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Chambre n°4

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Jeu 22 Mar - 1:30

Qui ? L'image de son père était trop horrible pour être raconter. La plupart des enfants avaient eu droit à l'histoire du bonhomme sept heure pour les effrayés et les encouragés à s'endormir à l'heure indiquée par l'autorité parentale, mais lui il avait eu une pire crainte, celle de voir entrer dans sa chambre son paternel. Il n'avait pas eu beaucoup de contacte avec lui, à l'exception des coups qu'il avait reçu, des frappement à la porte et des semblants de conversations après l'arriver de sa soeur. Le reste, il avait connu son père que par les cris de sa mère, les ordres trop strictes, les menaces... Ça avait prit beaucoup de temps pour le comprendre, mais il avait fini par apprendre, personne à sa connaissance avait traversé ce que son père lui avait fait endurer. Il n'espérait pas vraiment non plus trouver une autre personne comme lui. Il était seul et valait mieux qu'il le reste et en soit le dernier.

Lorsque Julian laissa tomber ses bras, le chaman fléchit les coude pour se tenir sur ses avants-bras, devenant encore plus près de celui-ci. Ses bras tremblaient, les maigres forcent qu'il avait récupéré avec ses courtes heures de sommeil étaient grugés par les deux excès de rage qui l'avait prit précédemment. Bien qu'il essaya d'afficher un air impassible, ses yeux étaient petits et ses sourcils froncés. Elric se demandait encore pourquoi il lui avait raconté ça mais malgré sa méfiance, il se pencha sur le beau ténébreux, il posa sa joue contre la sienne, pour aller lui parler directement dans le creux de l'oreille d'une voix fatiguée.

- Il... il m'a dit... il m'a dit que j'allais me tuer avant la fin de l'année... Qu'il en était certain...

Ce n'était pas par le résultat d'une quelconque divination ou don de voyance qu'il avait vue ça, mais c'était bien par l'achèvement d'une suite de manigances et de tortures qui avaient commencés il y avait si longtemps, par une série de discours dictateurs qui, il le savait, devaient s'avérer faux mais qui ne le quittaient pas, tatoué dans sa chaire autant qu'ils lui revenaient en tête. De toute façon il ne pouvait pas les oublier avec la présence pourtant si illusoire de la voix de son paternel.

Dans son champ de vision, à l'orée de son angle mort, il y avait une tâche qui était apparue et qui le dérangeait profondément. Malgré ça, une peur lui noua l'estomac, l'empêchant de tourner la tête mais seulement pour une minute où il cessa tout mouvement, où il ne semblait plus du tout connecter avec le monde extérieur. Parce qu'au fond, il savait ce que c'était, ou plutôt, qui c'était. Avec des mouvements qui apparaissaient lui demander de la volonté, le Marsh tourna la tête vers le coin de la chambre. Il était là. Il sursauta d'un bond, s'éloignant de se même fait d'un coup de Julian. Les tremblements le prirent d'assauts au complet et il continua de se reculer vivement, comme si sa douleur ne comptait plus comme une pénalité de mouvements. Sa tête bougeait dans un gestes continu et saccadé de négation. Ça prit peu de temps pour qu'il tombe en bas du lit mais même malgré ça, il continua de reculer, allant le plus possible vers l'opposer de sa chambre, à l'opposer de sa vision, à l'opposer de lui. Son regard était rivé sur son hallucination, devenant presque aussi vide qu'au moment où le ''normal'' l'avait trouver étalé dans son sang dans la salle de bain.

Son dos heurta un mur, ce qui le terrifia. Il n'y avait plus nul part où fuir. Pour partir, sortir par la porte, il devait passer à côté de son père, ce qui lui était impossible. Peut-être se jeter par la fenêtre ? Non. Il ne voyait que deux chemins se dessiner devant lui. Dans le premier, il combattait son père mais il savait très bien comment ça se terminerait.Il ne serait pas mort, non, se serait bien trop salvateur. En fait, il ne pouvait même pas imaginer ce que Anthony inventerait cette fois et... Et s'il l'écoutait... Qu'il faisait ce que son père attendait de lui... Il serait encore et toujours qu'une marionnette mais éviterait beaucoup de souffrances. Il avait déjà tellement mal...

Il n'avait qu'une chose à faire pour éviter d'endurer de nouvelles tortures... Tuer Julian. En serait-il capable ? En tout cas, ce n'était pas son corps figé dans la torpeur qui allait l'aider. Il avait vu déjà tant de sang... Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il recommence ? Ses yeux vidés de leur lueurs, de leur brillance, s'emplirent d'eau et se mirent à couler seuls. Il était silencieux, même dans sa respiration qui semblait à la fois autant précipité que calme. Les plaies de ses mains s'étaient ré ouverte. Le tableau de cette peur silencieuse était tellement mystérieux...
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Julian de Rodez

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Jeu 22 Mar - 17:47

Mon coeur avait battu plus fort.
Quand il s'était approché de moi pour me souffler au creux de l'oreille sa réponse à ma question, je croyais qu'il allait m'embrasser. Son buste était contre le mien : nos chaleurs se mêlaient. Seulement, il se contenta juste, et ce n'est pas vraiment plus mal d'ailleurs, de faire froler nos deux joues respectives l'une contre l'autre puis se redressa une fois le message transmis. Ce dernier, je l'avais entendu et non écouté. J'eus donc un petit moment d'absence où je me repassais la scène lorsque de son côté, il flippait à l'idée de tourner la tête. Je le compris car quand je revenu à la raison, si l'on peut dire ça comme ça, il regardait à sa droite du coin de l'oeil. Qui plus est, son corps était devenu plus crispé et léger. Il ne tenait plus sur mes cuisses mais sur ses propres mollets, prêt d'un moment à l'autre à s'enfuir à toutes jambes.

Ce n'est pas exactement ce qu'il a fait, mais presque. Elric s'est redressé et a reculé, les yeux rivés vers un angle de vue particulier jusqu'au bout du lit avant d'y tomber. Ça eut pour effet de m'intriguer, créant de la même manière une certaine anxiété. Qui avait-il de si effrayant de l'autre côté ? Prenant mon courage à deux mains, je ne fis pas comme lui et n'attendis pas pour faire faire à mon cou un petit tour sur lui-même. Ce que j'y ai trouvé n'était visiblement pas la même chose que lui. J'avais beau balader mes pupilles d'un bout à l'autre mais le résultat de mes recherches étaient toujours aussi vain. C'était une chambre des plus normales. Il y avait le lit du second colocataire, l'armoire commune et une commode contre le mur où il s'est percuté durant sa période d'hallucination. Ça, oui, par contre, c'était effrayant.

J'étais bouche-bée, littéralement. Les lèvres décollées l'une de l'autre, je le fixais à travers mes fines mèches brunes pleurer de silencieuses larmes. Son oeil était toujours rivé vers le même coin de la pièce et tel un malade mentale, il se secouait négativement de droite à gauche. Ce qui fallait que je fasse, j'en savais rien. Comme à mon habitude, j'allais improviser. Me levant donc, je suis partis le rejoindre, prudemment tout de même car j'étais face à l'inconnu puis me suis accroupis à ses côtés. J'avais encore et toujours mal mais vu qu'il était occupé à arrêter l'illusion dans laquelle il était prisonnier, il ne pouvait remarquer mes mimiques et grimaces. Je pouvais exprimer clairement ce que je ressentais physiquement parlant, soit, de la douleur.

- Elric... avais-je commencé à dire, pas très sur de moi.

Pour être certain qu'il ne soit pas d'avantage effrayer, j'ai eu la bonne idée de lentement, faire venir ma main en douceur sur l'un de ses genoux. De là, j'attendis qu'il daigne me donner son attention à moi et non au fantôme pour me loger dans ses bras. Oui. Vous avez bien lu. J'ai fais ce qu'on appelle un ' câlin ' dans le langage courant. C'était pour qu'il se calme et rien d'autre par contre. Il tremblait comme un taré alors si je pouvais lui être utile en tant que non seulement ami mais également radiateur... alors je le faisais. Ça fait du bien d'aider les gens, d'aider ceux à qui on tient. Même si ceux-là sont en trans et aggravent sans le savoir vos blessures.

- Calme-toi... je suis là, je suis là.

C'était, je vous l'accore, pas forcement un bon argument pour le calmer mais compte tenu de l'attitude qui suivit, ça lui avait apparemment suffit. Il s'était détendu au fur et à mesure, renforçant en contrepartie son emprise sur moi. Ses bras m'encerclaient et m'enfonçaient sans ménagement les morceaux du miroir brisé dans le dos.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Jeu 22 Mar - 22:51

L'image de son père était toujours présente devant lui et le regard qu'il posait sur sur sa personne était de plus en plus assassin. Elric prit une grande inspiration, qui le frappa d'une pointe de douleur à ses côtes, du même coup il crispa ses doigts dans le dos du beau ténébreux. Il ferma les yeux avec force, essayant d'oublier avec cette même force ce diable malfaisant qui devant lui lui ordonnait des directives absurdes. Il pouvait l'entendre clairement, la voix de son père, prononçant ces mots à double tranchants, encourageants mais à la fois destructeurs. Une tonnes de questions donnaient une résistance et une rigidité à son corps. Il devait se concentrer sur autre chose. La présence qui se collait à lui... La seule chose qu'il pouvait faire, c'était de s'abandonner à la chaleur humaine qu'il n'avait que si rarement connu. Il n'avait pas entendu les paroles de Julian, tout comme il ne reconnaissait pas vraiment sa présence mais ce n'était pas important. Tout ce qu'il avait besoin, était dans ces bras. C'était le seul endroit où il pouvait aller chercher du réconfort pour oublier ne serait-ce que pour une journée la peur qui le chambardait.

Ses mains se desserrèrent sur le dos meurtrit et il glissa ses doigts vers le bas. Le chaman s'arrêta en rencontrant les morceaux de verres dont il se mit à retirer de la peau à vif de Julian, se servant d'une douceur qui était vraiment impressionnante aux vues de ses derniers agissements qui avaient été fous, instables et brutales. Dans cette soudaine tendresse, son corps et ses muscles perdirent leurs tensions. Son visage s'enfonça dans le cou du beau ténébreux. La voix de son père s'assourdissait dans son crâne avec soulagement. Quand il eu fini d'enlever les bouts de miroirs, le bout de ses doigts dansa sur les plaies tout en allant vers le bas, ses bras se croisèrent juste sous les fesse de Julian alors qu'il le serrait contre lui.

- Je sais que j'dois avoir l'air d'être complètement fou... et ça doit bien être vrai...

Julian pencha la tête vers lui et il en profita pour relever la sienne et l'embrasser. Il gardait toujours les yeux fermés, la peau de ses paupières était rouge qui tirait vers le mauve. Ce n'était pas à cause des quelques larmes qui s'étaient déversés seules un peu avant, c'était surtout la fatigue de devoir toujours se battre contre cette chose au fond de lui et ces souvenirs si pénibles. Par dessous tout, il était fatigué de cette bataille contre son père mais il n'avait pas la force de mettre fin à cette guerre. Il cessa le baiser et cala sa tête contre le torse du beau ténébreux.

- Mais s'il-te-plait, ne me pose plus de questions... Si j'ai envie d'en parler, je vais le faire... Sauf que là j'en ai pas la force.

Sa voix se prononçait dans une lancée lyrique. Le Marsh espérait que jamais il n'aurait à en parler et surtout qu'il ne se ferait pas questionner plus. De toute façon, il n'y répondrait pas.
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Julian de Rodez

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Ven 23 Mar - 18:56

Finalement non. Je n'avais pas besoin de me rendre à l'infirmerie parce-qu'Elric s'occupait lui-même de mes blessures et avec une douceur qui plus est plutôt impressionante. Je me disais tout en le laissant faire que Amber n'aurait pas pu le faire avec autant de tact. Elle aurait probablement pofité à fond de coq de l'occassion pour me faire plus de mal encore que je n'en avais.

Le visage au creux de mon cou, Elric desserra lentement son étreinte. Il n'avait pas que l'air beaucoup moins frustré, il l'était aussi au fond. La fatigue avait visiblement reprit le dessus, du moins assez pour que l'illusion s'arrête net. Si elle aurait continué d'agir sur sa conscience... Je ne sais pas ce que j'aurais fait. Le tenir entre mes bras, c'est tout ce que j'étais en mesure de faire.

- Je sais que j'dois avoir l'air d'être complètement fou... et ça doit bien être vrai...

C'était plus vrai qu'autre chose, effectivement. On allait pas se mentir. Il était fou. Sauf qu'à l'inverse de moi, il était excusé. Il avait des raisons. Je ne les connaissais pas à proprement parler mais j'en avais déjà ma petite idée. Si son père était un enfoiré au point de faire un pari avec lui comme quoi il allait se suicider d'ici là fin de l'année au lieu de l'aider à surmonter ça, c'est qu'il n'était pas très net et que donc, Elric a vécu dans une famille spéciale. J'ai aussi vécu dans une famille spéciale, certes, mais elle n'était pas du même ordre. Du tout. Je n'ai pas peur de ma famille contrairement à lui. Je la revulse juste. Ce que son père, et peut-être sa mère aussi a dû ou on dû lui faire, je n'osais l'imaginer. Il avait apparemment été martyrisé et maltraité, en vu des blessures qu'il avait sur le corps mais jusqu'à quel point ? Ouvrant la bouche pour le lui demander, je fus vite coupé. Ses lèvres s'étaient scéllées aux miennes. Une technique pour me faire taire ? A coup sur. Ca n'avait en rien eu le gout d'un baiser amoureux, bien que de mon côté, j'avais réagis tout comme. Avec la peur de le decevoir. Cette peur fut telle que sous la surprise, je ne réussis à la gérer. Je ne répondis pas à sa dite propostion charnelle, le laissant sans sourciller caler sa tête sur mon torse. Une petite grimaçe et cette même partie de mon corps fut comme anésthésiée. Je ne ressentais plus rien ou pratiquement.

Quand Elric me supplia de ne plus jamais lui demander des comptes sur son passé, l'hypothèse sur ce qui l'avait poussé à faire venir sa bouche contre la mienne se valida. Si il m'avait embrassé, c'était pour que je commence dans ce mutisme bien défini. Je ne m'en voulu donc pas de ne pas l'avoir moi aussi embrassé. Je me serais sentis tellement con et utilisé.

- Compris.

Compris mais pas forcement promis. A mon sujet, j'étais incapable de tenir une quelconque promesse. J'étais beaucoup trop imprévisible et de mes réactions, je n'en étais pas toujours maitre.
Descendant ses mains jusqu'à le derrière de mes cuisses, Elric resta encore un long moment comme ça. J'osais esperé égoistement qu'il ne rencontre pas d'ici sa confidence sur son passé, une personne plus apte à l'écouter et le conseiller. Je voulais être le seul.

- Par contre, je suis désolé, mais tu vas devoir trouver autre chose sur quoi t'appuyer quelques instants. Je vais prendre une douche.

Me détachant de lui, avec plus ou moins de facilité, je sortis en cours de chemin jusqu'à la salle de bain, mon autrefois beau et blanc t-shirt. Il était désormais tâché de sang de bas en haut et puait des odeurs non indentifiées. Ca me la rendait mal. Le jettant en soupirant dans le mini container qui je supposais, faisait office de panière à linges sales, j'entrepris de finir ce que j'avais commencé et retira le reste de mes vêtements. Une fois nu, je me mis sous l'eau chaude, fermant les yeux et me collant à la paroi de la douche. Putain que ça faisait du bien...
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Ven 23 Mar - 20:49

D'une certaine manière, Elric était déçu de ne pas avoir de réponse à l'étreinte, au baiser et même à la délicatesse qu'il avait offert. Il aurait aimé pourvoir entendre de nouveau ou même sentir que quelqu'un l'appréciait, même si ce n'était qu'un mensonge... Le poids de la solitude créée par la disparition de Phil dans sa vie s’abattit de nouveau sur lui. Personne d'autre que son ancien amoureux ne pourrait l'aimer et même lui avait fini par comprendre à quel point il était insignifiant. S'il ne serait pas mort... s'il ne l'aurais pas tué... Phil l'aurait tout de même laissé, il l'aurait quitté, il le lui avait dit, '' je te hais''.

Le chaman laissa Julian lui filer entre les doigts et soudainement il eu tellement froid. Il ouvrit les yeux à demi, le regardant partir vers la salle de bain. Avec les dégâts de son explosion, il s'étonnait que la douche fonctionne encore. C'était tant mieux au fond. En s'aidant de ses mains au mur, ce qui laissa des traces de sang sur celui-ci, il se releva et tout en chancelant dangereusement, se traîna jusqu'au lit. Il se laissa tomber sur le matelas, sans bouger pendant un moment. Une curiosité qui lui faisait pourtant mal le titillait. Il avait envie d'aller voir Julian qui était nu, juste à quelque mètres de lui, de le rejoindre dans la douche. Pas qu'il ressentait quelque chose pour lui, quoi qu'il était physiquement attirant mais bien parce qu'il avait envie de se changer les idées, que sans le droit de se battre, il ne lui restait que le sex. Sauf qu'il savait bien que celui-ci n'était pas intéresser...

C'est ce qui le décida à bouger. Il s'essuya les mains sur un vêtement sale qui traînait par terre et chercha dans son sac de sport de quoi s'habiller. Il ne se sorti presque que des vêtements noirs ; des jeans d'un ton gris foncé, camisole, veste sans logo et une casquette qui étaient parfaitement noirs, une ceinture à studded , des Converse original et une paire de lunette soleil de style aviateur. Il mit dans sa poche de pantalon arrière son porte-feuille qui contenait la carte de crédit donner par sa grand-mère, alors qu'il n'avait même pas encore vérifié à quoi la-dite carte ressemblait. En fouillant au fond du sac, il trouva quelque chose de plutôt louche, un butterfly knife avec une étiquette cadeau écrit << fait en bon usage >>. Ouais... merci. La je reconnais bien le genre de ''cadeau pratique'' de mon père... Je le met dans ma poche avant avec la clé de la chambre, malgré que je ne barre jamais la porte et, une fois le capuchon de ma veste sur la tête, je lance un dernier coup d'oeil vers la salle de bain. Le beau ténébreux n'est pas encore sorti.

Il se sentait mal de partir comme ça mais il le devait. C'était demandant physiquement mais se serait pire s'il restait. Il savait qu'une fois que le ''normal'' serait sorti de la salle de bain, il y aurait un malaise, il voulait éviter ça à tout prix. En sortant, il remit son collier à plaque, qui était le seul de ses bijou qu'il n'avait pas remit avant, ne voulant pas attiré plus de question de la part de son généreux aide-soignant. Et oui, il se barrait, comme ça. Il ne savait pas vraiment où il allait mais il ne voulait juste ne plus croiser Julian pour le moment.
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Julian de Rodez

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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Sam 24 Mar - 19:07

    Ils s'étaient passés le mot, c'était pas possible. Lui comme Aerith me foutait des vents mémorables. Je leur disais que j'étais là pour eux, enfin je leur montrais, et eux... ils se cassaient sans me prévenir. A croire qu'ils essayaient de me fuir. Soupirant en relâchant la serviette accrochée autour de ma taille, je partis vers son armoire et lui pris quelques vêtements. Une chemise noire, un débardeur blanc et un pantalon noir. Ca m'allait un peu grand mais je nageais pas dedans pour autant. Tant mieux. J'aurais pas aimé me prendre la tête à remonter le jean sans arrêt alors que je souhaitais en premier lieu me détendre. En ce moment, c'était la folie. Plus de temps pour moi. Je comptais rattrapper tout ça. Foutant mes bottes en cuir à mes pieds, je pris le temps de vérifier si j'avais tout sur moi, soit mes clefs et mon portable puis sortis de sa chambre à mon tour. Sans suprise, il n'était pas dans les couloirs.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Ven 30 Mar - 20:55

La Chaman arriva dans le couloir qui était attribué à sa race, et découvrit sans grand enthousiasme la porte de sa chambre. N°4, hein ? Je me demande si on est en colocation... Tournant la clé dans la serrure, et ouvrit cette dernière doucement, tirant sa valise derrière elle. En apercevant les vêtements et autres affaires qui traînaient, Kayla comprit rapidement qu'elle n'était effectivement pas seule dans cette chambre. Mais pourquoi des affaires de mec ? Attend... Nan, les chambres sont mixtes ? La blague...

La jeune femme commença à rigoler doucement, en se rendant compte que ses pensées n'avaient ni queue ni tête. Qu'est-ce qui te prend, enfin ? Que ce soit mixte ou non, qu'est-ce que ça peut bien changer ? Un colocataire, c'est un colocataire, pas une espèce de monst... S'arrêtant de rigoler, la blonde afficha un visage défait. J'allais dire "monstre" ? Ce mot, elle ne le connaissait que trop bien. Depuis l'arrivée de son tatouage, elle avait pu garder le secret de son pouvoir, mais une marque bleutée sur le visage n'avait pu qu'être remarquée au lycée où elle allait. Alors, le "monstre", elle connaissait. De la fille populaire du lycée, elle s'était retrouvée seule, ou presque en moins d'une semaine. Avant Son arrivée. Cet homme qui l'avait obligée à venir ici. Obligée à utiliser Ce pouvoir. Tout ça à cause de cette Marque.

Toute une histoire sans queue ni tête. Voilà ce que c'est. En soupirant, la chaman s'avança vers le lit restant, et déposa sa valise dessus. Elle la défit, et en dix minutes, la valise était sous le lit et tout était rangé dans les compartiments qui lui étaient réservés - ou que son colocataire lui avait gentiment laissé. Elle s'affala alors sur son lit, et, épuisée, ferma les yeux.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Mer 4 Avr - 10:23

Le chaman marchait au plus vite que lui permettait ses paquets et ses putains de côtes blessés. Il avait envie d'avoir la paix. Il ne pouvait pas croire que Julian soit toujours dans la chambre, il avait du se barrer. Du moins c'est ce qu'il espérait. Elric posa la main sur le bouton de porte de sa chambre qu'il ouvrit tout grand et figea tout aussitôt. Une fille. Il re sorti à l'extérieur en refermant la porte derrière lui, regarda le numéro de la chambre pour voir s'il était vraiment au bon endroit et se résigna à entrer de nouveau. Une moue sur son visage s'afficha avec son humeur qui venait de tomber soudainement désagréable. De ses yeux bleu glace, il lorgna sa nouvelle colocataire. L'autre venait tout juste de partir et il devait se coltiner une blondasse.

La Marsh déposa ses achats sur son lit et jeta un coup d'oeil en direction de la salle de bain. Est-ce qu'elle y était aller déjà ? À la regarder probablement pas, sinon elle ne serait pas aussi calme. Il alla dans cette direction pour jeter un coup d'oeil dans la salle d'eau. Tout était comme il l'avait laissé, ce qui voulait dire, en bordel avec le miroir en miettes, des débris de céramique et de l'eau stagnante par terre, des traces de sang un peu partout... Il en sorti et ferma aussi cette porte.

- Y'a... des réparations à faire de ce côté là mais t'inquiète j'vais m'en occuper...

Ça, ça devait vraiment être bizarre comme première phrase, comme introduction pour une inconnue avec qui il allait partager une chambre. Il savait qu'il devait rattraper le coup sauf qu'il était nul en matière de relation humaine. De plus, en la regardant, il ne pouvait pas penser à quelqu'un d'autre que sa pétasse de mère. Finalement, valait peut-être mieux l'ignoré... Le Chaman reparti vers son lit pour y ranger ses affaires qu'il avait acheter en ville. Il brancha l'ordinateur portable toute neuve, cacha les clopes dans son sac de sport et en fait laissa plutôt touts les autres trucs par terre près de son lit. Le Marsh se sentait fatigué de sa journée, disons qu'elle avait été... chargé... ou explosive de son vrai terme. Il retira sa casquette et sa veste noir, il restait en camisole toute aussi sombre, des bandages était assez voyant sur son dos et ses mains. Ça lui donnait vraiment une sale gueule avec ses bleus à la mâchoire et la coupure sur son front.

Il continua sa stratégie d'ignoré la blondasse pour s'asseoir sur le lit et allumer son ordinateur, histoire de l'installer et de le paramétrer à ses besoins.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 8 Avr - 2:17

Kayla n'eu pas besoin de fermer les yeux très longtemps que la porte se rouvrit. Pour se refermer. C'avait été tellement rapide qu'elle n'avait pas eu le temps d'ouvrir les yeux et de discerner l'intrus. Qui est le con qui vient me déranger ? Sa question muette eut bientôt une réponse : son colocataire. Rentrant à nouveau, il la regarda quelques instants, avec un regard insistant, comme s'il n'était pas vraiment heureux qu'elle soit là. Quoi ? Je te gênes ? Ou t'as simplement un problème avec ma gueule ? A vrai dire, elle avait l'habitude avec cette histoire de tatouage que les gens la dévisage.

Elle ne dit cependant rien, se contentant de suivre du regard le jeune homme, toujours allongée sur le côté, ses yeux dorés suivant les mouvements de son nouveau coloc. Il se dirigea vers une pièce qu'elle n'avait pas aperçue, dans sa hâte de tout ranger. Et ça ressemblait vaguement à une salle de bain. Vaguement. Le peu qu'elle put voir était du verre et de la céramique brisées, jonchant le sol. Esquissant une moue désapprobatrice, elle dévisagea encore le nouveau sans toutefois le juger. Il fait ce qu'il veut, tant qu'il nettoie derrière... Cependant, une salle d'eau cassée pouvait s'avérer être un véritable problème.

Tandis que le jeune homme lui adressais quelques paroles qui semblaient lui arracher les lèvres, la jeune chaman se redressa, pour s'asseoir en tailleur sur son lit, se contentant de continuer à regarder le brun, ne disant pas un mot. Lorsqu'il fut arrivé à son propre lit, et qu'il déballa ses affaires, elle daigna alors dire quelques mots, à son tour.

- Pas grave.

Que dire de plus ? C'est fait, c'est fait ? Elle n'allait pas demandé ce qui s'était passé, ça ne la regardait pas. Elle restait éloignée du jeune homme, qui était certainement un chaman lui aussi, à cause de la nature de son pouvoir. Si il m'approche, il est très mal, et je n'y pourrais rien. La blonde se cala contre le mur, toujours assise sur son lit blanc, continuant à regarder les faits et gestes du garçon qui était maintenant affairé sur son ordinateur, et qui devait se sentir plus qu'observé. Il compte pas se présenter, hein ? Avec un certain désespoir, Kayla soupira.

- Tu vas rester muet ?

Devant le manque de réponse, le regard de la jeune femme se fit plus insistant encore. Pas vraiment qu'elle voulait forcer une conversation, mais entre colocataire, il fallait bien se connaître un minimum. Et tant pis s'il répond pas...

- Kayla Redbird. Chaman, comme tu dois le deviner. Et toi ?

Pourquoi j'ai l'impression de foncer dans un mur ?...
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 8 Avr - 13:34

Même si elle aurait dit que c'était la chose qui soit la plus grave du monde et que ça aurait annoncé la fin du monde, il s'en foutait royalement. Le Marsh ne prit pas la peine de la regarder. Quand il le faisait, la haine serrait son coeur. Cette colocation n'allait probablement pas être facile. Ses yeux étaient fixés sur l'écran de son ordinateur, ses doigts dansaient habilement sur le clavier. Il essayait de rester le plus possible le focus sur se qu'il faisait. Il n'avait pas vraiment eu la chance de pouvoir toucher à beaucoup de machine auparavant, en fait, seulement dans un contexte scolaire, sur des ordinosaures. Il n'avait cependant aucune difficulté à aller faire ce qu'il voulait dans les paramètres principaux de l'ordinateur. Pendant une fraction de seconde, il eu un froncement significatif du nez qui démontrait son agacement. Oui, il comptait bien rester muet et s'il pourrait être sourd ça lui ferait presque plaisir !

Elric sentait clairement le regard de la chaman peser sur lui. Et celle-ci insista en continuant à parler. Elle était une chaman ? Meuh, presque pas croyable. Roulement de yeux énervés. Cette Kayla parlait pour absolument rien dire, chose agaçante. Il n'avait pas l'intention de répondre qu'une idée s'alluma comme une ampoule dans sa tête. Probablement qu'elle n'allait pas arrêter de parler alors il allait lui donner une réponse. Le Marsh tourna la tête tranquillement vers sa bruyante colocataire.

- Moi ?

Il se leva et s'approcha de Kayla, d'une lenteur calculer, de dos et les épaules droites. C'est que maintenant qu'il remarquait l'étrange tatouage au visage de la blondasse. D'après ce qu'il savait, habituellement les femme ne se faisait pas tatouer dans des endroits aussi voyant.

- Elric Marsh. Mon pouvoir explose les gens et répand leurs entrailles façon puzzle.

Dit sur le plus sérieux des tons, il lui avait vraiment dit la vérité... mais pas toute. Faut garder des surprises dans la vie. Rendu à un mètre d'elle, il s'arrêta. Ses yeux restaient fixés au point central du tribal bleu autour sur le haut du visage de la chaman. Il assista alors à la tout aussi étrange disparition du tatouage. Froncement de sourcils.

- T'avais pas un truc sur ton...

Elric pointa vaguement du doigts le tour de ses propres yeux pour terminer sa phrase. Il était certain qu'il n'y avait pas quelques secondes elle avait une espèce de marque sur le visage. Il recula alors d'un pas et il vit le 'tatouage' réapparaître. Alors... ça faisait parti de son don ? Son froncement de sourcils s'accentua, méfiant.

- C'est quoi ton pouvoir ? Qu'est-ce qu'il fait ? C'est quoi cette marque là ?


( Mon pouvoir fait 'disparaître' ta marque à une proximité d'un mètre de moi. Ton pouvoir devrais techniquement pas fonctionner non plus dans ce diamètre, à moins que tu veuille me débattre ton point sur une raison 'possible' de pourquoi mon pouvoir aurait pas d'effet sur le tien mais ça devrait pas. )
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 8 Avr - 14:36

(Non, je n'ai pas de soucis avec ça, c'est ton pouvoir après tout)

La blonde put voir qu'elle irritait à un très haut point son colocataire. Ca va être joyeux dis donc ici... Pas que ça m'embête, mais... Kayla roula des yeux à son tour lorsqu'il demanda si c'était de lui qu'elle parlait. Noon, sans blague ? Qui d'autre, imbécile ? Il s'avança alors lentement, d'une façon qui ne plut pas à la jeune femme. Il était grand, et elle, assise ainsi sur son lit, ne pouvait que le regarder s'approcher encore plus d'elle. Elle se crispa quelque peu, priant pour qu'il n'ai pas la mauvaise idée de le toucher.

A la description du pouvoir d'Elric, la chaman haussa ostensiblement l'un de ses sourcils, sans toutefois montrer une quelconque émotion sur son visage. Il s'était arrêté à environ un mètre d'elle, et elle n'était vraiment pas à l'aise. Dégage. C'est mon espace vital. Dégage ! Mais elle ne disait rien, ne montrant pas son agacement au chaman. Ca lui aurait fait trop plaisir. Mais son pouvoir est pire qu'étrange. Kayla s'aperçut alors que le Marsh contemplait son visage, ou plus précisément son tatouage. Instinctivement, la blonde rentra quelque peu sa tête dans ses fines épaules, et fronça les sourcils. T'as vraiment un problème avec ma gueule ou t'es juste un putain de myope ?

- T'avais pas un truc sur ton...

Kayla fronça encore plus les sourcils, désormais en colère. Elric était en train de lui parler de son tatouage. Mais pourquoi utilisait-il l'imparfait pour en parler ? La blonde énervée vit son colocataire reculer, et froncer encore plus ses propres sourcils, comme s'il tentait de résoudre un puzzle très compliqué. Kayla allait lui répondre avec tout le venin qu'elle était en train d'accumuler, lorsque les paroles du brun la coupèrent dans son élan. Toute trace de colère disparut pour laisser place à un étonnement non feint. Reprenant bien vite une expression neutre, elle regarda son colocataire comme s'il s'agissait d'un attardé. Je comprend pas pourquoi il parlait de mon tatouage au passé.

- T'en poses des questions pour un muet.

Elle soupira alors, fermant les yeux deux secondes. Je n'ai pas vraiment envie de répondre, mais c'est moi qui ai lancé le sujet...

- Mon pouvoir est Nyx.

Elle laissa un temps au Marsh pour tester ses connaissances en mythologie grecque. Même s'il avait compris la référence, il n'en laissa rien deviner, elle la blonde continua sous le regard insistant de son colocataire.

- Je rends les gens aveugles en les touchant. Et cette Marque est apparue en même temps que ce... "don". Je ne sais pas non plus ce que c'est, ou à quoi ça sert, à part que je fais office de lampadaire à chaque fois que je l'utilise, et...

Et je parle trop. La chaman avait cependant omis de préciser que son don avait une durée limitée - ou non - dans le temps. En effet, selon le nombre de secondes ou minutes pendant lequel elle touchait sa victime, la cessité serait plus ou moins longue... voire permanente. Elle était allée jusqu'à cette extrémité, une fois. Elle n'avait pas vraiment eu le choix...
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 8 Avr - 22:30

Il avait visiblement offensé la demoiselle en la dévisageant et en parlant de son tatouage. Probablement qu'elle en avait un complexe. Avec un machin aussi voyant sur le visage et qui semblait être en lien avec un possible don lui non plus n'aurait surement pas apprécié des remarques sur celui-ci. Elle exprima effectivement l'agacement de ses questions. Mais de la le traiter de muet... il y avait une sacré différence entre muet et peu bavard et comme il avait parler après être entré dans la chambre... Disons que son opinion sur la possible brillance de la blonde n'allait pas très bien. Par chance pour sa patience et pour Kayla aussi, elle lui parla de son pouvoir. Nyx, d'après ses connaissances elle était la déesse personnifiant la Nuit, ça ne lui avançait à pas grand chose. Quoique le nom s'associait bien avec la marque qu'elle avait. Elric continua de la fixé jusqu'à ce qu'elle explique qu'est-ce qu'était son pouvoir. Le chaman fut perturber. Génial, les 'dons' de sa race étaient vraiment tous si horrible ? Il faisait exploser des gens et Kayla pouvait les rendre aveugle qu'avec un simple contacte. Aveugle... c'était par contre un pouvoir intéressant et surement très utile si on savait le maîtriser.

Il fit un signe à la blonde d'attendre une minute et il s'en alla dans la salle de bain pour y ramasser un morceau de miroir brisé. Le Marsh fit bien attention de refermer la porte une fois sortie. Il n'était pas très fier de ce qu'il avait fait dans cette pièce et ne voulait surtout pas subir un autre interrogatoire, celui de Julian lui avait suffit amplement. Julian... qu'est-ce qu'ils allaient se dire la prochaine fois qu'ils se verraient ? Le chaman n'était pas certain de vouloir recroiser l'humain vue tout ce qui s'était passé avec lui... Et le fait qu'il s'était lui-même sauver comme une lopette, il était certain qu'il allait lui remettre sur le nez !

Elric revint de la salle de bain avec le bout de miroir en main qu'il présenta à Kayla pour qu'elle se voit. Sa marque était visible, jusqu'à ce qu'il s'approche à un mètre près d'elle. Le tatouage bleu se dissipa comme à la première fois qu'il l'avait approcher à cette distance et elle pouvait le voir.

- Pour être franc mon pouvoir se limite pas seulement à faire exploser les gens.

Il lui tendit le bout de miroir qu'elle prit pour mieux regarder le phénomène de la disparition de sa marque. Le pouvoir que la chaman détenait intriguait fortement le Marsh qui se mit à repenser aux expériences suicidaires de sa vie.

- Aveugle... Ça c'est un truc que j'ai jamais essayé.

Il lui saisit vivement une main avant qu'elle ne puisse esquiver mais fit attention à ne pas lui faire mal non plus. Kayla sembla horrifier du contacte, probablement parce qu'elle venait justement de le prévenir qu'en touchant les gens elles les rendait aveugle... Quoi qu'il était certain que ce n'était pas volontaire. Lui aussi son pouvoir était activé en permanence, il pouvait comprendre un peu. Elric lâcha la blonde, regarda sa propre main et la referma en un poing. Il voyait toujours, il ne s'était rien passé.

- On dirait que je suis immunisé contre ça aussi... Bon à savoir...

Devenu soudainement désintéresser et l'affichant d'une expression totalement neutre, il se retourna tout simplement pour retourner s'asseoir sur son lit. Il fit deux trois clic sur son ordinateur qu'il referma ensuite pour le jeter négligemment dans son sac de sport. Le Marsh avait sans essayé hésiter si le pouvoir de la chaman l'atteignait pour une raison précise. S'il devenait aveugle, il ne pourrait certainement plus avoir d'hallucinations visuels... du moins logiquement. Mais bon, ça ne marchait pas et il ne pouvait pas y faire grand chose non plus.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 9 Avr - 0:55

Elric était tout d'abord parti vers la salle de bain, où la chaman put apercevoir une fois de plus les débris qui jonchaient le sol. Mais son colocataire referma bien vite la porte, et revint vers Kayla, un bout de verre dans les mains. Nerveuse, elle se braqua à nouveau, rentrant une fois encore sa tête dans ses épaules, mimique qui semblait être devenu une habitude. Qu'est-ce qu'il veut fait avec ça ? De nombreux scénarios défilaient dans sa tête, tandis que le brun se rapprochait peu à peu d'elle. Il fit alors un mouvement rapide avec son poignet, et la chaman, tendue comme un ressort, était prête à s'éloigner de cet homme.

Cependant, elle se calma en s'apercevant qu'il ne faisait que lui montrer son propre reflet. Reprenant une position normale, presque décontractée, elle haussa ses sourcils en dévisageant le chaman. Oui, c'est mon visage, je le connais. Je connais bien la Marque, alors qu'est-ce que... Le cours de ses pensées fut lui-même interrompu lorsque le Marsh se rapprocha à nouveau d'elle, toujours en tenant le miroir pour qu'elle puisse se voir. La Marque s'estompait peu à peu, et bientôt, elle ne fut plus là. Les yeux écarquillés d'étonnement, Kayla dévisagea son reflet. Elle n'avait plus eu l'occasion de se voir ainsi, sans tatouage, depuis ce qui lui avait semblé être une éternité. Comment... ? Elle était tant accaparée par ses propres pensées qu'elle n'eut pas le temps d'analyser les paroles de son colocataire.

Il lui avait attrapé le poignet avec force, tandis que Kayla réprimait le cri de surprise qui voulait surgir de sa gorge, et qui se mua en une sourde plainte, ressemblant davantage à un long gémissement. Ses yeux écarquillés, cette fois d'horreur, allaient tour à tour de la main du Marsh à son visage, impassible. Mais t'es complètement taré !! Lâche-moi ! Lâche-moi !! Heureusement, il la lâcha vite, ce qui empêchait une cessité perpétuelle, mais Kayla ne put s'empêcher de dévisager son colocataire. Il regardait sa main, sans grand intérêt, puis la laissa retomber le long de son corps, visiblement ennuyé. Les paroles de la chaman n'étaient plus qu'un murmure tremblant tandis que le Marsh retournait à son ordinateur.

- Immunisé... ? C'était un putain de test ? Tu te rend compte que t'aurais pu devenir aveugle, espèce de dégénéré suicidaire ?!

Son ton montait peu à peu, mais elle ne se mit pas à crier. Elle sentit une larme qui stagnait dans son oeil gauche, qu'elle essuya rageusement d'un revers de la main. Elle avait eu peur que son pouvoir se déclenche sans son accord. C'était elle qui devait toucher les autres. Pas le contraire. Les Autres n'étaient pas censés l'approcher. Ses paroles étaient sorties d'elles-même, et elle ne comprenait pas réellement pourquoi elle avait parlé de suicidaire. Mais peu importe, ce mec est taré !
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 9 Avr - 14:35

Elric fit semblant que la remarque ne lui avait rien fait. Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous aujourd'hui ? Il en avait marre que tout le monde le prenne pour un con... Dire que dans son ancien école il était respecté et presque vénéré ! Ses notes étaient toujours plus qu'excellente et personne ne lui parlait de manière à attiré sa colère. À House s'était différent... il n'était personne. Quand il combattait il se faisait traiter d'idiot et il n'y avait aucun cours dans lequel montrer son génie naturel. C'était drôle comment il se sentait soudainement déprimé. Cet endroit ne lui donnait vraiment aucun sentiment d'accomplissement. Sauf qu'il était toujours mieux ici que dans son ancienne vie. Il regarda à peine Kayla quelque secondes, jouant ensuite nerveusement avec ses mains, ses doigts se frottant frénétiquement.

- Ouais... j'aurais pu. Personnellement j'm'en fou. Et puis je semble être immunisé à tout ce qui sort de l'ordinaire donc...

Ce qu'il expliquait pas c'était que ça avait rapport avec son pouvoir. À ce qu'il en comprenait, il absorbait l'énergie qui alimentait les pouvoir et quand il en avait trop accumulé... c'était là que tout explosait. Le chaman n'avait aucun contrôle là-dessus et se demandait même si s'était possible d'en avoir... Peut-être qu'il trouverait des réponses en allant voir le surveillant chaman comme le lui avait conseillé son ancien colocataire...

Bon, s'était pas qu'il était fatigué de la journée de merde qu'il avait eu mais c'était pas mal ça. Il s'étira pour ramasser l'un des sacs de ses courses par terre mais s'arrêta au milieu de son geste, un rictus de douleur sur le visage. Le Marsh soupira, se leva et se pencha adéquatement pour ramasser le sac qui contenait des effets de pharmacies. Il n'avait pas trop envie que Kayla le voit changer ses pansement ou plutôt... qu'elle voit les très récentes cicatrices sur ses omoplates. Il alla donc s'enfermé dans la salle de bain, regrettant le bordel qu'il y avait fait intentionnellement... et pas... Elric glissa les yeux vers la douche. La dernière personne qui l'avait utilisé était Julian... Julian avait été nu dans cette pièce... Et bordel pourquoi est-ce qu'il pensait à ça ? Le chaman retira sa camisole noir, changea les pansements de ses omoplates sans trop de problème, ceux de ses mains non plus, c'est quand il arriva à faire le bandage de ses côtes qu'il eu un peu plus de misère. En fait, il n'y arrivait pas vraiment... Il regarda le bleu qui s'étendait sur le côté gauche de sa cage thoracique, le centre tirait plutôt sur le mauve foncé... Il soupira et sorti de la salle de bain. Quand on a pas vraiment le choix...

- Hum... Kayla ? Maintenant qu'on sait que tu ne me rendras pas aveugle... tu...

Il détestait demander de l'aide. Encore plus à une femme. Encore plus si elle était blonde.

- Tu... Est-ce que tu pourrais m'aider ? J'ai... je dois mettre un bandage... pour mes côtes...

Elric se tourna et leva un peu le bras pour lui faire voir sa blessure. Il avait un sourire crisper sur le visage. Il espérait qu'elle ne pose pas trop de question sur comment il l'avait eu. Quoi qu'il n'avait pas honte à dire que c'était en se battant avec un autre élève d'ici mais il avait surtout peur qu'elle demande pour les autres plaies.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Dim 15 Avr - 23:01

Kayla ne répondit rien à la remarque de son colocataire. On ne répond rien à un fou. Toujours énervée, elle tourna brusquement la tête, sourcils froncés, pour ne plus voir son colocataire. Ce mec est barge, barge de chez barge ! La jeune femme n'arrivait pas à comprendre les intentions du chaman. Voulait-il se tuer ? Juste tester sa soit-disant "immunité" ? Ou avait-il tout simplement des cases en moins ? Raaaaah, mais je m'en fous, il fait bien ce qu'il veut, tant qu'il me laisse tranquille ! Depuis l'arrivée de ses pouvoirs, la lycéenne n'avait jamais apprécié, ni accepté qu'on la touche. Et voilà que cet homme le faisait, impunément, en connaissant la base de sa malédiction. Les Chamans sont-ils les seuls à avoir des malédictions ? Les pouvoirs des autres sont-ils aussi... pesants ? Les questions que se posait la chaman l'empêcha de voir son colocataire partir vers la salle de bain, et instinctivement, elle se détendit.

Tous ses muscles bandés se relâchèrent d'un coup, et elle soupira, comme si elle sortait d'un cauchemar. Elle remarqua alors l'absence du Marsh. Etonnée, elle parcourut la pièce des yeux, et, ne le trouvant nul part, reposa ses pupilles dorés sur la porte de la salle de bain. Close. Kayla ouvrit la bouche pour parler, mais se ravisa à la dernière minutes, et ses lèvres se refermèrent à leur tour. Elle entendait Elric s'affairer dans la salle qu'elle ne pouvait voir, mais elle ne parvint pas à deviner ce qu'il faisait. Au moment où elle allait détourner son attention pour faire autre chose, la porte s'ouvrir à nouveau sur le chaman, visiblement gêné. Torse nu, il tenait des bandages dans ses mains, et ne semblait pas s'en sortir avec elles.

- Hum... Kayla ? Maintenant qu'on sait que tu ne me rendras pas aveugle... tu...

Il marqua une pause. Qu'est-ce qu'il veut encore... ?

- Tu... Est-ce que tu pourrais m'aider ? J'ai... je dois mettre un bandage... pour mes côtes...

Pour compléter ses paroles, il se retourna légèrement, et lui montra sa cage thoracique. Un énorme bleu, qui ressemblait bien plus à un hématome mauve, dessinait une longue marque sur ses côtes. La chaman put également voir les pansements déjà posés sur ses omoplates et ses mains. Yeux écarquillés, la jeune fille restait immobile, sans parler. Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Mais elle se reprit bien vite, tout de fois gênée à son tour.

- Je... Laisse-moi faire.

Elle se leva du lit sur lequel elle était assise, et se dirigea vers son colocataire. Elle empoigna les bandelettes, mais s'arrêta au moment de les poser sur les côtes du jeune homme. Elle se mordit la lèvre inférieure en apercevant que ses mains tremblaient. Bien qu'elle sache que son pouvoir était inactif sur cet homme, elle ne parvenait pas à se faire à l'idée de toucher quelqu'un. Ce simple geste lui était interdit depuis trop longtemps à son goût. Pour se convaincre que le Marsh ne craignait rien, elle contempla le temps de quelques secondes son reflet dans l'un des morceaux de miroir brisés, et soupira. Pas de Marque. Elle respira lentement, ferma les yeux le temps de quelques secondes de plus, et les rouvrit, plantant ses prunelles dorées dans celles du chaman. Il pouvait bien se moquer d'elle pour le temps qu'elle prenait, elle s'en fichait. Le tremblement de ses mains se stoppa alors, et elle commença à refermer les bandes sur le thorax de son colocataire. Au bout de trois tours serrés, elle lui lança un regard furtif. Mais il semblait aller bien, et elle en fit un quatrième et dernier. Ceci fait, elle referma les bandelettes avec un scotch médical qu'elle trouva dans le sac plastique que le Marsh avait rapporté dans la chambre. Au moment de finir, elle aperçut d'autres plaies, infimes. Elle s'étonna, et regarda Elric en haussant les sourcils.

- Comment...

Le regard du chaman l'enjoignait à ne pas poursuivre. Mais je me fiche bien de ce qu'il pense, s'il ne l'a pas compris.

- Qu'est-ce que c'est que toutes ces plaies ? Tu t'es battu ?

On aurait dit un mauvais feuilleton, avec la mère rabrouant son fils trop castagneur. A cette image, Kayla laissa échapper un petit soupir d’agacement. Il répondra bien ce qu'il voudra.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 16 Avr - 0:10

Visiblement, la blonde avait autant un problème avec sa présence que lui avec la sienne. Bien, ça leurs faisait un autre point commun avec leur pouvoir maudit. Elle avait fait un temps d'arrêt avant d'accepter de l'aider. Il avait même cru qu'elle refuserait complètement. Kayla prit bien son temps avant de s'approcher et même qu'une fois qu'elle eu le matériel en main, elle resta comme figé. Les secondes étaient longues pour le jeune Marsh dont les pensés fusaient dans son esprit. Il pouvait comprendre complètement que c'était le pouvoir de la chaman qui la retenait. Elle avait dû passé de très long moment sans pouvoir toucher personne de peur de rendre aveugle ceux qui lui était cher. Sauf que la marque bien visible dans son front avait dû en éloigner plus d'un... C'était triste pour elle. Quoi qu'il s'en fichait totalement. Il n'avait jamais vraiment perdu quelqu'un de proche... Il n'en avait jamais eu de personnes proches de lui et ça l'arrangeait pas mal. La deuxième chose qui lui passa par la tête c'est qu'elle avait surement compris qu'il ne s'était pas fait ça en tombant. Peut-être qu'elle avait peur de lui. Mais Kayla fini bien par lui faire ce bandage. Elle était délicate, en tout cas plus que Julian. Julian... encore lui... pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il vienne l'embêter jusque dans ses pensés ?

Pendant que son esprit dérivait, il n'avait pas remarqué le regard insistant de la blonde qui regardait ses autres blessures. C'est la qu'elle commença à le questionner. Non merde pas encore ? Mais qu'est-ce qu'il avait fait à dieu pour qu'il lui en veuille autant ? Soupirant désespérément, il ferma les yeux et baissa la tête. Elric recula de deux, trois pas et prit sa tête entre ses mains avec découragement.

- Ouais, j'me bats souvent... Tu es avertie pour l'avenir maintenant.

Il releva la tête et croisa les bras, prenant un air autoritaire. Il ne comprenait même pas pourquoi elle lui posait la question. Non, il ne comprenait pas pourquoi TOUT le monde lui parlait de ça. Ils pouvaient pas êtres normales et l'ignorer comme tout le monde ? Depuis qu'il était à House, ceux qu'il avait rencontré en voulaient à sa vie personnelle et l'attaquait sur se front avec des questions dont il ne savait foutrement pas quoi répondre ! Pendant qu'il y était, avant de se faire encore plus chier...

- Et s'il-te-plait, ne me sort pas un truc du genre '' La violence c'est inutile'', '' Les mots valent mieux que les poings'', ce genre de discours j'en ai marre.

Il détourna le regard après avoir dit ça en voyant qu'elle le dévisageait encore. Et maintenant, elle devait se dire qu'il était soit complètement stupide ou complètement fou... Stupide il ne l'était malheureusement pas. Peut-être que ça aurait simplifié sa vie. Et fou... oh misère, ça devait être sa plus grande phobie.

- Eum... j'crois qu'on...

Elric se retourna soudainement vers son lit . Non mais, qu'est-ce que t'essais de faire ? Une conversation normal ? Ah mais mon pauvre, si tu commence maintenant tu vas t'enfoncé tout seul à force de chercher quoi dire... Ouais... et je ferais mieux d'arrêter de me parler à moi-même parce que là, Kayla à vraiment de quoi à me trouver plus que bizarre. Le chaman se dirigea sans un mot vers son lit, dans lequel il se coucha en relevant la couverture sur sa tête et se tournant pour faire dos à sa colocataire.

- Bonne nuit.

Voilà, conversation close. Du moins il l'espérait. Certain que maintenant ça paraissait grave qu'il n'était pas du tout doué avec les contactes humains.
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 16 Avr - 12:02

Le Marsh parut se renfermer sur lui-même à la question que la chaman avait posé. Il se recula en baissant la tête, comme s'il avait honte de ses propres paroles, mais son esprit fier reprit bien vite le dessus, et Kayla crut apercevoir une once de défi dans le regard de son colocataire. Alors comme ça, il se bat souvent ? Il fait bien ce qu'il veut, après tout. Maintenant qu'il avait pris cette position, bras croisés et menton relevé, il était bien plus grand qu'elle. De plus, cet air supérieur et autoritaire sur son visage ne lui plaisait pas. Mais j'en ai marre, c'est pas parce que je suis une fille, petite, et que mon pouvoir ne marche pas sur toi que tu dois penser pouvoir me marcher dessus !! Tsss... Les mecs, c'est bien tous les mêmes.

En vérité, elle n'en savait rien. Certes, elle avait toujours été une fille plutôt petite - mais pas tant que ça au final -, les garçons ne l'avaient que rarement pris de haut. Avant la Marque, du moins. Depuis, sa vie avait tellement changée qu'elle avait même voulu ne plus aller à son lycée. Et pourtant, elle y retournait. Même si elle était rejetée par ses ex-amis, ou bien moquée par toute la clique du lycée. Elle s'en fichait à vrai dire. Le seul regard qui lui faisait mal était celui de sa prétendue meilleure amie. Mais c'est le passé. Le ressasse pas.

Kayla continuait à regarder Elric, l'écoutant attentivement, tout en se rendant compte que ses yeux d'une couleur particulière, ainsi que son tatouage qui était certainement réapparu devait être dérangeant. Il faudra qu'il s'y fasse. Chacun ses contraintes.

- Et s'il-te-plait, ne me sort pas un truc du genre '' La violence c'est inutile'', '' Les mots valent mieux que les poings'', ce genre de discours j'en ai marre.

La chaman haussa les sourcils à ces quelques mots. Ainsi, il avait eu un entourage assez stupide pour lui donner ce genre de conseils ? C'est les mots qui te font continuer, quand on a l'esprit de contradiction... Ils étaient donc très cons. En effet, Elric semblait avoir cet esprit retord qui n'acceptait pas le moindre sermon. Il allait dire quelque chose de plus, mais s'arrêta bien vite, et se retourna subitement vers son lit, avant de s'allonger. Sa présence l'incommodait, et la chaman en était désormais certaine. Dieu, je le comprend. Qu'est-ce qu'on peut dire dans ce genre de cas...

Il lui souhaita une bonne nuit, voulant clore ainsi leur conversation, si c'en était une. Tu crois que tu vas t'échapper comme ça ? Le Marsh était désormais invisible, sous son couverture, mais Kayla devinait qu'il lui tournait le dos. A pas de loup, elle se rapprocha de lui, et s'arrêta à environ un mètre du lit. Je sais que tu peux m'entendre. Elle se pencha alors légèrement, ses longs cheveux blonds pendants devant son visage. Elle se mit à murmurer.

- Je ne suis pas là pour te faire la morale, Elric. Si je suis ici, c'est que j'ai aussi commis des fautes...

Elle se mordit la lèvre inférieure si fort qu'elle sentit une seule goutte de sang perler dessus. Elle se souvenait de cet homme, à la sortie de son lycée, avec ce couteau effilé. L'avait-il attaqué parce qu'il était au courant de son don ? Sa mère l'avait pourtant avertie. Si je l'avais écoutée, je ne serais peut-être pas ici... Mais elle savait bien qu'elle n'aurait pas écoutée sa mère, dans tous les cas imaginables. Cette femme qui ne l'aimait pas. Et son père qui n'avait pas d'opinion. Un rictus déplaisant déforma quelques secondes le visage de la blonde. "Quelle famille magnifique tu as, Kayla !", "Tu en as de la chance !" C'est ça... Allez tous vous faire foutre.

- Et je ne crois pas que les mots valent mieux que les poings. Mais nos pouvoirs valent mieux qu'eux. C'est pour ça qu'il sont dangereux. ... Mais ça, tu le sais déjà, pas vrai ?...

Elle s'arrêta sur ces mots, comprenant bien vite qu'en dire plus ne servirait à rien. Elle se redressa alors, partit vers la salle de bain, et se changea vite. Les morceaux de miroir qui était par terre renvoyaient par mille et une façons son reflet, au grand désespoir de la chaman qui voyait partout cette Marque maudite. Elle aperçut également, le long de sa cuisse droite, cette cicatrice. Tu n'es pas le seul Elric. Loin de là... Elle dessina le contour de sa cicatrice encore blanche, avant de finalement sortir de la salle d'eau. Soupirant, elle éteint la lumière, et partit vers son propre lit.

- Bonne nuit.

Mais elle ne parvint pas à trouver le sommeil, et savait qu'elle n'y arriverait pas avant un moment.

*****

Elle se réveilla plus tard dans la journée. C'était encore le matin, mais le soleil s'était levé. Elle se leva alors à son tour, partit prendre une douche, et s'habilla. Jean, tee-shirt blanc et un gilet de sport, Kayla fut vite prête. Une queue de cheval sur le côté droit de son crâne, elle se regarda alors avec satisfaction dans le miroir. Son sourire s'estompa en voyant une nouvelle fois sa Marque. Elle sortit, et soupira d’agacement en voyant que son colocataire n'était toujours pas levé. C'est pas qu'on a une sortie importante, mais... Elle ne voulait pas le réveiller en étant trop proche de lui. Je sais pas comment il peut réagir, après tout ! Elle prit alors son propre oreiller, et le balança sur la tête du Marsh qui était désormais hors de sa couette.

- Debout la marmotte grincheuse ! Tu te rappelles pas qu'on a tous reçu l'ordre d'aller au Mont Fuji aujourd'hui ?

Le ton de la chaman n'était cependant pas agressif. Elle se mit même à glousser doucement en voyant la tête endormie d'Elric. Elle était en train de lacer ses chaussures lorsqu'il daigna se lever. Prête, elle prit un sac en bandoulière, et prit certaines de ses affaires dont elle aurait certainement besoin, et s'adressa à son colocataire qui se préparait.

- Je pars d'abord, ou je t'attends ?
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MessageSujet: Re: Chambre n°4 Lun 16 Avr - 22:49

Bien, cette fille était pas mal, au moins elle ne s'entêtait pas à lui faire la moral. Sous les couvertures par contre il grimaça. Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'elle s'approche autant de lui ? Elle avait quoi en tête ? C'était tout de même pas une perverse ? Quel sorte de faute qu'elle avait commise ? Une panique silencieuse crispait son corps alors que les questions tournaient au quart de tour dans sa tête, une multitude de scénarios catastrophes digne des pires films hollywoodiens défilant l'un à la suite des autres. En plus c'était vrai qu'ils étaient dans une maison de redressement... Elle avait fait quoi ? C'était une tueuse en série !? Une blonde nymphomane !? Une psychopathe !? Peut-être qu'elle avait déjà fait des vols à mains armées !? Ok... ça devenait ridicule. Respire Elric, respire... Et s'il-te-plait ne me conte pas ta vie Kayla. Moins j'en saurais et mieux je vais me porter ! J'en ai rien a foutre de la vie des autres et donc eux ça devrait être de même avec la mienne... Et putain faut que j'arrête de monologuer tout seul...

De rencontrer une fille qui comprenait si bien la vie au point de comprendre qu'il en avait rien à foutre de la morale ne... l'enchantait pas tant que ça. C'était surtout une preuve qu'elle aussi devait être... eum... spécial ? Alors savoir comment expliquer mieux que ça sa vie en général. Quand elle parla des pouvoirs son esprit s'arrêta pendant au moins une bonne minute. Leurs pouvoirs étaient dangereux, ça s'était un fait. Il était très chanceuse de n'avoir encore tuer personne ici... Parce que d'après les probabilités, il serait plutôt évident qu'une personne au plus aller se retrouver à l'infirmerie ou même dans un cercueil... Le Marsh avait faillit faire éclater Julian deux fois, avait détruit un couloir et sa salle de bain sans le vouloir quand même... S'il voudrait avoir une chance de ne buter personne, il était mieux de s'enfermer autant de temps qu'il le pouvait, et ce de préférence, dans une chambre d'une personne normale...

Mais s'il pouvait utilisé délibérément son pouvoir, le déchaîner, sur une personne en particulier... S'il pouvait avoir que la moindre chance de tuer son père, de le voir en lambeau et inerte, il était près à sacrifier sa liberté, le peu d'intégrité qu'il avait et même son humanité.

Kayla fini par s'en aller, se préparant pour dormir et terminant la ''conversation'' sur un bonne nuit. Wow... sérieusement, c'était quand la dernière fois qu'il avait dit bonne nuit à quelqu'un et que la personne lui avait répondu ? Ça devait surement remonté à l'époque où son petit-ami était encore en vie... Pendant un long moment, un très long moment, tout deux ne parvinrent pas à trouver le sommeil...

Cette nuit là, j'ai rêver d'une porte. Tout était noir et au bout de cette obscurité sans forme et sans délimitation, cette porte me narguait. Sans comprendre pourquoi, j'étais angoissé devant ce simple panneau de bois muni d'une poignée qui flottait dans ce monde onirique. Sans avoir de contrôle sur mes actions, je courais vers cette porte et je l'ai traversé. De l'autre côté il y avait un souvenir de ma mère. Peut-être à cause de ma rencontre avec Kayla et sa présence dans la chambre. Quelquefois j'ai vraiment du mal à me comprendre et un évènement aussi banal que l'arrivé de ma colocataire peut me troubler, me pousser à la tranchée de mes questions fondamentales. Dans tous les cas, la présence de la blonde avait fait rejaillir l'image de ma toute aussi blonde de matrice. Le songe était la reconstruction d'une nuit cauchemardesque où ma mère était entré dans mon lit. Elle se masturbait juste à côté de moi, et elle m'a demander de l'aider. Je ne me souviens plus trop qu'elle âge j'avais, je me sentais obligé de faire ce qu'elle me demandait, parce qu'elle m'avait promit plein de chose, ça non plus je ne me souviens plus très bien. Je me souviens par contre que cette fois-là elle voulait bien que je l'appel maman. Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai commencer à détester les femmes et à me méfier particulièrement des blondes. Les paroles de dictateur de mon père en était aussi pour quelque chose.

Le rêve s'interrompit vivement me ramenant à la course pour rattraper une deuxième porte. Celle-ci contenait un court souvenir de moi et ma soeur lorsqu'elle était bébé. Je la tenais dans mes bras, caché dans sa chambre alors que j'entendais mon père mettre une sale raclée à ma mère.

La troisième porte fut la bonne si on pouvait le dire ainsi. Derrière celle-ci il y avait un jeune homme. Il était nu. Enfin un rêve agréable. Mais quel était pas la surprise en s'apercevant que l'inconnu était en fait Julian. Là, j'avais de sérieuses questions à me poser. Questions qui ne m’intéresseraient qu'à mon réveil. Pour le moment, valait mieux profiter de l'instant...


*******

... Où il se faisait brutalement réveiller par une attaque d'oreiller. Elric se redressa d'un coup en plissant les yeux, une main devant son visage. La lumière était vive. Ça devait donc être le matin... Il émit un bâillement grossier pour ensuite se masser le visage pour faire disparaître les traces de son sommeil.

- Hum ? Fuji ? Where the fuck I am... ?

Encore et toujours son problème à se situer dans le temps et l'espace après avoir dormi... Il avait dormi ! Oh mais putain le miracle ! Il avait fait une nuit complète ! Le chaman se tourna dans la direction où était venu l'attaque et sursauta en voyant sa colocataire. Ah ouais... c'est vrai... il était à House Fukkou... Génial, et cette fois-ci c'était pas sarcastique, il était loin mais très loooooooin de chez lui. Donc il avait seulement cauchemardé... Quoi qu'il n'y avait pas eu que du mal dans les rêves de cette nuit...

- Kayla sorry... hum... désoler... Mont Fuji ? Me rappel pas...

Ou plutôt il n'avait pas écouter c'était très plausible. Alors ils allaient faire une sortie ? Genre... sortie éducative d'une classe de bras cassés mais en plus, de bras cassés qui pouvaient rendre aveugle ou faire exploser les gens ? Génial, et là c'était sarcastique. Le Marsh regarda la blonde qui avait surement mit du temps sur son habillage et qui avait donc du passer par la salle de bain... elle n'avait pas l'air si traumatisé que ça par le sang qu'il avait laissé sur les murs... Elle était supportable cette fille. Donc il la regarda, regarda le plafond, le pied du lit... la regarda de nouveau puis il leva la couverture pour regarder de nouveau au plafond en répondant.

- En fait, ne m'attend pas...

Elric sorti du lit mais de dos à Kayla. Quand il se leva, il sautilla doucement sur ses pieds en replaçant son pantalon avec lequel il avait eu la brillante idée de dormir. Sans dire autre chose, il se prit des vêtements de rechange en partant ensuite vers la salle de bain. Malgré sa gêne, il ne mit pas d'emphase à essayer de cacher son érection matinal et s'enferma seulement dans la salle d'eau. C'est là, sous la douche, qu'il commença à se poser des questions. La dernière chose qu'il se souvenait de son passage onirique était Julian. Julian nu. Julian nu et avec d'autres détails qu'il n'étaient pas obliger de citer, son malaise étant assez grand face à la situation. Il termina sa douche à l'eau froide pour se rafraîchir les idées et s'habilla ensuite en vitesse. En sortant, il remarqua que sa colocataire était déjà parti. Le chaman ramassa au passage ses clés, son cellulaire, ainsi que son précieux mp3. En passant pour aller au hall, il allait dire au concierge qu'il fallait ''réparé'' quelques petits trucs dans la salle de bain. Ça tombait bien cette sortie.
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Chambre n°4

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