ça va là ? Tu t'es remis ? lui demandais-je en me penchant un peu vers lui pour tenter de voir son visage caché, ton pouvoir s'est déclenché dans la salle de bain. Je suis venu pour constater les dégats et j'ai vu que tu étais le plus gros et vu que je me faisais chier, je me suis occupé de toi. ...Je pensais que tu ne pouvais pas être touché, tu m'expliques ?

    J'avais bien compris qu'il s'était fait du mal tout seul, que ce n'était pas son pouvoir mais je me demandais si il allait être franc avec moi et me l'avouer. Collant mon dos blessé sur le dossier de la chaise, j'eus croisé mes bras sur mon torse histoire qu'il ne décele aucune marque prouvant que j'avais été exposé à son don et qu'au lieu de m'occuper de moi-même, j'avais préféré m'occuper de lui. Les égratignures que j'avais au visage, je les cachais avec aisance sous mes cheveux noires. Je ne voulais lui laisser aucune chance de comprendre que je tenais à lui. Aucune. Je ne grimaçais même pas de douleur. Je controlais mon systeme nerveux, non sans difficultés il est vrai.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 17 Mar - 13:41

En dehors qu'il avait aussi fait sursauter le beau ténébreux, celui-ci semblait autant en avoir à foutre de lui qu'à l'habitude. Même que Julian le claqua au visage. Au moins, ça c'était le genre de gestes qui connaissait. C'est pas ce qui le déstabilisa le plus. Se re mettre dans le temps et l'espace ? Eh merde, il ne se sentait pas dans la meilleur des formes pour le faire. Déjà aligner deux pensés en moins d'une minute c'était difficile... Après ses multiples clignement de yeux qui ne donnait rien, il se frotta les yeux. C'était drôle comment il se sentait amorphe. Ça, ça devait peut-être avoir un rapport avec le pot de Seroquel qu'il avait volontairement prit. Pourquoi devenait alors une question très obscure de par sa réponse qu'il n'était pas certain. Les questions posés ensuite attirèrent son attention et il tourna juste le visage vers lui. Au fait, pourquoi est-ce qu'il parlait en ja... AH ! House Fuffou, Japon, les gens parlent japonais...

Julian lui résuma ce qu'il savait déjà, qu'en gros son don c'était une vrai plaie. Le chaman se demandait si un jour il aurait du contrôle sur celui-ci... genre pour éviter d'atomiser sa salle de bain ou d'éventrer ses petits amis... Bon, pour le dernier point il ne croyait pas que la situation se renouvellerait un jour. Personne d'autres que Phil ne pourraient supporter son caractère assez complexe en plus que maintenant il était une bombe ambulante... Putain il avait dévié et avait oublier de répondre. C'était quoi la question déjà ? Il voulait une explication... sur le lien entre son don qui n'était pas supposer le blesser lui-même et le fait qu'il était tout de même bien amoché... Ouin... ça allait être plutôt compliquer ça...

- It's... hm... C'est pas des dégâts de mon don...

Si tout d'un coup il faisait passer tout ce qu'il avait dit avant pour un mensonge, il était certain que Julian s'en irait. Pourquoi est-ce que cette pensée lui faisait mal, alors que l'un et l'autre n'en avait rien a faire de l'autre ? Restait juste a résoudre le pourquoi il avait des blessures... Au fond il le savait, c'était pas la première fois que ça lui arrivait, de se réveiller couvert de mutilation... Il avait contrôler nombre de rage comme ça... mais quand son père s'en apercevait... Elric se laissa retomber dans le lit, bras de chaque côté de lui et regard fixant le plafond. Dans ce genre de situation, son père lui avait apprit qu'il ne devait pas dire la vérité, qu'elle ne se disait pas. Il ne fallait pas qu'il expose ses faiblesses.

- Sinon... je sais pas trop... j'en sais rien... En tout cas c'est pas grave, ça va...

Quoi dire, comment mentir sur ça... Mais c'était vrai que ce n'était pas grave, il avait déjà connu pire. Et puis avec toute les conneries qu'il avait déjà fait en présence de Julian... celui-ci devait être complètement saouler de sa stupidité. Dès qu'il lui dirait qu'il était ok et qu'il pourrait partir, celui-ci sauterait surement sur l'occasion. Il l'avait dit lui-même, il n'avait juste eu rien d'autre à faire.

- C'est bon, j'vais me débrouiller. Tu peux partir.

Putain que j'ai envie d'me jeter par la fenêtre.
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Julian de Rodez

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 17 Mar - 16:03

    Il est sérieux lui quand il dit que c'est pas grave et que ça va ? Non parce que ça avait en tous points l'air d'une mauvaise blague. Ça se voyait clairement que c'était justement grave et que ça n'allait pas. Il avait des pansements partout sur le corps qui s’imbibaient peu à peu de son propre sang. Puis en plus, si il s'est lui-même mutilé alors c'est qu'il doit y avoir un probleme. Il y a pas de feu sans fumée comme on dit. Le mien c'était de pas savoir comment m'y prendre pour lui demander sur quoi reposait le sien. Je pouvais pas le laisser en plan en sachant pertinemment qu'il risquait à tous moments de recommencer. De un parce que je ne voulais que ça se reproduise et de deux parce que si je me levais, il allait comprendre.

    - Hm... nan. Pas envie de partir.

    Maintenant, il fallait que je me trouve une raison. Lui dire que j'avais envie de rester pour rester, c'était assez suspect et pas très logique en vu la relation qu'on entretenait tous les deux. On va pas se mentir : depuis qu'on se connait, on fait que se moquer l'un de l'autre ou s'engueuler. Fin lui n'a jamais encore eu l’occasion de se foutre de moi et je comptais d'ailleurs pas la lui donner ni ce jour-là ni les prochains. J'allais resté sur cette putain de chaise à m'enfoncer ces putains de bouts de verres dans le dos en prétextant que c'était pour le faire chier ou parce que je m'ennuyais.

    - J'ai une flemme monstre et ta déplorable compagnie me fait passer le temps.

    C'était vicieux mais pas faux. J'avais la flemme parce que je me sentais pas prêt de si tôt à faire un effort physique et il était dans un état... pathétique. Dire qu'il était comme ça parce qu'il avait voulu se faire du mal... au moins, on peut se le dire, il avait bien réussit son coup. Mais pourquoi ? La question me tâtait la langue. Je voulais la lui poser, je voulais qu'il me réponde. Il avait été assez franc en me disant que ce n'était pas son pouvoir alors peut-être qu'il allait continuer dans sa lancée en me déclinant le motif.

    - Dis... commençais-je en me redressant sur mon siege, retenant un gémissement de douleur. Pourquoi tu t'es fait ça ?

    Je sais que ça me regardait pas mais bon. Il me devait bien ça ! Je lui avais quand même sauvé la vie - ou presque - alors en échange, il pouvait se contenter de nourrir ma curiosité.

    Toujours les bras croisés sur mon torse, je cherchais une position dans laquelle je pouvais me sentir mieux pour l'écouter mais je ne la trouvais pas. Si je tendais mes jambes pour les déposer sur son lit, il allait voir que j'étais bléssé. Si je m'allongeais à ses côtés, la même. En clair, j'avais pas le choix. Fallait que je souffre et en silence si je voulais garder le secret.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 18 Mar - 23:17

Pas envie de partir ? Merde, ça compliquait les choses. Doucement, il sentait les plaies sur son corps picoter, signe que les effets de la drogue dans son système s'en allait. Ce qui n'était pas bon en soit, vue que l'engourdissement de ses côtes allait aussi partir. C'était con à dire mais aussi, plus Julian allait passer du temps avec lui, et plus son envie de se jeter par la fenêtre allait perdre du sens et de l'importance. Les émotions c'est tellement éphémère. Même les sentiments qui avaient nourris sa colère, la culpabilité le remord, la rancœur... Tout ça à cause de la mort de Phil... ça ne servait plus à rien d'y penser... c'était arriver, il n'y pouvait plus rien.

Dire que Julian était réconfortant était comme dire que le Macdonald c'était bon pour la santé. Génial, son statu humain avait encore descendu, il était déplorable, super, tout allait pour le mieux. Si ça c'est pas une invitation à se balancer au bout d'une corde... Non mais merde, il pouvait pas lui foutre la paix ? Nerveusement il se mit à jouer avec ses mains, se frottant les doigts ensembles, desserrant ses pansements sans le faire exprès. Il arrêta avant que Julian s'en rende compte. Celui-là il était assez chiant pour rester avec lui alors il fallait pas lui donner d'autres raisons pour qu'il l'emmerde. Mais bon, si le beau ténébreux voulait rester, il allait trouver le temps long parce qu'il n'allait pas lui dire un traître mot... Ça c'était seulement s'il ne lui avait pas poser cette question là... Pourquoi... ?

Il envoya un regard glacial sur le ''normal'' avec une telle haine que ça en devenait oppressant. Tout aurait bien été si Julian n'aurait pas poser cette question. D'un mouvement vif, Elric se redressa sur ses genoux en se tournant le corps vers l'emmerdeur de service, bras tendu. Il l'attrapa soudainement par son t-shirt et le tira ensuite vers lui pour le coucher sur le lit, se positionnant sur lui pour le maintenir. L'effort lui chauffait les muscles mais il ne lui semblait pas qu'il était le seul à souffrir puisqu'il aperçu pendant son action de la surprise mais aussi de la douleur sur le visage du beau ténébreux. Un demi sourire aux allures sadique étira ses lèvres, en accord avec la pensée qui le traversait. Julian avait voulu rire de lui et le faire chier ? Il allait en avoir pour ses frais.

- Oh... comme ça t'as mal ? Qu'est-ce qui t'es arrivé... tu jouais trop près de ma chambre quand y'a eu l'explosion ?

C'était le plus plausible. Ju-kun lui avait dit qu'il était arriver après l'explosion... mais pourquoi ? La dernière fois, il n'avait pas l'air d'avoir très envie de le côtoyer quand c'était arrivait mais là il était resté... Ça cachait quelque chose. Et puis s'il avait mal avant de venir... bah justement il ne serait surement pas venu le voir lui... Au lieu de théoriser éternellement dans des questions sans boucles, il allait plutôt voir par lui-même. Le chaman leva le chandail qu'il tenait encore fermement pour voir une marque rouge sur le ventre. Il perdit de son sourire, tout en passant sa main sur la blessure. Elle était au même endroit que celle que Phil avait eu... Il y avait un intérêt étrange et plus doux dans son geste.

- Pourquoi... ?

Alors que Julian lui-même était blessé, pourquoi il avait prit la peine de le soigner ? S'il se foutait de lui et qu'il le trouvait si pitoyable, alors qu'est-ce qu'il voulait ? Sa cage thoracique palpitait rapidement au rythme de sa respiration, mais tout le reste de son corps semblait impassible. Il n'arrivait pas du tout à évaluer ou comprendre les actions de l'humain. Le lien ne se faisait pas, les motivations de celui-ci lui restait obscurs. Merde, pourquoi est-ce que réfléchir ne pouvait pas l'aider dans la situation ? Pourquoi les gens n'étaient pas aussi faciles à décoder ou calculer comme des mathématiques ?
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Mer 21 Mar - 12:24

Son regard m'a pétrifié la chair et le corps immédiatement Je vous jure que ce n'est même pas légèrement exagéré. Je m'étais transformé en une espece de coincé du cul, incapble de faire un mouvement ne serait-ce que banal comme lever un bras ou un pied. Il était pire que ceux que ma mère avait pu me lancer dans ma vie passée et je vous le dis : Faut être fortiche pour la dépasser à cette pute-là.
En demandant pourquoi, j'avais eu l'impression de l'avoir insulté comme pas permis. Pour bien m'illustrer que ça lui plaisait pas du tout mais alors du tout du tout, il ne lézina d'ailleurs pas de moyens. Complétant l'atmosphère déjà pas mal pressante par une attitude comportementale agressive, Elric me tira par le col du t-shirt et je n'eus le temps de réagir que j'étais déjà allongé.

Je crus que j'assistais à la mort de mon dos. Plaqué contre le matelas, les bouts de verres s'enfoncaient encore plus profondément et tout ce que l'autre débile faisait, c'était se fendre la poire. C'est vrai que c'était très drôle de se tenir à califourchon sur mes cuisses... tss, quel trimard quand j'y repense. Bon, en même temps, il pouvait aussi se le permettre, d'avoir cet air amusé sur le visage qui me révulsait : Il était en position de force. Je n'allais pas tardé à le virer de là mais bon, il fallait peut-être que je commence par arrêter d'avoir mal.

- Oh... comme ça t'as mal ? Qu'est-ce qui t'es arrivé... tu jouais trop près de ma chambre quand y'a eu l'explosion ?

Perturbé et frustré à la fois, j'eus la subite envie de lui cracher à la gueule mais preuve de sang froid, je réussis à m'en dissuader tout seul, comme un grand garçon. C'était puéril puis je donnais pas non plus cher de ma peau si il se recevait ma charmante bave en bloc au beau milieu du front.
Contre toutes attentes, alors que je cherchais quoi faire pour me sortir de là sans avoir à souffrir d'avantage physiquement autant par mon corps meurtri que ses poings qui menacaient de me frapper à tous moments, Elric aborda une toute autre mine. Elle me rassurait d'avantage. Fin 'rassurait'... on se comprend. Je la préférais à l'autre quoi.

Presque inquiet, il avait tiré d'une main incertaine sur mon bout de tissu pour voir ce qui se trouvait en dessous. Mis à part des abdos, il y avait un putain d'hématome. Je le voyais pas mais je sentais une douleur tellement aiguë à cet endroit là que je me suis dis que c'était impossible que cela ne se voit pas extérieurement. Sinon, ça aurait voulu dire que je m'étais carrément cassé un truc et ça, vous pouvez comprendre que ça m'enchantait pas des masses.

- Pourquoi... ?

- Pourquoi quoi ? lançais-je séchement avant d'agripper ses mains pour qu'il arrête de me tripoter comme ça. Non loin de là l'idée que ça me déplaisait, au contraire d'ailleurs, mais je trouvais ça bizarre.

- Je crois t'avoir déjà posé une question similaire, non ? Alors réponds-y !

Ouai'p, c'était lancé. Je parle de mon processus de curiosité et de chiantité bien sur. C'était tordue tout ça et je parle pas que de la - douce - caresse qu'il m'a fait au bas ventre. Plongeant mes yeux orangés droit dans les siens sans avoir peur de retomber face à la lueur assassine vue tantôt dans ses pupilles, j'étais prêt à me battre pour ne pas m'y noyer. Je voulais qu'il parle alors il allait me parler. Je voulais l'aider, bordel de merde.

Toujours mes doigts autour de ses poignets, je lui jetais sans penser :

- Alors ? Hein ? Pourquoi est-ce que t'as essayé de mettre fin à tes jours ? Parce que t'es laid ou parce que t'es con ? A moins que ce soit les deux ?
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Mer 21 Mar - 21:32

Pourquoi quoi ? Bah pourquoi il s'occupait de lui alors qu'il était lui-même blessé. Jamais il ne pourrais lui dire. C'était pas des choses qui se disaient de toute façon. Surtout qu'avec Julian... la confiance régnait...

Ah mais qu'est-ce qui l'emmerdait celui-là. Il avait déjà dévié la question une fois et il se la faisait reposer. Quoi faire pour qu'il ne remarque pas que c'était un sujet plutôt délicat et même juste pas abordable avec lui ? Il n'y avait aucune autre option que de l'éloigner, d'enlever à Julian toute intention de continuer sur ce chemin, d'y retourner et même d'y penser. Tout les deux en était conscient, Elric était en avantage et il ne fut même pas inquiet lorsque l'autre lui agrippa les mains. Le Marsh savait que le beau ténébreux n'avait pas l'intention de le frapper, ça se voyait dans la tension de son corps, dans ses yeux... Il savait ce qu'il ne voulait pas, mais savoir ce qu'il voulait par contre lui était toujours autant inconnu.

La mâchoire serré il se demandait quoi répondre pour dévier une fois pour toute le sujet mais il se fit devancer. Ce que dit Julian le laissa bouche bée. C'est comme si tout d'un coup il y avait un énorme vide qui prenait toute la place de sa cervelle, ne laissant que deux yeux ronds qui clignèrent lentement, puis plus rapidement.

- Pardon ?

Mot qu'il ne disait pas très souvent dans sa vie mais qui lui semblait absolument nécessaire à cette question, un peu comme s'il n'était pas sûr d'avoir bien compris, ce qui était quand même assez le cas. Lui qui se demandait un peu avant si la présence de Julian avec lui ici, dans sa chambre, après le massacre de sa salle de bain et de l'explosion qui semblait l'avoir touché, après ces fois où il s'était rencontrer et où se taper sur la gueule semblait le seul mot d'ordre, celui-ci rendait sa question inutile et donnait une réponse qui était absolut, qu'il savait déjà et qui se prouvait encore et encore. Personne en ce monde ne pouvait faire passer les autres avant eux même. Le monde entier était hypocrite. Le beau ténébreux n'était pas différent des autres.

La même haine violente avec laquelle il avait regarder celui-ci plus tôt lui revint au visage, aussi forte sinon même plus. Un tique qui n'était pas du tout comparable avec de la nervosité crispait l'un des coins de ses lèvres.

- Si tu voulais que j'me bute avant tu d'vais m'le dire !

Étant carrément dans l'ironie, sa voix étant dans un ton un peut trop joyeuse que soudaine et tout a fait déplacé de la situation rendait l'effet de sa colère comme un débordant excès de folie. Ses sentiments étaient devenus totalement transparent, de la rancœur qui le poignardait, à l'amer déception ainsi que la douleur qui l'accompagnait et à ce mépris qui ce renouvelait. Sa cage thoracique se soulevait d'un souffle fort et bruyant, son poitrail vibra sous les vagues d'émotions qui le chambardait. Pourtant il restait paralysé devant Julian, le regard fixe et haineux. C'est alors qu'il se mit à parler, sans que l'information passe par la partie consciente de son cerveau, sans qu'il n'ait passé ses paroles devant l'analyse et le filtre mental de la manière dont il avait été éduqué.

- Tous les jours je pries très, très fort pour qu'une voiture, un train ou je sais pas quoi me roule dessus. J'espère très, très fort pour que quelqu'un me déteste assez fort pour qu'il me frappe à mort. Je souhaite très, très fort pour attraper une maladie mortelle, un cancer ou n'importe quoi, un anévrisme au cerveau, un infarctus, la gangrène dans un organe vital, un virus rare et sans remède. Vraiment, vraiment n'importe quoi, même si c'est souffrant mais tant que ça m'achève. Et le pire c'est que j'peux pas m'buter tout seul... j'peux pas parce que ça voudrait dire qu'il avait raison... qu'il a raison... qu'il gagne son parie... C'est la seule chose que j'peux pas lui accorder.

Plus ses paroles s'étaient précipités, plus elles s'étaient faite à voix basse pour ne plus être qu'un chuchotement. Sa colère s'était évanoui au profil de l'angoisse qui le rongeait de l'intérieur depuis de si longues années, depuis une éternité, depuis le tout début, depuis qu'il savait qu'il était en vie. Pourtant elle ne lui appartenait pas cette vie, il le savait. Cette vie appartenait à Anthony et il avait tous les droits dessus.
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Julian de Rodez

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Mer 21 Mar - 22:44

A la place de poings, j'eus de nouveau le droit à un regard et un sarcasme un peu poussé. J'étais pourtant persuadé qu'il allait m'assomer ou autre mais ce ne fut pas le cas. Comme quoi, on a beau penser connaitre les gens, on est toujours loin du compte. Surtout quand ces gens-là ne se connaissent pas eux-même ou qu'ils ne s'assument pas. Une grande majorité d'entre nous en résumé. On est à peu près tous une situation délicate. On a tous vécu quelque chose qui nous pousse à nous poser des questions ou à se camoufler derrière un masque inhumain. Elric, lui, comme moi, faisait les deux.

Je ne préférais rien lui répondre. Sa question était débile. Si je voulais qu'il se bute avant... Certainement pas. Sinon, je ne serais pas venu jusqu'à sa chambre malgré l'explosion qui m'a touché tout autant voire presque lui. De manière différente, certes, mais même si j'ai tendance à dire que les blessures morales sont plus douloureuses que celles physiques, là, mon avis se changeait momentannément. Honnêtement, je souffrais. J'arrivais pas à enlever cette mimique de mon visage, cette grimaçe qui exprime les faiblesses du corps de l'homme. Moi qui me croyais immortel, je vous assure que je ne faisais plus trop mon malin à l'instant T. J'avais appris la valeur d'une vie d'avantage en manquant de quitter la mienne alors quand je l'entendis me raconter ce qu'il priait très fort chaque jour se la retirer... j'ai eu du mal à l'accepter. Ok, le fait que je tienne à ma vie est dû en partie au fait que la mort m'effraie mais je ne suis pas assez égoiste pour agir sur ma personne sans avoir une pensée pour ceux qui en dépendent. J'ai fais la promesse à ma petite soeur et à Aerith d'être toujours là pour elles. Je compte la tenir et en ce jour, je me faisais également le serment de l'être également pour Elric. En échange, je voulais qu'il fasse la même.

J'en ai entendu des pseudos suicidaires. Ils tenaient un discours similaire à celui d'Elric mais contrairement à lui, ils n'étaient pas sincères. Lui... Je sais pas comment ça se fait mais sa franchise se discernait. Peut-être parce que mes sentiments étaient impliqués et m'aveuglaient, j'en sais rien. Tout ce que je savais c'est que là maintenant, il fallait être honnête.

- C'est qui et quoi, il et ce pari ? osais-je lui demander, laissant mes bras tombés sur le matelas, ses poignets toujours entourés de mes doigts.

Je doutais qu'il m'en dise plus car je venais quelques minutes plus tôt de le traiter de moche et d'abruti de service mais je me permettais d'esperer. Qui sait ? Dans l'état dans lequel nous étions... il était difficile de nous anticiper mutuellement. Pour mettre toutes les chances de mon côté, je pris sur moi pour avoir une mine plus rassurante. La gueule que je faisais ne devait pas l'influencer positivement à ouvrir de nouveau la bouche et se dévoiler. C'était une tâche difficile à faire, autant pour lui que pour moi. Je devais inspirer la confiance et lui devait me la donner.

- S'il te plait... dis-moi.

Cette supplication pouvait lui paraitre étrange et je le conçois lorsque je tente de me mettre à sa place mais j'avais pas d'autres choix. Il fallait vraiment je fasse mon possible pour savoir. Sans dialogue, il y a pas d'infos et sans infos, il y a pas d'avancé. Jamais plus je ne voulais qu'il prie pour crever.
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