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Infirmerie

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MessageSujet: Re: Infirmerie Dim 5 Fév - 20:12

(crea:je suis confus tam de vous avoir un peu saboté votre rp, même carrément)
_ Mais non, mais non, voyons ! Il ne faut pas le prendre comme ça ! Écoutes, c'est vrai que je suis professeur mais... Uniquement des 'humains', pas des jeunes comme toi. Tu comprendras donc que je ne vais pas t'être d'un grand secours dans l'apprentissage de tes 'pouvoirs'. En revanche, je connais quelqu'un qui saura répondre à toutes tes questions !

- C'est vrai vous croyez ? Qui es ce ?

Elle a eu le don de me redonner espoir, peut être que c'est un envoyé de la providence genre Gandalf dans le seigneur des anneaux, mais si vous savez le gars qui crie "Vous ne passerez pas !" bon enfin bref...Il doit être grand fort et sage je me le représente assez bien maintenant...


« M'as-tu entendu te dire une seule fois que tu m'ennuyais avec tes histoires ? Si ce que tu me dis depuis tout à l'heure ne m'intéressais pas et me faisais ni chaud, ni froid, crois-tu vraiment que je serais là à t'écouter alors que je suis censé me reposé ? Cesse donc de te plaindre et remonte tes manches, la vie ne t'apportera pas ce que tu désires tout frais dans ton bec ! Ce que tu veux, c'est à toi de l’obtenir et par tes propres moyens ! Maintenant, écoutes bien ce que je te dis et ne me coupe pas ! Comme je te l'ai dis, je ne suis pas la personne à qui tu dois poser toutes ces questions. Moi, je ne suis qu'une simple humaine, rien de plus. Si tu veux avoir des réponses et les bonnes, tu dois directement aller là où tu es sur d'en avoir, soit, rendre visite au directeur de la maison. Je n'ai pas la possibilité de te dire exactement où le trouver mais je t'assures que tu sauras tout si tu vas le voir.


Elle avait dit ça d'un ton froid et autoritaire, elle avait raison je ne pouvais pas baisser les bras devant le moindre problème ou obstacle qui ce présente sur ma route aller ressaisit toi Toshiro ! Je vais lui demander de venir avec moi le voir je n’arrive vraiment pas envie d'aller tout seul le voir oui c'est que il doit être très important et imposant bref...

- Ah ! Oh fait... Bon anniversaire !

Ces paroles eurent sur moi l'effet d'une bombe de quoi réveiller et enchanter les morts

- Excuse moi, pour ce que je vais faire

Et je la pris dans mes bras,la serrant pas trop fort a cause de sa blessure puis je rendis compte de quelque chose j’étais blessé au dos je crois tout compte fait que je vais devoir rester a l'infirmerie
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Infirmerie Dim 5 Fév - 21:34

La porte s'ouvrit sans qu'il n'eut à la toucher. Sakuya était toujours évanouie sur son épaule et Yui, il lui tenait le poignet pour la faire avancer plus vite. Elle avait boité tout le chemin alors il soupçonnait que quelque chose n'allait pas au niveau de ses jambes, plus exactement aux chevilles quand il porta un minimum d'attention. Mais malgré qu'il est vu et constaté le mal, son rythme de marche ne baissa pas. Il avancait vite, et il l'obligeait à suivre.

Quand il entra dans la pièce, il vit en premier lieu ce qu'il aurait mieux fait de ne pas voir. Un élève, Toshiro, enlacait sa petite-amie Tamara. Se retenant de faire quoi que ce soit car il y avait déjà assez de bléssés comme ça, il posa Sakuya sur un lit libre, s'excusant au près du médecin de son intrusion. Une fois la chose faite, il se tourna vers Yui, la lâchant enfin avant de lui ordonner de s'asseoir et de ne pas broncher. Sa voix était très porteuse de sens. Pour une fois, depuis le début de sa carrière ici, il se montrait sévère et autoritaire. Et dieu sait que ce n'est pas agréable d'être à côté de lui lorsqu'il est dans un état d’énervement. Son aura nous transperce, il devient plus imposant qu'il ne l'est à l'origine. Quand Yui daigna enfin s'asseoir, il s'accroupit auprès d'elle, détaillant toutes ses blessures. Il pouvait en guérrir plusieurs, mais surement pas soigner son bras cassé ni même sa cheville foulée. Lui disant de s'allonger, il s'en alla prendre certaines choses dans les tiroirs, refermant la porte grâce à l’élément air qu'il pouvait contrôler. Sur le chemin, il s'arrêta auprès de Toshiro, le poussant de celle dont il voulait avoir des nouvelles. Le jeune nin-jutsuka fit donc quelques pas en arrière, manquant de peu de tomber à la renverse. Il lui avait peut-être aussi un peu coupé la respiration sur le moment, mais bien sur, sans grandes conséquences sur sa santé. C'était juste un message qu'il voulait lui faire passer, comme quoi, il devait éviter de s'approcher d'elle de cette manière là tout comme des autres adultes de l'établissement. Il devait resté à sa place d'élève et ne pas se rapprocher ainsi de ceux qui ont sur lui une autorité, même partielle. Quand sa vue fut donc dégagée, il porta un oeil attentif aux machines. L'état de Tamara était stable. Tout allait bien donc il pouvait reprendre le cours de ses actions. Ne lui accordant aucun bisou ni même de regard pour ne pas mélanger deux choses bien distinctes : la vie personnelle et le travail, il revint auprès de Yui, lançant un regard à Amber car il était certain que celle-ci rechigne un peu de son attitude. Il venait d'arriver, là, comme un courant d'air, causant quelques peu de désordre.

- Dante McCry. Enchanté de vous rencontrer, Amber.

En temps normal, il aurait surement dit autre chose, commençant par la tutoyer mais il ne se sentait pas d'humeur à jouer son personnage habituel maintenant. Deux de ses élèves avaient failli mourir de la main de l'une ou de l'autre. Si il serait venu une minute plus tard, il aurait sans nul doute dû enterrer un corps six pieds sous terre.

- Je suppose que vous avez des questions alors je vous écoute.

Posant les affaires qu'il avait prit dans le tiroir sur une petite table roulante, il retira la chemise de Yui, y allant cette fois-ci plus délicatement. Celle-ci avait un débardeur blanc dessous, coloré par plusieurs tâches de sang. Il ne se serait pas permis de lui enlever son habit dans le cas contraire, où elle n'aurait pas eu de quoi cacher ses sous-vêtements. Ayant enfin champ libre pour la soigner, il leva ses mains et instaura une distance de quelques centimètres à peine du corps de la blessée. Une energie bleue se dégagea alors de ses mains, s'infiltrant dans les plaies de Yui, les refermant à vue d'oeil et évitant ainsi une hémoragie ou une infection quelconque.

En même temps, il avait gardé une oreille attentive à Amber Kaiso. Au cas où elle aurait des questions à poser et histoire de pouvoir y répondre clairement lorsqu'il finira de brancher Sakuya aux machines. Il regrettait d'ailleurs de l'avoir taper un tantinet trop fort car la petite, ne semblait pas vouloir se remettre si vite de son coup. Elle respirait avec difficultés dans le tuyau qui était sensé l'aider à le faire.

- J'espère que tu as une très bonne explication à ça, Yui, lui demanda-t-il alors que celle-ci avait eu pour ordre de rester dans son lit.
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MessageSujet: Re: Infirmerie Dim 5 Fév - 22:17

Lorsque Sakuya m'avait projetée au sol, j'avais finalement repris mes esprits. Au mauvais moment. La douleur de mes blessures s'étaient décuplées, et le pied de la jeune femme commençais à écraser mon crâne. C'est comme ça ? Comme ça que je vais finir ? Fermant les yeux de douleur, je ne vis pas qu'un homme était entré, et avait violemment repoussé mon ennemie, enlevant subitement le poids de ma tête. Presque aussitôt, il me redressa en me tirant par la main, et je réprimais un grognement de douleur. Qui c'est celui-là ?? Pour faire valser la jeune femme comme ça, il devait être... fort.
Il me tira hors du sous-sol, et Sakuya qui reposait sur son épaule semblait évanouie. La seule envie qui me rongeait à cet instant précis était d'achever cette fille qui avait bien failli me tuer. Mais, par manque d'énergie, et aussi à cause de cet homme sur que je ne pouvais pas poser de nom, je ne fis rien. Mon élémentaire s'était de nouveau logé autour de mon cou, me reconnaissant enfin. Nous traversâmes une grande partie de la maison de redressement avant de finalement arriver devant une porte qui... s'ouvrit toute seule. J'avais juste eu le temps de lire "Infirmerie" dessus.
Pendant le trajet, je n'avais fait que boiter, mon pied gauche ne suivait pas le rythme, et mon bras pendait toujours lamentablement le long de mon corps. Y va trop vite cet idiot !! Il voit pas que j'ai mal ? Une fois arrivés dans l'infirmerie, il posa doucement Sakuya sur un lit, et me dit, d'un ton qui ne souffrait aucune réplique, de faire de même. D'où tu... me donnes des ordres ?? "Yui... fais-le..." Alice ? Ca faisait un moment que je t'avais pas entendue toi...
Je m'installais alors à contre-coeur sur un lit vide, et remarqua la jeune femme qui était déjà là, avec un mec aux cheveux blancs, et qui m'était familier... Toshiro ? Je n'avais pas réellement envie de lui parler à cet instant, et je détournais bien vite mon regard. Il ne fallait pas que je regarde le corps de mon ennemie, ou mon envie de la tuer reviendrais bien plus vite que prévu.
L'homme qui nous avait "aidé" se présenta à l'infirmière sous le nom de Dante McCry. Dante... Pourquoi se nom me rappelle quelque chose ? L'image de la boîte de préservatifs me revint à l'esprit. Aaah... C'est lui... Nan. En fait, je vois toujours pas qui c'est, m'enfin. Lorsqu'il revint vers moi, il commença à retirer ma chemise, qui était à quelques endroits tâchée de sang. Pas forcément le mien d'ailleurs. Mes yeux d'agrandirent, et je sentis mon visage s'empourprer. Mais qu'est-ce qu'il fous ?? Bien vite, je me calmais lorsque je me rendis compte qu'il s'arrêtais à la chemise, et soignais mes plaies avec une sorte de lumière bleue. Bah... Un truc bizarre de plus, ou de moins... J'ai eu mon compte pour aujourd'hui.
Il partit vaguement s'occuper de Sakuya, et je pus souffler quelques instants. Mon pied me faisait toujours mal, mais ce n'était pas le plus dur à supporter. Mon bras était toujours en aussi mauvais état que lorsque cette fille m'avait frappé avec la barre de métal. En revanche, la douleur était bien plus présente, puisqu'au moment des faits, mon esprit s'était enfui, laissant place à ma folie. Mon répit fut de courte durée, car Dante me demanda alors des explications sur ce qui était arrivé. Je rentrais légèrement ma tête dans mes épaules, le regardant fixement, et sans autre émotion que la méfiance.

- Pour qui tu te... prends...

Ma voix s'était éteinte petit à petit. Malgré le fait que je sois toujours énervée, il dégageait une aura qui poussait à le respecter, l'écouter, et SURTOUT ne pas le contredire. Soupirant, je regardais ailleurs. Je ne peux pas supporter son regard. J'avais l'impression qu'il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Ce qui était sûrement le cas : étant surveillant, il avait pu avoir accès à mon dossier, qui révélait les moindres détails de ma personnalité, et de mon histoire. Même si cet homme m'obligeait à rester calme, je lui répondit tout de même en serrant les dents.

- Et si je réponds que je n'en ai pas ?

Lançant un regard à Sakuya, j'espérais profondément qu'elle meurt. Ou plutôt non. Autant qu'elle vive, et que ce soit moi qui puisse enfin la tuer, quitte à revenir à cet état où tout n'est que souffrance. Car, je ne pouvais pas me voiler la face : si elle était dans cet état, c'était en grande partie à cause du surveillant. Et si j'étais encore ici, c'était aussi grâce à lui...
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MessageSujet: Re: Infirmerie Dim 5 Fév - 23:26

A n’en pas douter, Amber devait avoir raté un épisode, un train ou quelque chose dans ce goût-là. En l’espace des cinq minutes qu’elle avait octroyé au dénommé Itsugaya, les effectifs de l’infirmerie avait été doublés, passant de trois à six. Et ce, sans qu’elle s’en rende compte. Et c’était bien ça qui la foutait en rogne contre elle-même. Depuis quand n’était-elle pas maître sur son propre lieu de travail ? C’était quoi ce mauvais délire ?

Comment en était-on arrivé là déjà ? Elle allait éloigner l’adolescent de sa patiente, jugeant que ce n’était pas le moment et encore moins l’endroit pour les effusions sentimentales, pour le pousser dehors puisqu’il n’était plus bleu. Oui, ça c’était l’idée de base et c’est là que tout avait foiré. Qu’un grain de sable à la con avait tout foutu en l’air. Grain de sable nommé Dante McCry. Important le grain de sable puisqu’il s’agissait ni plus ni moins que de son nouvel employeur. Ou pas directement mais elle était sous ses ordres. Relatifs.
Elle l’avait vu entrer, une élève sur l’épaule tout en en trainant une seconde. Pas mal comme première rencontre. Très original. Elle avait entendu ses excuses mais n’en avait strictement rien à cirer pour le coup. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, celle qui semblait évanouie se retrouvait sur un lit tandis que l’autre s’entendait ordonner de s’assoir et de ne pas bouger. La jeune femme l’observa faire. Et au final, elle ne fut même pas surprise d’entendre la porte se fermer sans que personne n’y touche. Où avait-elle mis les pieds ?
Non sans un vague sourire, elle le regarda repousser le môme de sa patiente. Il avait été plus rapide qu’elle sur ce coup. Mais elle ne lui en voulait pas. Il y avait été physiquement là où elle y aurait été verbalement. Chacun sa technique. Le suivant toujours des yeux, elle le vit revenir à sa patiente initiale. Puis la regarder elle. Amber ne put s’empêcher de répondre d’un ton froid, ce qui revenait à un ton normal pour elle.

« J’aimerais bien vous dire que je suis enchantée moi aussi mais ce serait vous mentir. Et ce serait plutôt mauvais comme choix pour un début de relation, vous ne croyez pas ? dit-elle en le fixant de ses yeux bleus qui ne présentaient pas la moindre trace d’animosité mais bel et bien une simple neutralité Cela dit, oui, j’ai des questions. Un certain nombre même. Seulement comme elles sont d’ordres administratif ou informatif et non médical, je crois qu’elles peuvent attendre. »

La médecin lui avait jeté un dernier coup d’œil avant d’envisager de retourner à sa fonction première. Soigner sa jolie inconnue. Et potentiellement mettre l’adolescent dehors. Mais la vue d’une nouveau aura bleue qui cette fois n’était pas seulement décorative, l’en empêcha momentanément. Nickel. Un directeur qui soignait ses élèves avec la paume de ses mains. Mais que foutait-elle ici ? Il ne semblait pas avoir besoin d’elle …
Se détournant franchement cette fois, elle revint au chevet de la jeune femme, faisant résonner ses talons aiguilles sur le sol. Et elle ne l’avait toujours pas nettoyé d’ailleurs, ce sol. Les marques carmines y trônaient toujours. Mais chaque chose en son temps. Elle regarda d’abord celle qu’elle considérait comme un gosse.

« Bien, vous n’êtes plus bleu mais si vous souhaitez que je vous examine malgré tout, attendez sagement sans bouger ni l’ouvrir et je m’occuperai de vous quand j’en aurai fini avec mademoiselle. »

Ne lui laisse pas le temps de répondre et pivote en direction de la brune, se pinçant l’arête du nez, un vieux tic persistant.

« Bon, on va tout reprendre dans l’ordre si vous le voulez bien. énonça-t-elle en la fixant avant de passer de nouveau ses doigts avec douceur sur la rougeur Pour la strangulation, je suis désolée mais je ne vais pas pouvoir y faire grand-chose. Je n’ai pas de supers pouvoirs qui la feraient disparaitre. Alors si vous ne voulez pas que tout le monde vous pose des questions à ce sujet, je vous conseille le foulard ou les hauts à cols roulés. Ou quelque chose de cet acabit. »

Ses propos sentaient le vécu. Elle avait déjà eu des patientes victimes de ce genre d’agression à l’hôpital. Et elles avaient toujours honte de se montrer ainsi. La dissimulation était l’un des remèdes qui les réconfortaient. Quant à elle … elle avait eu la même marque à un moment. Et elle avait juste voulu que personne n’en sache rien. Surtout pas ses frères … mais elle avait échoué. C’était une autre histoire.

« Ensuite, si votre … douce amie vous a projeté sur une porte, vous devez avoir des contusions dans le dos et j’aimerai y jeter un coup d’œil pour voir ce qu’il en est exactement. Alors si vous voulez bien vous mettre sur le dos … Quant au cristal, on y reviendra après même si je pense qu’un scanner s’impose. Je voudrais savoir à quoi il ressemble et surtout, où il est … »

Amber s’était complètement désintéressée de tous les autres. En temps normal, elle aurait examiné les deux jeunes filles pour déterminer ce qui était le plus urgent. Mais là … ce n’était pas un temps normal et Dante semblait à même de s’occuper d’elles.
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Kageri Sendô



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MessageSujet: Re: Infirmerie Lun 6 Fév - 19:27

    Finalement, la jeune femme ne s'était pas perdue et avait facilement trouvé sa destination. La pancarte légèrement penchée avec noté 'Infirmerie' ne passait guère inaperçue. Mais le tintamarre qui en sortait ne présageait rien de bon. Mon Dieu, il a un tel vacarme, que peut-il se passer dans cette pièce ? Kageri s'était postée en face de la porte, et sa main se posait calmement sur la poignée, mais elle hésitait. Il semblait y avoir divers personnes dans la salle, et il lui était impossible de définir un nombre ni de comprendre ce qu'elles disaient. Bon. Quand, il faut y aller, il faut y aller. Poussant doucement la porte, le spectacle qui s'offrit à elle lui fit écarquiller les yeux. D'un côté, une jeune femme aux cheveux noirs s'occupait d'une autre jeune femme, assise sur le lit, et qui avait des rougeurs près de la clavicule. D'un autre côté, un grand jeune homme, dont l'aura imposante semblait remplir toute la pièce, s'occupait d'une jeune fille aux cheveux tout aussi noirs, qui semblait avoir un pied et un bras plus que mal en point. Deux derniers protagonistes venaient s'ajouter à la liste. Une jeune femme en kimono était allongée sur un lit et semblait dormir paisiblement ; et un jeune garçon aux cheveux blancs semblait patienter dans toute la foule de personne qui parlaient et gigotaient. Diantre. Quel foule. L'ambiance était pesante, et Kageri préférait réfléchir posément avant d'interroger quelqu'un. Soyons observateur ... Restant à l'entrée de la salle, l'infirmière observa plus précisément une jeune femme aux hauts talons qui semblait porter une attention toute particulière à une autre. Elle a l'allure d'un médecin, mais je doute quand même. Je peux très bien avoir tort. Posant sa valise inutile dans la situation dans un coin de la pièce, elle s'avança vers le centre de la pièce. Je suis infirmière, pas le temps de se présenter pour le moment. Il faut s'occuper de ce qui peut être soigné. Son entrée n'avait pas été flagrante, donc pas forcément remarqué par l'ensemble des personnes présentes, mais la jeune femme s'en moquait pour le moment. Si comme elle présageait, la jeune femme aux yeux bleus et aux cheveux noirs était médecin, alors Kageri pourrait l'aider, en s'occupant par exemple, des patients qui attendent. Le garçon aux cheveux blancs semblait être dans une forme plutôt normale, pas de quoi paniquer, à croire qu'il venait ici pour faire une promenade de santé, qui sait ? S'approchant alors de la demoiselle allongée sur le lit, elle plissa les yeux avant de boucher son nez avec doigt. Cette odeur ... Ça sent le sang. Hésitante, elle observa le grand jeune homme à l'aura oppressante la brancher sur divers machines électriques, prenant son pouls, sa tension et toutes ses informations qui étaient pour l'instant, inutiles. Jetant un regard au corps, elle souleva le bras de celle-ci pour apercevoir une tâche de sang qui se propageait sur les plis du drap.

    - Mon Dieu ... dit-elle sur un ton angoissé. Que lui est-il arrivé ? questionna t-elle à l'assemble des personnes présentes.
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MessageSujet: Re: Infirmerie Lun 6 Fév - 19:29

La porte s'ouvrit sans un bruit, un homme assez imposant rentra dans l'infirmerie; il était accompagné par deux fille dont l'une était porté par celui ci...WTF? puis je reconnus quelques traits familiers a l'autre qui détourna le regard dés qu'elle me vit

- Yui ? C'est... Qu est que...


- J’aimerais bien vous dire que je suis enchantée moi aussi mais ce serait vous mentir. Et ce serait plutôt mauvais comme choix pour un début de relation, vous ne croyez pas ?

Puis je remarquais qu'elle était très mal en point l'autre encore plus . Bordel qu'est qui c'est encore passé ? L'homme mit la plus mal en point dans le dernier lit près de la fenêtre et juste a coté et a coté de moi Yui . Elle saignait de partout; je voulais lui demander ce qui c'était passé et l'homme me fit signe de ne pas récidiver avec l'autre patiente .Ah c'est vrai vu comme ça...La patiente et lui avait l'air de bien se connaître.Merde si sa ce trouve c'est son copain... A peine eus je fait cette constatation que l'homme en question s'approcha de la fille inconsciente et brancha sur elle les machines a la jeune fille . C'est lui c'est Gandalf ! J'étais prêt a lui demander si il avait l'anneau quand il s'approcha maintenant de Yui et lui dégrafer sa... chemise ! En un quart de secondes j'avais sais le pommeau et était prêt a retirer mon sabre de son fourreau ah oui c'est vrai j'ai nommé mon sabre (créa:désolé je peut pas le marquer ici sinon c'est du plagiat alors). Je tournais mon regard sur la "patiente",car je ne connais encore même pas son nom et vit qu'elle avait confiance en cet homme donc je reposais mon sabre mais gardais les yeux sur lui... Puis je me rendit compte qu'il lui avait carrément enlevé la chemise alors je tournais le dos a la scène, un peu honteux et rougissant et aussi parce que a par lui j'était le seul mec . Les seules choses que je pouvais voir c'était la patiente numéro un, putin on se croirait dans docteur house ! Et l'infirmière qui avait l'impression d’être complètement dépassé par les événements . Elle se tourna vers moi et me dit :

- Bien, vous n’êtes plus bleu mais si vous souhaitez que je vous examine malgré tout, attendez sagement sans bouger ni l’ouvrir et je m’occuperai de vous quand j’en aurai fini avec mademoiselle.

Puis alla vers la zone ou je ne pouvais pas regarder car je respectait vraiment Yui et surtout... Bon bref...je la laissait discuter médecine et moi je me tournais vers numéro 1 et lui chuchota :

- Qu'est qui se passe je voit rien ! Et puis qui est ce ? Et comment tu t'appelle?

Des questions assez importantes pour la continuation de l'histoire, je crus entendre Yui qui allait répondre a l'Homme et elle se tut progressivement . Attends c'est qui ce mec ?
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Tamara Shiro



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MessageSujet: Re: Infirmerie Mar 7 Fév - 14:30

    - Excuse moi, pour ce que je vais faire.

    « Hein ? »

    Sans le voir venir ou presque, enfin si mais... En fait non. Je me retrouvais enlacée par l'adolescent au moment même ou la porte s'ouvrait pour laisser entrer un Dante sur les nerfs amenant deux jeunes filles visiblement bléssées ou mal en point. En temps normal, j'aurai fais un "Tadaaaa" bien prononcé puisque je parlais justement de lui, mais au vu de la situation critique, je préférai ne rien dire car ce n'était pas le moment de faire l'idiote. Observant alors avec sérieux mon homme s'occuper des deux adolescentes, j'étais tellement hypnotiser par la scène que je continuai mon calin improvisé avec le jeune homme. Chose que remarqua Dante qui le fit vite fait déguerpir de... D'un coup de vent, avant de retourné vers les deux bléssées, ne m'accordant aucun regards hormis sur mon état de santé car professionnalisme oblige.

    Restant muettte pour mieux suivre les évènements qui, à mon goût se déroulaient bien trop vite, je pus au passage avoir une information intéréssante, soit, que la femme médecin se prénommait Amber. Reportant ensuite mon attention sur l'adolescent qui... Mais qu'est ce qu'il fou avec son katana ?!

    Avec l'intention de le sortir de son fourreau, il me regarda au même moment et je lui fis un vif signe négatif de la tête pour qu'il cesse ce qu'il voulait faire en lui montrant bien du doigt que Dante voulait seulement la soigné. Lâchant alors son arme, le jeune homme observa mieux avant de se retourné rouge de gêne ce qui me fis esquisser un sourire amusé. Sourire que je perdis bien vite en reposant mes yeux sur les jeunes filles. Elles avaient l'air mal mais j'étais confiante car Dante savait ce qu'il faisait.

    - Bien, vous n’êtes plus bleu mais si vous souhaitez que je vous examine malgré tout, attendez sagement sans bouger ni l’ouvrir et je m’occuperai de vous quand j’en aurai fini avec mademoiselle.

    Sursautant légèrement car je n'avais pas fais attention à Amber qui était revenue vers moi, elle reprit aussitôt la parole en ma direction :

    -Bon, on va tout reprendre dans l’ordre si vous le voulez bien. Pour la strangulation, je suis désolée mais je ne vais pas pouvoir y faire grand-chose. Je n’ai pas de supers pouvoirs qui la feraient disparaitre. Alors si vous ne voulez pas que tout le monde vous pose des questions à ce sujet, je vous conseille le foulard ou les hauts à cols roulés. Ou quelque chose de cet acabit.

    Aquiessant, je la laissais continuer :

    - Ensuite, si votre … douce amie vous a projeté sur une porte, vous devez avoir des contusions dans le dos et j’aimerai y jeter un coup d’œil pour voir ce qu’il en est exactement. Alors si vous voulez bien vous mettre sur le dos … Quant au cristal, on y reviendra après même si je pense qu’un scanner s’impose. Je voudrais savoir à quoi il ressemble et surtout, où il est …

    Lui obeissant, je me retournai doucement en faisant attention aux branchements pour me retrouver sur le ventre quand au même instant, la porte s'ouvrit sur une jolie demoiselle portant une valise. Elle avait l'air jeune, je ne pouvais donc imaginer si elle était une élève ou un employer du personnel mais elle ne semblait pas bléssée doooonc, j'attendis la suite pendant qu'Amber observait mes contusions. Balayant la pièce du regard, le nouvelle semblait analyser tout les cas pour finalement poser son bagage et s'approcher de nous. Ne s'attardant pas sur l'adolescent, elle alla vite rejoindre Dante auprès des jeunes filles et commença à s'occuper de l'inconsciente. Ah ! Un membre du personnel ! Autre médecin ? Infirmière ? Peu importe, je n'eus l'occasion d'approfondir ma réflexion puisque le jeune homme m'adressait de nouveau la parole. Mais quel bavard ! On ne lui a pas demander de se taire ?

    - Qu'est qui se passe je voit rien ! Et puis qui est ce ? Et comment tu t'appelle ?

    « Chuuut ! C'est l'homme dont je te parlais, chuchotais-je. Le directeur de la maison. Ne t'inquiète pas, il ne lui fait aucun mal, au contraire il la soigne. Moi, c'est Tamara et maintenant tu te tais et tu observes ! » Ajoutais-je en faisant semblant de fermer ma bouche avec une fermeture éclair. Si il continu à jaqueter pour ne rien dire, il va se faire virer d'un coup de pied au derrière...
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Infirmerie Mar 7 Fév - 18:41

- J’aimerais bien vous dire que je suis enchantée moi aussi mais ce serait vous mentir. Et ce serait plutôt mauvais comme choix pour un début de relation, vous ne croyez pas ?

Il était content, si l'on peut dire ça comme ça, que ce soit ainsi et non autrement. Le fait qu'elle ne soit pas enchantée de le rencontrer et surtout, qu'elle lui ait avoué de vive voix, accentuait un des traits de caractère qui avait d'ailleurs poussé le Directeur à l'embaucher. La Franchise. En toute honnêteté car tant qu'on est sur ce pied autant y danser, c'est surtout son tempérament qui le décida à lui proposer ce poste à HouseFukkou. En plus d'être franche, elle est dotée d'une large ouverture d'esprit et son sang sait, qui plus est, rester froid dans des moments critiques comme celui-là. Critères indispensables ici, ne nous le cachons pas. Bien sur, ses compétences médicales se devaient aussi d'être bonnes, voire excellentes, et c'est sans surprise par là qu'il avait commencé sa recherche de personnel soignant ; farfouillant dans des dossiers qui d'ordinaire, ne sont pas accessibles à autrui si facilement.

Cela dit, il y a avait bien un défaut qu'il pouvait lui reprocher : Sa fâcheuse tendance à râler dès que quelque chose n'est pas au top. Les circonstances de leur rencontre n'auraient pas pu être plus bonnes. Du moins, pas dans les limites du cadre professionnel. Il venait de mettre le pied sur son lieu de travail en s’excusant, déposant deux patientes sur deux lits libres avant de s'en occuper lui-même. Il avait aussi prit le soin de refermer la porte derrière lui et de dégager par la même occasion celui qui l'empêchait d’ausculter sa patiente. Bien sur, il n'avait pas omis de se présenter dans les règles de courtoisie. Elle n'avait donc en soit aucun argument valable pour se dire non-enthousiasmée.

- Cela dit, oui, j’ai des questions. Un certain nombre même. Seulement comme elles sont d’ordres administratif ou informatif et non médical, je crois qu’elles peuvent attendre.

- Je n'en suis pas si sur. Exclamez-vous.

Il n'avait pas de temps à perdre alors si il pouvait faire une pierre deux coups, ça l'arrangeait. Amber est certes, quelqu'un qui aime travaillée dans le calme pour pouvoir se concentrer, mais ici elle allait devoir apprendre à s'organiser d'avantage. Dans l'espace, le temps, et la qualité de travail. Bien sûr, conscient de l'enorme boulot qui l'attendait, il avait fait également appel à une infirmière qui ne devait en outre pas tarder à arriver. Son tempérament différait bien du sien cela dit, ses compétences et capacités n'y échappant pas non plus mais c'est pour ça qu'il avait jugé qu'elles feraient ensemble une bonne équipe. Elles se complétaient. Il fallait juste espérer qu'elles puissent réussir à s'entendre.

Léguant l'une de ses oreilles à la discussion que Tamara entretenait avec son médecin, il se servit de l'autre pour écouter les miaulements de la petite Yui qui se rebellait une fois on ne peut plus en point. Lui, il était là, auprès de Sakuya en train de la brancher à divers machines pour pouvoir évaluer son état, ne lui accordant aucun regard pour le moment. Pour qui il se prenait ? Un directeur, ni plus ni moins. Contrairement à l'opinion commune qui, en connaissance de cause, le promouvrait sans nul doute à un rang bien plus supérieur. Si les gens avaient une idée, ne serait-ce que partielle de l'étendue de ses pouvoirs et de son influence... ciel et terre brinquebaleraient sous la peur. Et sa vie serait à contre-pied menacée. Oui, car il n'était pas invincible, et probablement pas l'unique en son genre. Juste peu atteignable.

- Et si je réponds que je n'en ai pas ?

- Tu ne voudrais pas savoir.

Oh non, ça, elle ne le voudrait pas. Posant son regard glacial dans le sien, il attendit qu'elle se déclare, malheureusement coupé dans son intimidation par la venue subite de Kageri Sendô. Discrète, comme à son habitude, elle avait posé sa valise à l'entrée, se précipitant ensuite dans de brefs pas et après une courte observation de la situation vers notre évanouie.

- Mon Dieu ... Que lui est-il arrivé ?

- Quelle heureuse surprise. Kageri Sendô, je vous présente Amber Kaiso, celle avec qui vous ferez désormais équipe, commença-t-il en levant négligemment son bras dans la direction de cette dernière, Et là, c'est Sakuya Haibara, votre patiente. Je vous laisse découvrir par vous même ce qui lui est arrivé. Toi, reprit-il en pointant Yui de son index, tu me suis dans mon bureau. Si ta jambe ou ton bras te lâche, on t’amputera. Toshiro, quant à toi, sors avant que je ne te donne réellement de quoi justifier ta présence dans une infirmerie.

Ça pouvait paraître pour de l'humour noir mais ça ne l'était qu'à moitié. Il était en - grosse - partie sérieux. Mais pour éviter que l'un d'eux ne tombent dans les pommes, trop bousculés par ses paroles et son allure quelque peu impressionnante, il passa une paire de béquille à Yui et tapa le haut du crâne de Toshiro qui papotait beaucoup trop à son goût avec celle qu'il souhaitait voir de nouveau en forme.

Il avait finalement posé un oeil sur elle à la fin. Physiquement là mais mentalement ailleurs la durée d'une seconde à peine. La proposition de foulard dite tantôt par Amber à Tamara pour cacher la marque de strangulation ne l'ayant pas laissé de marbre. Il aurait pu évité tout ça. Non : Il aurait dû.
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Yuzu No Sôma



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MessageSujet: Re: Infirmerie Mar 7 Fév - 20:13

Je ne sais pas trop pourquoi je me suis retrouver ici, je veux dire, devant l'infirmerie. J'avais refais ma couleur, j'étais sortie et je m'étais donner comme but de visité un peu. J'avais certes réussit le premier objectif mais je ne compris juste pas pourquoi, je me retrouva devant l'infirmerie. C'est pas joyeux comme endroit! Je me frottais la tête en fixant la porte, la vrai question c'était plutôt, mais pourquoi je reste là comme une gourde ? Je pourrais aller voir les malades, voir si mon frère est là ? Je pourrais, mais j'ai pas trop envie de voir des gens tout amoché et qui vomissent partout, ça ne m'attire guère. Se que je déteste me poser ce genre de question. Me frottant donc le derrière de la tête, je fixe l’écriteau qui présente la pièce.
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MessageSujet: Re: Infirmerie Mar 7 Fév - 20:37

De dos je ne comprenais pas grand chose a leur conversation de plus Tamara m'appris que l'homme entré dans la pièce était le directeur d’excitation j'allais me retourner mais a la place on me donna une tape sur la tête:

- Toi, reprit-il en pointant Yui de son index, tu me suis dans mon bureau. Si ta jambe ou ton bras te lâche, on t’amputera. Toshiro, quant à toi, sors avant que je ne te donne réellement de quoi justifier ta présence dans une infirmerie.

Je me retournais pour mieux voir cet homme qui se permettait de me menacer, je n'était pas très impressionné, il avait un physique assez musclé, mais sinon il était assez banal, il dégageait une présence incroyable, il menaçait Yui . Ah ! Tres mauvais, je le défiait alors du regard je ne le faisais pas confiance il parlais d’amputer Yui et de me casser quelque chose alors c'est ce que l'on va voir:

- Et si je ne veut pas vous allez faire quoi ? Me frapper parce que c'est pas comme çà que vous allez faire fonctionner cet endroit, vous lui faites quelque chose je vous tuerais !


Je me tournais vers Tamara en lui faisant de la tête un désolé et salut puis je sort de la pièce un peu sur les nerfs, vu qu'il faisait assez froid je pris mes gants et mon blouson et je sorti de la pièce mais je n'avais pas remarqué la fille qui était derrière la porte . Résultat lorsque que j'ouvris la porte je perdis l’équilibre et renversa la demoiselle et par réflexe mis mains dans son dos et me tenait en équilibre sur l'autre main, j'ai pas signé pour un twister !

- Aiiie, je suis vraiment désolé... dis je, je crois que c'est la que je sentais que les lacérations me faisait souffrir et je vis les yeux de la jeunes fille, ils étaient magnifiques...
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MessageSujet: Re: Infirmerie Mar 7 Fév - 20:47

Hein ? Comment ça je le regretterais ?? Comment il ose me parler comme... Mes pensées furent stoppées net lorsque ses yeux me fixèrent de ce regard acier. C'est qui... ce mec ? D'où il a une aura pareille ? C'était à peine s'il ne me tétanisait pas sur place. Il détourna le regard pour saluer la nouvelle qui entrait alors dans la pièce, avec une valise. Dante parla d'"équipe" et d'une certaine Amber, je supposais donc que la fameuse Kageri était également un membre de l'équipe médicale. Ils ont réellement besoin de deux personnes, alors que ce surveillant peur soigner par... magie ? Est-ce que c'est de la magie au moins ?

La nouvelle s'approcha alors de Sakuya, s'alarmant sur son état, ce qui me décrocha un petit sourire carnassier, qui disparut bien vite lorsque Dante me pointa du doigt, tout en m'adressant la parole. Je n'aimais pas cet homme. Il me mettais mal à l'aise, et je ne parvenais pas à trouver des arguments corrects contre lui. Pourquoi... on s'est battues, elle et moi ? Mais ça ne le regarde pas d'abord !
Mais je savais pertinemment, et c'est bien ce qui me faisait le plus enrager, que je ne pouvais pas lui répondre, car non : je n'avais pas de "très bonne explication" à tout ça. Je ne suis même pas persuadée que Sakuya en ai une.

Un rictus amusé déforma le temps de quelques secondes mon visage. Si. Elle aurait sûrement un argument, enfin, "Son" argument : je suis une faible qui ne mérite pas de vivre. Je ne serais vraiment pas étonnée qu'elle réponde ça, si un jour elle sort de cet état dans lequel elle est en ce moment. Je ne me faisais pas de soucis pour cela d'ailleurs : cette maison remplie de personnes aux pouvoirs plus qu'étranges, moi comprise, demanderait forcément un personnel médical adapté.

Un frisson parcourut mon corps lorsque Dante me dit de le suivre pour aller dans son bureau. Sa phrase suivante me fit l'effet d'une douche glacée. Il est... complètement malade !! Son ton était totalement froid, si bien que je ne me posais que peu de questions sur sa sincérité. Il le ferait. Cependant, il me tendit une paire de béquille que je prenais en râlant un peu, laissant l'une des béquille sur le lit que je quittais. Et comment je fais moi, pour utiliser deux béquilles alors que j'ai un bras cassé môssieur ??

Puis Toshiro eut une réaction... plus qu'inattendue. C'est pas possible, il veut mourir. Et puis d'où il se permet de me "protéger" comme ça ? Aux dernières nouvelles, je l'ai fait tombé d'un arbre, et lui ai donné une gifle... Cependant, il me semblait plus mûr que la fois où je l'avais rencontré, et il parlait... bah mieux disons. "Ouais. La chose qu'on avait rencontré ne savait pas parler. T'es sûre que c'est le même ?" Et après, c'est moi la méchante de l'histoire... Nan mais je vous jure...

Sans rien dire, je suivais le surveillant, lançant un dernier regard à Sakuya. Mais pourquoi c'est pas moi qui est dans les pommes, bon sang...
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MessageSujet: Re: Infirmerie Mer 8 Fév - 16:41

Amber avait sciemment ignoré la remarque de Dante sur la possibilité de s’exprimer. Soit, il lui en voudrait peut-être. Ou tout du moins, lui en ferait probablement le reproche. Mais tant pis. Elle avait trop de questions pour toutes les lui poser maintenant. Ce qui, au final, ne rendrait service à aucun d’entre eux puisque l’un contre l’autre avait d’autres chats à fouetter pour le moment.

Tandis qu’elle surveillait d’un œil Tamara qui se retournait, elle observa son supérieur à la dérobée. Non pas que le fixer la dérange mais les gens avaient la fâcheuse tendance à changer d’attitude quand ils se savaient regardés. Peur du regard des autres ou le simple besoin de jouer sur le paraître … elle n’en savait rien et s’en foutait. Mais ce qu’elle voulait elle, c’était de l’authenticité. Alors elle lui jetait un simple petit coup d’œil.
Et le fait est qu’il remplissait la pièce cet homme. Ce n’était pas un reproche, loin de là. Il n’avait pas besoin d’élever la voix ni même de signaler que c’était lui qui était en haut du panier. Pour les yeux de la médecin, c’était visible comme le nez au milieu de la figure. Mais peut-être avait-elle l’habitude aussi. Il en imposait naturellement et n’avait pas besoin d’artifices pour le faire savoir.

Si elle n’avait pu vu l’entrée de celle qu’elle identifierait plus tard comme sa collègue dans la pièce, elle l’avait senti. L’ouverture de la porte et le déplacement de la demoiselle avait provoqué un léger appel d’air qu’elle avait ressenti. Elle avait donc su, par intermédiaire, que le nombre d’individus dans la pièce était passé de six à sept. Et par l’absence de mots, que ladite personne allait bien. Pas d’urgence donc. Aussi bien.
Revenant à sa patiente, elle posa le bout de ses doigts sur ses omoplates avec une infinie douceur.

« Je vais juste passer mes doigts sur l’ensemble de votre dos pour voir s’il y a des zones plus sensibles. Je l’examinerai à même votre peau une fois qu’il y aura moins de monde dans cette pièce. S’il y a quelque chose qui vous gêne, n’hésitez pas. »

Lentement, elle commença à descendre, effleurant le tissu. Elle voulait tout d’abord trouver les plus gros hématomes qui, tissu ou non, se rappelaient à notre bon souvenir.
C’est alors qu’elle entendit une nouvelle voix féminine qui se devait d’appartenir à l’arrivée précédente suivie par celle, masculine, de Dante. Si elle n’avait pas entendu son nom, elle n’aurait pas regardé la demoiselle en question mais là, elle avait été présentée. Chose qu’elle-même n’avait pas fait puisqu’il y avait du boulot. Chacun ses priorités. Travail, socialisation ... c’était le premier qui l’emportait sans conteste dans l’esprit d’Amber. Kageri Sendô donc. Elle planta ses prunelles bleues dans celles, violettes, de sa nouvelle collègue, la fixant sans ciller. Peu commune comme couleur d’ailleurs. D’apparence, elle lui semblait plutôt jeune. La vingtaine, un peu plus peut-être. Pas trop non plus. Donc infirmière au mieux, pas médecin. Sauf si elle aussi avait des pouvoirs particuliers qui l’avaient aidée. Après tout, une élève était bien capable de cristalliser son sang alors elle n’était plus à ça près.
Quoiqu’il en soit, si elle était là pour faire équipe, comme le disait si bien le directeur, et qu’elle avait les compétences pour le faire, elle-même n’en demandait pas plus. Sa nouvelle collègue aurait tout aussi bien pu ressembler à un monstre hideux et répugnant du folklore japonais que son niveau d’indifférence quant à son apparence aurait le même. La jeune femme n’était pas du genre à juger les gens physiquement. Elle lui adressa un rapide signe de tête avant de se détourner. Etant amenées à travailler ensemble, elles auraient bien le temps de faire connaissance par la suite.
Elle n’avait pas cessé de parcourir le dos de sa propre patiente de ses doigts. Et en ce qui la concernait, elle n’avait pas senti d’excroissance particulière. Donc le risque d’avoir des lésions internes létales étaient faibles. Peut-être des fêlures mais pas de cassures. Le scanner lui en apprendrait plus. Bien équipé cet établissement tout de même.
Entendant quelques mots de la bouche de son patron qui la firent sourire furtivement, elle se tourna vers lui, une lueur franche et amusée dans le regard.

« C’est bon pour l’amputation, j’ai de la morphine. Et deux ou trois autres petites choses qui pourraient éventuellement servir … énonça-t-elle d’un ton calme et serein. Trop calme pour ce que cela impliquait réellement. Elle écouta vaguement l’adolescent encombrant avant de le suivre des yeux quand il sortit de la pièce. Yeah, un de moins. Puis elle reprit à l’intention de Dante, sérieuse. Si vous me l’envoyez, je vous refile la paperasse associée. C’est donnant-donnant. »

S’il y avait bien une chose qu’elle abhorrait, c’était bien ça, la paperasse. Elle la faisait, parce que c’était nécessaire et qu’elle avait à cœur de faire son boulot avec excellence. Mais cela ne l’empêchait pas d’exécrer cette tâche. D’autant plus quand elle était provoquée volontairement par un tiers. Se détournant avec la même lueur amusée plantée dans le regard, elle revint à la jolie brune étendue sous ses doigts.

« Dans la mesure où votre tenue est perforée à l’avant, voyez-vous un inconvénient à ce que je finisse de l’achever en la découpant dans le dos ? »

Bientôt elles ne seraient plus que quatre, dont une évanouie et deux membres du corps médical. C’était bien mieux. Pour le coup, Amber n’avait pas décollé ses doigts et massait paisiblement les omoplates qu’elle avait sous lesdits doigts. L’infirmerie, ce n’était pas toujours le lieu favori des élèves comme des membres du personnel. Alors autant que la jeune femme se détende. Et puis, elle avait aussi une licence de kiné. Autant qu’elle serve.
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MessageSujet: Re: Infirmerie Mer 8 Fév - 19:35

    Le jeune garçon aux cheveux blanchâtres était finalement sorti de la pièce, ce qui semblait convenir à tout le monde. Il ne fallut pas longtemps pour qu'une réponse soit apportée à l'infirmière, qui la laissa agréablement surprise. Comment connaît-il mon nom ? A moins que ... Qu'il soit le directeur, je doute fort qu'il le sache par un pur hasard. Pas le temps de cogiter sur ce détail, mais c'était sûr et certain, cette personne en face, dont l'aura semblait écraser les autres dans la pièce, était forcément le prénommé Dante McCry qui l'avait appelé. Il était vrai que Kageri s'était fait une brève idée de son apparence, et il ressemblait relativement bien à celle qu'elle s'était imaginé. Et apparemment, comme elle l'avait subtilement supposé, elle n'était pas le seul membre du personnel soignant dans cette pièce. La jeune femme aux yeux bleus océans et aux cheveux noirs ébènes, qui se prénommait donc Amber Kaiso, était apparemment sa collègue, et la seule. Celle-ci lui paraissait être légèrement plus âgée mais sa carrure laissait penser qu'elle était une femme sûr d'elle, avec un caractère fort. Elle est ... imposante. L'infirmière lui retourna son signe de tête dans le silence, car Dieu qu'elle n'avait pas le temps de se présenter maintenant, et ça ne l'arrangeait pas tellement. Nous aurons sûrement une occasion plus propice pour se parler. Dans l'heure, je n'ai pas le temps à ça. Elle reposa alors son regard sur son 'employeur' qui lui présentait sa patiente, plongée dans un sommeil bien lourd. Il est vrai que ce qui lui était arrivé n'était pas la question vraiment intéressante, la jeune femme concluait qu'elle aurait le temps de poser la question à la jeune fille elle même lorsque celle-ci serait réveillée. Du moins, pour le moment, son état est ... Il suffisait de prendre une grande bouffée d'air pour sentir cette odeur de sang persistante, écoeurante pour les petites narines. Mais bon, comme lui expliquait Dante, c'était à elle de s'en occuper. Elle hocha la tête rapidement et observa de plus près sa patiente. C'es tellement étrange de s'habiller encore en kimono à notre époque ... Peut-être est-ce une tradition pour certaines personnes ?

    - Bien compris.

    L'heure de l'analyse avait sonné. Kageri s'était préparé à voir de tout puisque l'établissement n'abriterait que très peu d'humain. Le premier détail qu'il fallait prendre en compte était la race à laquelle appartenait la jeune fille. L'aura noire qui en émanait laissait vaguement pressentir celle des chamans. Bon, elle a donc un pouvoir, dangereux ou non, je n'en sais rien. Ça ne m'aide pas. Enlevant sa main de son nez, elle prit une grande inspiration, et se crispa malgré elle en sentant l'odeur infecte du sang. Quand il faut y aller ! Elle partit en direction de sa valise, laissée seule dans un coin de la pièce, et l'ouvrit pour y ranger ses moufles, et en sortir une paire de gant, plus 'médicale'. Les enfilant, elle se rapprocha de nouveau de sa patiente, qui avait arqué un sourcil dans son sommeil. Prenant le même bras qu'elle avait soulevé tout à l'heure, elle tenta de le poser sur le côté, pour faire basculer lentement la demoiselle sur le dos. Diantre ! Le dos du kimono était imbibé de sang sur une grande surface, et le centre de la 'tâche' semblait 'enfoncé' dans le dos de la jeune fille. Qu'est-ce que c'est ? Soutenant le dos d'une main, elle approcha la seconde pour pour essayer de tirer le tissu pour voir ce qui était enfoncé, ce qui fut une énorme surprise. C'est ... Un clou ?! Ses yeux mauves s'étaient écarquillés, d'un étonnement rare, mais surtout de l'originalité de 'l'arme' utilisée. Mon Dieu, mon Dieu ... Un clou, planté dans le dos d'une jeune fille. Comment a t-elle pu en arrivé là ? Est-ce possible ? Silencieusement, elle essaya d'attraper de ses doigts fins le clou, qui donna un spasme à la dénommée Sakuya. Hum, elle risque de se réveiller si je force. Se mordant la lèvre un instant, elle repartit vers sa valise pour en sortir un sac plus petit qu'elle posa sur le lit de sa patiente. Fouillant à l'intérieur, elle en sortit une seringue à aiguille fine, qu'elle remplit d'une substance, avant de tapoter dans celle-ci quelques secondes. Avec un sédatif, elle ne devrait pas pouvoir sentir la douleur. C'était précipité et dangereux, car qui sait si la demoiselle était oui ou non allergique à certaines substances, mais dans le cas présent, ne sachant rien à son sujet, il fallait improviser la méthode la plus pratique et la moins douloureuse. Retournant délicatement la jeune fille, elle releva la manche de celle-ci et pinça sa peau pour repérer une veine. Vite repérée, Kageri lui enfonça l'aiguille dans l'avant-bras, et la lui retira une fois le liquide injecté. Rangeant rapidement la seringue qu'elle pensait nettoyer plus tard, elle posa un coton stérile sur l'endroit de la piqûre, évitant une effusion de sang. Ça, c'est fait. C'est dans la hâte qu'elle rangea tout son matériel très vite lorsque le sang eût fini de coaguler à l'endroit de la piqûre. Il lui fallait maintenant retirer le clou, ce qui était loin d'être la chose la plus facile. Kageri devait avoir un geste précis et délicat, car si le clou sciait un nerf ou touchait un os au passage, un risque serait présent. Quand quelque chose est près de la colonne vertébrale, et qu'il doit être retiré, le risque est doublé. Énormément de nerfs passent par la colonne vertébral. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Doucement, elle remit la demoiselle sur le dos, prêtant attention attention à la position de sa tête, et de tous ses autres membres. Ça me navre de devoir faire ça, mais ... Il faut que je découpe son joli kimono autour de la blessure. Sortant un petit ciseau de son petit sac, elle commença à découper tout autour du clou, ne laissant qu'un bref bout de tissu, retenu par le clou. Posant une main contre le dos de Sakuya, l'infirmière attrapa du bout des doigts le clou, qui furent parcourus par de légers tremblements au vue du risque qu'elle prenait. Si je ne lui enlève pas comme ça, je devrais l'ouvrir pour retirer le clou en toute sûreté, mais l’opération serait une véritable boucherie, je ne peux pas y penser. Sa concentration était tel que plus rien autour d'elle ne la faisait réagir, toute son attention était entre elle et ce clou. Tirant légèrement dessus, son visage se crispa, quelque le bloquait. Voyons voir, nous sommes vers le bas droit de son dos ... S'il s'agit du 7e nerf rachidien dorsal, je ne peux pas me permettre de forcer ... Si je coupe, elle perd l'usage de ses jambes. Néanmoins, c'était ça ou rien ; prenant mille précaution de précision pour éviter la catastrophe, elle tira dessus tout doucement, pour finir par l'enlever plutôt aisément dans les dernières centimètres. Poussant un soupire, elle posa le clou sur la table de chevet près du lit, et sortit rapidement quelques fleurs encore fraîches de son sac. Ça pouvait paraître ridicule, mais c'était avec ce genre de chose que Kageri pouvait guérir. Retirant ses petits gants en plastique, elle prit toutes les fleurs fermement entre sa main, fermant ses yeux. Je crois que je n'aurais jamais utilisé autant de fleurs pour une seule patiente. Subitement, les fleurs se fanèrent, et se décomposèrent en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire 'ouf'. L'énergie vitale absorbée, Kageri la ressentait vivement traverser tout son corps comme une bombe prête à exploser. Vite, il faut que je me dépêche, je connais mes limites. Pendant ce laps de temps, le sang n'avait cessé de couler en abondance de la plaie maintenant grande ouverte. L'énergie que j'ai absorbé ne suffira peut-être, je devrais en mettre un peu de la mienne. Rapidement, elle retira d'un coup sec le bout de tissu auparavant retenu par le clou, et qui commençait à coller à la peau du dos avec le sang coagulé. Le trou laissé par celui-ci était d'une taille moyenne, relativement entre 0.8 et 1 centimètre. Assez gros pour laisser le sang coulé, du moins. Posant la paume de sa main contre le trou, une légère fumée blanchâtre s'en échappait alors que l'énergie que Kageri avait canalisé se déversait sur la blessure pour la refermer. Ça ne suffit pas, comme je le pensais. Je dois utiliser la mienne. Prenant une grande inspiration, le soin se stoppa au bout de quelques secondes ; en retirant sa main, on pouvait apercevoir la peau cicatrisé du dos, encore rouge. Il lui fallait maintenant désinfecté pour éviter que les microbes ne s'imprègnent dans la peau fine qui venait de se 'régénérer'. Sortant une bouteille d'alcool 70°C, sûrement le désinfectant le plus efficace de nos jours, elle prit une lingette pour en mettre quelques gouttes dessus, avant de frotter délicatement l'endroit de la blessure avec. Ça aura été laborieux. Mais apparemment, rien n'a été endommagé. Par prévention, elle lui attacha une compresse propre sur la plaie inexistante avec du scotch. Elle risque d'avoir mal si je la fais rebasculer sur le dos ... Je vais la laisser comme ça. Bien que légèrement déboussolée par le manque d'énergie soudaine, la jeune femme resta debout, en s'appuyant sur le lit de sa patiente, ce qui ne lui plaisait pas. Elle soupira calmement avant de ranger tout son matériel dans son sac et de le poser près de sa valise. Son attention se posa sur le clou encore ensanglanté qui reposait sur le meuble tout près d'elle, et qu'elle prit le laver sous le lavabo dans le coin de la pièce. Je devrais le garder pour lui montrer à son réveil, elle sera sûrement surprise. Une fois propre, elle le posa de nouveau sur le meuble et regarda la tension et le pouls de sa patiente, indiqués sur les machines que le directeur avait relié à elle. Elle poussa un soupire rassurée avant de se tourner vers la jeune femme aux cheveux noirs, qui s'appelait donc Amber Kaiso. Puisque je suis en mesure d'aider, proposer mon aide serait une idée ingénieuse, du moins je l'espère. Se plaçant près de Amber, elle leva son regard vers elle, qui semblait bien concentrée dans l'analyse du dos de sa patiente. Je vais peut-être déranger, mais si elle ne veut pas de mon aide, elle n'aura qu'à me le dire.

    - Je vous pris de m'excuser, avez-vous besoin d'aide ?
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Tamara Shiro



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MessageSujet: Re: Infirmerie Jeu 9 Fév - 16:52

    (Désolée, mon post n'est pas très constructif, voir nul mais bon... C'est que je n'ai pas grand chose à faire à part répondre aux questions et me détendre ! x))

    « C’est entendu. » Avais-je simplement répondus à Amber lorsqu’elle m’avait fait part de ce qu’elle allait faire au niveau de mon dos. Tout à fait confiante, j’avais alors posée ma tête sur l’oreiller pour me détendre et facilité son travail tandis que je continuai passablement à observer toutes les personnes présentes.

    Mon dieu de mon dieu ! Je crois bien n’avoir jamais, et je dis bien JAMAIS vu Dante aussi sérieux…En effet, d’ordinaire il est plutôt familier avec n’importe qui et fait des blagues douteuses à tout bout de champs…En clair, le Dante habituel est très joueur, sauf là… Ça me fais tout drôle… M’enfin, vous ne trouvez pas que ça le rend encore plus… Sexy ? Non ? Oui bon, ça c’est parce que là je le regarde avec les yeux de la compagne admirative, si je le regarde avec les yeux de l’employée, c’est une autre affaire ! A mon humble avis, je serai aussi troublée que la dénommée Yui qui ne sait plus comment tâter le terrain… Et donc, le jeune homme s’appel Toshiro ? Et ben ! On ne peut pas dire qu’il est froid aux yeux celui-là ! Je ne suis pas certaine qu’il aurait dû répondre ainsi mais bon, il doit juste être suicidaire ou un truc du genre…

    Et pendant que la médecin approuvait ironiquement les paroles du directeur tout en me parcourant le dos de ses doigts délicats, moi j’observai tranquillement la salle se vidée peu à peu, nous laissant finalement la possibilité de ‘respirer’ à nouveau. Puis, au dernier moment je remarquais le regard grisâtre de Dante posé sur moi avec toujours cette air de culpabilité sur le visage. J’aurai beau lui dire que ce n’était pas de sa faute, tant que les marques présentent sur mon corps ne disparaîtront pas, il y aura toujours ce mal être qui fait qu’il se sent coupable. Lui décrochant alors l’un de mes sourires sensés rassurés car n’étant pas seuls, je ne pouvais me permettre d’être trop proche de lui, je fus coupée par Amber qui me ré adressai la parole, m’obligeant à quitter ses yeux pour la regarder elle :

    - Dans la mesure où votre tenue est perforée à l’avant, voyez-vous un inconvénient à ce que je finisse de l’achever en la découpant dans le dos ?

    « Non, je n’en vois aucun. Elle me semble irrécupérable de toute façon, alors je vous en prie, faites-en ce que vous voulez ! »

    Et puis, au point ou j’en suis, je ne suis pas à un vêtement prêt… Calme, je la laissai alors découpé ma tenue, sentant le métal froid venir par moment se déposer sur ma peau. Pendant ce temps, la jeune femme qui avait fait son entrée un peu plus tôt et qui se prénommait donc Kageri si j’avais bien entendus, prodiguait des soins aussi particuliers que ceux de Dante à la demoiselle encore endormie. Et le fait est, que même si en découvrant que dans son dos était planté un clou m’avais étonné, je n’en étais cependant pas rester choquée. Moi c’était carrément un cristal de sang alors… Qui dit mieux ?

    Quelques minutes plus tard, après s’être assurée que sa patiente était stable, elle s’approcha de nous pour proposer son aide à la médecin qui me massait à présent les omoplates.


Dernière édition par Tamara Shiro le Ven 10 Fév - 21:18, édité 1 fois
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Dante McCry

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MessageSujet: Re: Infirmerie Ven 10 Fév - 21:10

    Dante ne souriait pas, mais c'était tout comme. Il laissa passer devant lui un Toshiro en pleine crise d'adolescence en secouant sa tête lentement de droite à gauche, signe de son désespoir. Il le trouvait un peu, voire énormément illogique. D'un air confiant, l'élève l'avait, si on résume bien la chose, provoqué en duel et voilà qu'il s'échappait, laissant son amie subir les probables courroux du 'grand méchant loup'. Ce loup venait pourtant de dire que si le bras ou la jambe de cette dernière la lâchait en cours de route, il l'amputerait, n'inspirant en rien la sécurité, bien au contraire. Il était, vrai, pas logique le petit, mais pas malin non plus de lancer de telles choses, idiot et / ou fuyard de surcroît. Finalement, le directeur lui trouvait bien des raisons d'être ici, dans cette infirmerie : Il avait un problème neurologique. Ses neurones ne semblaient pas se percuter, s'échanger des informations ou très mal. Mais par malchance, la médecin confirmée ne voulait pas s'occuper de son cas, refusant de s'en charger si on lui causait encore plus de dégâts, ce qui, n'allait pas tarder. Fini, il était. Par contre, opérer Yui, ça avait l'air de l'enchanter. Elle l'avait dit sous le ton de la plaisanterie, certes, mais tout comme son directeur, il y avait une part de vérité dans ses mots. Lui était prêt à la faire souffrir sans rien faire un certain laps de temps, elle, elle était prête à l'amputer sans sourciller. Ils avaient quelques traits de caractère similaires et il n'y a aucun doute sur le fait que lorsqu'ils seraient tous les deux, dans un meilleur cadre pour converser sereinement, ils riraient à se prolonger la vie d'un siècle et un demi.

    Lorsque le petit partit enfin, claquant la porte derrière lui, le Directeur reporta son attention sur l'élève qui se devait de réprimander. Elle, on pouvait encore la sauver. Sa façon de penser n'était en rien illogique, juste que son attitude laissait parfois à désirer même si les mots sont en vu de la situation, un tantinet trop faibles. Elle aurait pu mourir comme elle aurait pu tuer. Regardant du coin de l'oeil une dernière fois Sakuya, celle contre qui elle s'était d'ailleurs confrontée pour une raison encore inconnue, il vit que Kageri était apte à la soigner. Elle prenait trop de risques par contre, mais déjà bien occupé, il ne lui fit pas remarquer. Il se notait juste dans un recoin du cerveau qu'il fallait avoir un dialogue avec elle, pour justement parler travail. Etant infirmière et non médecin, prendre de telles décisions, de retirer un clou à un endroit tel que celui où il était planté, étaient déraisonnables, pouvoir ou pas pouvoir. Tendant une béquille à Yui, il lui fit signe de s'approcher et saluant l'assemblée, il quitta la pièce à ses côtés, empruntant les escaliers qui acheminent tout droit au bureau des professeurs. Il n'avait pas voulu s'en faire un pour lui tout seul, de bureau, pouvant ainsi mieux surveiller ce qui se passe et embêter ses collègues. Autant pour raison professionnelle que personnelle. Si il aurait eu un bureau pour lui tout seul, il verrait par conséquent moins sa bien-aimée, également dans l'incapacité de garder un oeil sur ses fréquentations et de la taquiner à tous bouts de champs. Il espérait qu'elle guérisse, et vite. Ça ne lui ressemblait pas que d'être confinée ainsi dans un lit, inerte, elle qui est une femme active et pleine de vie. Il compatissait de sa peine, s'en sentant même coupable, quoi qu'on en dise, quoi qui soit vrai.
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MessageSujet: Re: Infirmerie Lun 13 Fév - 0:53

Sur confirmation de sa patiente, Amber avait saisi une paire de ciseaux non loin et avait entrepris de découper le pauvre haut. Si la demoiselle n’avait rien demandé à personne, lui non plus. Quel gâchis. Mais ce n’était pas son problème dans le fond. Il fallait juste qu’elle finisse de l’achever pour pouvoir faire son boulot. Et face à ça, il aurait pu être tissé dans une étole rare et précieuse que le rendu aurait été le même : haut inutilisable.
Dégageant le tissu du dos, elle put confirmer, non sans une pointe de soulagement, l’absence de coloration rouge sombre qui aurait annoncé une hémorragie interne. Cela dit, elle s’en doutait. Autrement, la jolie brune n’aurait pas été si sereine. Il y avait bien deux autres ecchymoses d’une jolie teinte bleuâtre … mais elles n’étaient pas néfastes. C’était toujours ça de pris. Cela lui ferait moins de paperasse et elle s’en réjouissait d’avance. La regardant, enfin sa nuque, elle entreprit de la débrancher tranquillement.

« Je ne crois pas que vous ayez besoin de ça davantage … »

Reposant tout le matériel médical sur les socles et emplacements appropriés, elle jeta un œil à sa nouvelle collègue. Juste à temps pour la voir se débattre avec un clou qu’elle retirait. Comme ça. Sans autre préavis. Ben tiens. Soit elle était absolument certaine de ses gestes, soit inconsciente. Intérieurement, Amber espérait que ce soit le premier cas. Mais elle aurait bien aimé en être informée tout de même. En tant que médecin ... et d’ailleurs, la jeune femme qu’était-elle ? Physiquement parlant, elle l’estimait trop jeune pour que ce soit le cas. Mais les critères physiques n’étaient pas suffisants pour se permettre un jugement.
Elle en était là dans ses réflexions quand les actes de celle qu’on lui avait présentée comme étant Kageri attirèrent son attention et sa curiosité. Des plantes. Des fleurs pour être un peu plus précise. Qui, sous ses yeux qui n’exprimaient que l’indifférence, se désagrégèrent en un claquement de doigts. En y faisant bien attention, on aurait pu voir une lueur de curiosité passer au fond de ses prunelles bleues. Mais il aurait fallu la fixer avec attention, ce que peu de gens s’autorisaient à faire. Ainsi donc, elle aussi avait une capacité particulière … le soin par les plantes d’après ce qu’elle pouvait supposer de son observation. Mais cela ne lui donnait pas le droit d’agir comme elle l’avait fait. Elle lui en toucherait deux mots.

« Permettez, il faut que je vérifie qu’il y a bien un scanner … sinon je la jouerai à l’ancienne. Et vous pouvez vous assoir. »

Oui, elle en parlait depuis tout à l’heure et elle supposait qu’il y en avait un dans la pièce d’à-côté. Elle l’espérait en tout cas. Elle n’avait pas eu le temps de faire le point sur tout le matériel qu’elle avait à disposition. Faisant résonner ses talons aiguilles sur le carrelage qu’elle devait toujours nettoyer, elle se déplaça vers l’autre pièce dont elle ouvrit la porte sans véritable appréhension. Mais elle ne put retenir un sifflement admiratif.

« Et bien … »

Définitivement oui : il y avait de quoi faire et elle n’avait pas besoin de s’inquiéter là-dessus. Ce n’était pas au niveau matériel qu’elle allait être à plaindre. Humain … c’était autre chose et elle préférait laisser ça de côté pour le moment. Retournant dans la salle principale, elle revint se poster auprès de sa patiente dont elle ignorait toujours le nom.

« Vous allez pouvoir vous lever pour marcher jusqu’au scanner ou vous avez besoin d’aide ? »

Sa question n’était ni dégradante ni insultante. Enfin, selon son propre référentiel. Elle voulait juste savoir comment agir pour pouvoir la soigner au mieux. Ce qui était plutôt une bonne chose. Elle se tourna vivement vers l’autre demoiselle quand celle-ci lui adressa la parole et elle ne put réprimer un éclat froid au fond de ses yeux.

« Non. Je ne vous excuse pas. Gardez-les pour des choses qui en valent vraiment la peine. »

Elle prenait des initiatives et venait maintenant s’excuser d’éventuellement dérangé ? C’était le monde à l’envers. Amber n’était en rien contre les initiatives. Loin de là. Elle aimait juste être prévenue avant qu’elles ne soient mises en application. Elle n’aimait pas être placée devant le fait accompli. Ce qu’avait justement fait Kageri. Ç’aurait été pour une autre chose qu’elle aurait pu ne rien dire. Mais là … non, elle avait pris trop de risques et ses capacités hors du commun ne l’excusaient en rien.

« Autrement, oui, vous pouvez m’aider. Accompagnez mademoiselle jusqu’au scanner pendant que je le prépare. Ensuite, vous lui ferez passer et vous me direz ce que vous voyez sur les résultats. »

Elle les planta là toutes les deux pour retourner à côté. Sa réaction lui rappelait l’hôpital. Elle avait passé trop de temps avec ses internes elle … Les vieilles habitudes ont la vie dure. Avec professionnalisme, elle prépara le matériel, attendant que Kageri vienne installer la belle inconnue.
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Sakuya Haibara



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MessageSujet: Re: Infirmerie Mer 15 Fév - 19:38

    C'était trop rapide ... Un homme ... Un coup de pied ... Je me souviens avoir volé dans le pièce avant de percuter le mur ... Après c'est le noir complet. J'étais sur le point d'en finir avec Yui, mais le sort en décida autrement. Où suis-je maintenant ? Avec qui ? ... Qu'est-il advenu de Yui ? C'est moi qui doit la tuer, et personne d'autre. Me prendre ma proie, c'est comme voler le jouet d'un enfant. Pire encore ... Je me souviens de la vive douleur qui parcourait mon dos ... Qu'en est-il maintenant ? Je ne sens plus rien. C'est le noir total. Je ne veux pas me retrouver près d'humains ... Pas de ces choses répugnantes.

    Petit à petit, la jeune femme ouvrit les yeux, les faisant cligner à plusieurs reprises pour adapter ses yeux à la soudaine lumière qui tapait sur elle. Elles les sentaient fatigués, près à retomber d'une seconde à l'autre, mais sa tête lui disait de se réveiller. Bien que ça soit inhabituel, elle était allongée sur le côté, et tout ce qu'elle voyait autour d'elle lui semblait inconnu. Les 'bip bip' incessants d'une machine postée près d'elle la perturbait. L'ambiance d'hôpital la répugnait, mais c'est en tournant lentement son visage vers l'autre côté qu'elle put réaliser qu'elle était loin d'être dans un de ces établissements miteux. Je ne suis quand même pas ... A l'infirmerie ? Cette pensée l'horrifiait, tout comme la présence d'autres personnes dans la pièce la dérangeait. Une jeune femme aux cheveux noirs, d'apparence froide se tenait à quelques mètres d'elle, et semblait donner des consignes à une autre, peut-être infirmière, vêtu d'un piètre manteau rose. Sakuya chercha tout d'abord à se redresser, mais tous ses membres semblaient engourdis, et ne voulaient pas bouger aussi rapidement qu'elle le voulait. Partir d'ici ... Vite ... Serrant soudainement les dents, elle sentit une légère douleur musculaire dans son dos, qui lui rappelait le clou planté dans celui-ci. Ils l'ont enlevé ? La chaman l'espérait, car même avec une détermination de fer, elle n'aurait pas pu courir pour sortir de la pièce avec ce fardeau. Son regard sombre s'attardait sur celle qu'on pouvait considérer comme étant la 'chef' de l'endroit. Elle inspirait une aura tellement froide, c'en était oppressant. Comment ce genre de créature répugnante peuvent-elles être si près de moi ! C'est juste ... Insupportable ! L'effet du sédatif administré par l'infirmière faisait encore son effet ; bien que son esprit soit assez lucide, son corps avait du mal à se réveiller. Malgré cette impression d'être encore dans les vapes, elle réussit à se redresser pour s'asseoir sur le bord du lit, fixant sur le sol un point invisible. J'ai du mal à sentir mes membres ... Serais-je en mesure de me déplacer jusqu'à la porte ? La chaman n'en eût malheureusement pas le temps, son réveil silencieux avait attiré l'attention de la jeune femme aux hauts talons. Lorsque celle-ci posa son regard froid sur elle, elle ne put réprimer un grognement hostile. Je ne l'aime pas ... Si elle m'approche ... ! D'un bond, elle se leva, fronçant les sourcils en plantant son regard noir dans celui de la jeune femme, qui ne tarda pas à s'approcher ni une ni deux pour appuyer sur ses épaules, l'obligeant à se rasseoir. Avec le peu de force qu'elle possédait, la chaman fut obliger de revenir au point de départ, assise.


    « Ne me touche pas. »

    Ce fut la seule phrase qu'elle fut en mesure de prononcer, sa tête lui tournait, de simples étourdissements venaient la perturber. Je n'ai pas particulièrement envie de re-déclencher mon pouvoir, sûrement pas ici, encore en face de ... cette chose. Elle savait que vu son apparence et son geste, cette charmante demoiselle faisait sûrement partie du personnel soignant, et elle ne semblait pas être d'accord sur le fait de la laisser partir. Je suis décidée à partir, et ce n'est pas elle qui va m’en empêcher. Elle se releva sans attendre une remarque de sa part et tira d'une main sur les fils qui étaient reliés à elle, et auraient fini par entraver sa route. Elle commença à avancer vers la jeune femme, déterminée à passer outre celle-ci. A son regret, il ne fallut pas longtemps pour que celle-ci la repousse d'un geste rapide, se débattant avec les bras de la chaman qui partaient dans tous les sens, dans l'espoir qu'elle la laisse tranquille. Je suis trop fatiguée pour ... pour pouvoir lutter facilement ! Damnation ! Très vite, la lutte tourna en faveur de la jeux femme et ce fut dans un geste précis et maitrisé qu'elle fit basculer Sakuya sur le lit. Je ne comprends pas ! ... Je pourrais être en mesure de m'en aller, pourquoi est-ce qu'elle me barre le passage ?! Alors que la chaman tentait de reprendre ses esprits, elle ne prit pas attention à la jeune femme qui se munissait hâtivement d'une seringue. Soudain, elle sentit qu'on prenait ses bras, pour la tenir immobile, et se rendit bien vite que l'espèce d'infirmière rose venait donner un coup de main à la jeune femme. Deux contre un, c'est fourbe !

    « LÂCHEZ MOI ! »

    Aussitôt, la seringue se plantait dans la cuisse de la chaman, passant outre les habilles de celle-ci. Ses gestes de bras affolés devinrent rapidement lents et inutiles, alors qu'ils tombaient comme des masses mortes sur le lit. Je ne sens plus mes membres ... Non, ... Je n'arrive plus à les bouger ... Je me sens ... si molle ! L’infirmière lui adressa un sourire rassurant alors qu'elle l'aidait à se rallonger de tout son long sur le lit. Son corps était mou, et une relaxation étrange le parcourait. Intérieurement, Sakuya bouillonnait à l'idée que les deux jeunes femmes la touchent encore une fois, extérieurement, son visage donnait l'impression qu'elle était sous l'effet d'une drogue tant il exprimait un visage béa.


[ Le post de Kageri va suivre bientôt, promis o/ ]
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Kageri Sendô



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MessageSujet: Re: Infirmerie Jeu 16 Fév - 10:39

    Le regard froid qu'elle lui avait adressé semblait tout dire silencieusement. Pourtant, en quoi l'infirmière avait-elle mal agi ? Certes, elle avait pris l'initiative de s'occuper de Sakuya sans consulter la médecin auparavant, mais la jeune femme, bien que très sociable, n'appréciait guère le travail d'équipe. La chaman ne risque plus rien pour l'instant, je ne vois pas pourquoi j'aurais quelque chose à me reprocher. Son grade semblait être la seule chose qui ne lui donnait pas l'estime qu'elle méritait. Car malgré lui, ses connaissances en médecine étaient bien plus avancées que la normale, mais elle restait infirmière quand même. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, gardant un visage très calme alors que les yeux glacials d'Amber la transperçaient. Je n'ai fait que mon travail, mais bon. Néanmoins, son aide semblait être la bienvenue pour s'occuper de l'autre jeune femme aux cheveux noirs. Elle lui demanda donc de l'aider pour faire passer un scanner à la demoiselle, pour des raisons qu'elle-même ignorait puisqu'elle ne s'était pas occupée de son cas. Acquiesçant d'un signe de tête, Kageri s'approcha de la jeune femme pour l'aider à se lever, mais un bruit suspect la stoppa dans son geste. Le bruit des talons anguilles avaient résonné dans la pièce tout comme la voix d'une autre jeune fille. Se tournant vers Amber, elle put constater le réveil de Sakuya, qui n'avait pas l'air très enchantée d'être en présence d'autres personnes. La médecin l'avait repoussé calmement sur le lit, puisqu'il était encore trop tôt pour elle pour quitter l'infirmerie. L'agitation de celle-ci n'était pas sans énerver intérieurement la jeune femme qui partit chercher une seringue, faisant tilter Kageri quelques secondes après. Elle regarda la jeune femme assise sur le lit, donc elle ignorait toujours le nom, et lui fit un petit sourire.

    - Un instant, je vous pris.

    Sans attendre de réponse, elle partir en direction de Sakuya, lui attrapant ni une ni deux ses bras, l'immobilisant assez pour qu'Amber soit en mesure de lui administrer ce qu'elle supposait être des calmants. Je n'aurais jamais cru qu'elle soit si perturbée ... Une fois la seringue plantée dans sa cuisse, il ne fallut que quelques secondes pour que celle-ci arrête de se débattre de toutes ses forces. L'aidant à se rallonger, elle afficha un sourire rassurant à la demoiselle, passablement perturbée de sa présence en ces lieux. La pauvre, peut-être est-ce que parce qu'elle ne sait pas qui nous sommes ? Peu importe, la question actuelle n'était pas là ; maintenant, Kageri devait s'occuper de la seconde patienter, qu'elle avait fait attendre.

    Se rapprochant d'elle, elle l'aida à se lever et la dirigea dans la salle voisine de la leur, où se trouvait le matériel adéquate. Le scanner était de taille imposante, et ressemblait vaguement à celui qu'on voyait dans les séries médicales, gros, avec en son centre, l'espace de mettre un être humain, pas plus. Des ordinateurs de pointe y étaient reliés et donnaient toutes sortes de résultat selon les options choisies. Du matériel aussi perfectionné dans un endroit comme ici ... C'est vraiment incroyable. Après avoir silencieusement observé l'ensemble, elle fit asseoir la jeune femme sur le 'lit' pas très confortable qui allait s'engouffrer dans la machine.

    - Si jamais quelque chose ne va pas, il faut me le dire, d'accord ? Essayez de vous détendre, ça ne sera pas long. dit-elle en affichant un sourire.

    Ce n'est pas rare que certains patients craignent les scanners, car ils se retrouvaient comme 'enfermés' dans un endroit clos où des tas de bruits bizarres traversaient leurs tympans. La claustrophobie était d'ailleurs le pire ennemi dans ce cas-là, et la seule option qu'il restait était l'anesthésie. Pour le moment, nous n'en avons pas besoin, Dieu merci. Une fois qu'elle fut allongée le long du brancard, Kageri la laissa se détendre quelques minutes en préparant l'ordinateur. Tout ça est plutôt facile d'utilisation, hum ... Derrrière son écran, elle jeta un petit coup d'oeil à la jeune femme, et lui demanda :

    - Nous pouvons y aller ?

    Hochant positivement d'un signe de tête, l'infirmière activa la machine. Lentement, le lit entra dans l'espace du scanner, faisant des bruits rapidement agaçants. La manœuvre ne prenait quelques minutes, mais on comprenait pourquoi les gens avaient du mal à rester calme lorsqu'on entendait tous ces bruits qui résonnaient. Les secondes passaient et bientôt, les résultats apparaissaient lentement sur l'écran que l'infirmière scrutait. Hum ... Il n 'y a rien. Rien qui soit anormal. Quelques minutes après, les bruits avaient cessé et le lit ressortait calmement de la machine, où la jeune femme était allongée. Les résultats n'avaient rien de particulier, mais il fallait quand même les montrer au médecin, on ne sait jamais. Kageri les imprima, et s'approcha de la patiente silencieusement.

    - Prenez votre temps pour vous redresser, rien ne presse.

    Elle partit de l'autre côté de la pièce où attendait Amber, les bras croisés, et lui tendit les résultats. Je n'ai personnellement, pas remarqué quelque chose d'anormal dans les résultats, mais j'ignore ce qui lui est arrivée, donc je ne peux pas juger. Pourquoi la jeune femme était venue à l'infirmerie ? Elle n'en savait rien, seule Amber semblait être au courant de ce qui s'était passé.
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Tamara Shiro



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MessageSujet: Re: Infirmerie Jeu 16 Fév - 15:12

    (Merci google pour les infos sur les scanners ! xD)

    Non plus allongée mais à présent assisse sur le bord du lit, la médecin m’avait débranché des appareils et permise de me mettre dans cette position pour aller effectuer le fameux scanner qu’elle avait prit soin d‘aller vérifier dans la pièce jointe à celle-ci. Revenant ensuite vers moi en faisant claquer d’un rythme toujours régulier ses escarpins sur le carrelage, elle me demanda si je pouvais marcher seule jusqu’à l’appareil ou si j’allais avoir besoin d’aide. Alors là, c’est la bonne question… Mais étant donné que ça fait je ne sais combien d’heures que je n’ai pas posé un pied à terre et qu’il y a à peine quelques minutes, je recevais encore une dose de calmant, si j’additionne ceci, il n’y a pas besoin d’être un génie en maths pour dire que non, je ne suis à mon avis pas capable de marcher sans appui.

    « Je pense que je vais avoir besoin d’aide. » Répondis-je donc poliment avant de me faire couper par la médecin qui s’adressait alors d’un ton glacial à la dite Kageri en réponse à sa proposition.

    - Non. Je ne vous excuse pas. Gardez-les pour des choses qui en valent vraiment la peine. Autrement, oui, vous pouvez m’aider. Accompagnez mademoiselle jusqu’au scanner pendant que je le prépare. Ensuite, vous lui ferez passer et vous me direz ce que vous voyez sur les résultats.

    Nous plantant ensuite sans attendre de réponses, c’est peu après que la jeune fille alors allongée sur l’autre lit reprit connaissance. Et là, les ennuis continus. Voulant à plusieurs reprises quitté la pièce, Amber la retint à chaque tentatives, ce qui agaça bien vite la demoiselle, faisant de plus en plus de grands gestes pour se débattre. A ce moment, Kageri avait déjà commencer à m’aider à me redresser mais fut interloquée par les gémissements et autres bruits que produisait la patiente affolée. Lorsque la situation tourna en leur avantage et que la jeune femme sentit qu’Amber avait besoin d’aide, elle s’excusa auprès de moi et me lâcha délicatement avant d’aller maintenir les bras de la jeune fille pour l’empêcher de trop bouger lors de l’administration du calmant. Moi, je n’avais finalement pas encore poser mes pieds au sol et regardais la scène avec inquiétude. La demoiselle avait eut une réaction très violente et semblait ne pas vouloir être touchée ou même approchée par quiconque. Une fois calmée, Kageri la ré-installa confortablement tandis qu’Amber passait dans l’autre salle avec indifférence. Et bien, et bien ! Que d’émotions ! Vivement que je puisse sortir d’ici…L’ambiance médical, c’est pas trop ma tasse de thé, même si je reste sereine depuis le début.

    Se rapprochant de nouveau de moi avec un sourire rassurant, la jeune femme au manteau rose attendit que je me hisse sur les fesses pour toucher le carrelage de mes pieds avant de me prendre par les épaules pour me servir d’appui. Ouh, c’est froid ! Pensais-je en grimaçant légèrement lorsque la sensation du sol me parcouru le corps en me donnant des frissons malgré moi. Avançant ensuite petit à petit, un pas après l’autre, Kageri et moi-même arrivions enfin devant la machine, ne me laissant pas de marbre.

    « Whouw ! C’est… Impressionnant… »

    En effet, je ne vous le fait pas dire ! Et comme je n’en avais jamais vu en réalité hormis dans le petit écran de la télévision lors du passage d’une série médicale quelconque, je ne savais pas si je devais être effrayé ou sauté de joie… L’espace restreint n’était pas ce que j’appréhendais le plus puisque je n’avais jamais été de ma vie claustrophobe mais ça me faisais la même impression que toutes les premières fois. On a toujours un peu peur que ça fasse mal ou que l’on est une réaction inattendue...

    Arriver devant la couchette, la jeune femme m’aida à m’asseoir avant de m’injecter dans les veines un produit à base d’iode permettant selon elle d’améliorer la qualité de l’image scannée. Me laissant donc faire bien que j’en avais marre de me faire piquer, c’est après quelques secondes que je ressentis dans le bras puis dans tout le corps une sensation de chaleur m‘envahir, un effet tout à fait normal il paraissait. Pour finir, elle m’installa une énième perfusion nécessaire uniquement durant l’examen et je pus enfin m’allonger doucement avant qu’elle ne me donne les dernières directives :

    - Si jamais quelque chose ne va pas, il faut me le dire, d'accord ? Essayez de vous détendre, ça ne sera pas long.

    Me détendre, me détendre… C’est pas elle qui va se faire scanner de long en large comme une feuille de papier ! Mes bras plaqués le long de mon corps, j’inspirai et expirai profondément pour calmer mon stress tandis que Kageri était allée s’installer aux commandes de la machine. Une fois prête, je lui fis un signe de tête et me voilà partit pour un moment de calvaire ! Vers l’infinie et l’au delà ! Non ? Erm… La table se déplaçant lentement vers l’intérieur de l’anneau, elle me demanda de rester immobile, chose que je faisais déjà de toute façon. Lorsque je fus rendu à un certain point, c’est ma respiration qu’elle me demanda de bloquer l’espace d’un court instant avant de m’autoriser à respirer de nouveau. Environs 15 à 30 minutes plus tard, je ressortais de la machine et une fois complètement à l’extérieur, la jeune femme vint m’enlever la perfusion avant de me dire d’un ton doux et gentil de prendre mon temps pour me redresser tandis qu’elle retournait auprès de la médecin.

    Assise sur la couchette, les jambes pendant dans le vide, j’attendais patiemment la suite des directives et surtout, le diagnostic d’Amber sur le cristal de sang.
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MessageSujet: Re: Infirmerie Sam 18 Fév - 21:15

Non mais vraiment … il fallait que les patients aient la même idée ici qu’à l’hôpital … au moins sur ce point, ça ne la changerait pas du tout. Mais s’ils pouvaient perdre cette manie … c’était fatiguant à la longue de leur courir après pour les recoucher contre leur volonté. S’ils étaient allongés, c’était bien qu’il y avait une raison, non ? Seulement, eux ne devaient pas la comprendre ou même en avoir conscience … triste vie.
Ayant entendu un bruissement de draps, c’était naturellement, et avec une pointe d’instinct tout ce qu’il y avait de plus hospitalier, qu’Amber avait pivoté vers la seule demoiselle qui aurait dû être encore en position horizontale. Cela dit, elle ne fut même pas étonner plus que ça de la voir en pleine tentative de se carapater. Faisant claquer ses talons sur le carrelage froid, elle vint se planter à ses côtés en daignant lui adresser un regard froid empli de reproches. Si elle haussa un sourcil en entendant le grognement, ce fut bien là la seule réaction qu’elle eut. Elle avait déjà entendu pire. Les ivrognes à 3 heures du matin … c’était … tellement plus original dans les propos tenus et dans les tentatives avortées d’actions que la demoiselle en était presque ridicule.
L’observant se lever, elle cala à son tour son regard dans le noir d’encre des yeux de la réticente. Si cette dernière croyait obtenir des résultats en commençant comme ça … elle se carrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Sans le moindre problème, elle posa ses mains sur les épaules de son interlocutrice grogneuse pour l’obliger à se rassoir avant de la regarder, blasée.
Hum … " Déjà, nous n’avons pas élevé les cochons ensemble, alors votre tutoiement, vous pouvez vous assoir dessus. Et si vous ne voulez pas que je vous touche, éviter de vouloir vous faire la malle avant que je ne vous le dise. Ce sera moins fatiguant pour tout le monde. Et surtout pour vous. " … Oui, c’est ce que la médecin aurait pu dire si on lui en avait laissé le temps. Seulement voilà, le temps, elle ne l’avait pas eu. Sa patiente faisait toujours dans l’originalité d’ailleurs. Mais un peu d’imagination que diable ! Se relever alors qu’on vous disait de rester assise … c’était tellement banal. Mais elle voulait bien lui accorder deux ou trois points pour les fils arrachés. Même si c’était complètement con.
Soupirant en la voyant de nouveau une fuite vers l’extérieur, c’est avec facilité qu’elle la retenait et la maintenait non loin du lit. Taekwondo et deux grands frères … ce n’est pas une gamine qui allait lui échapper. Manquerait plus que ça. Sale môme. Mais puisqu’elle ne semblait pas vouloir se calmer … D’un coup sur l’épaule qui la fit rassoir et légèrement basculer en arrière, Amber enchaina rapidement avec un bras passé sous les genoux pour mettre ses jambes sur le lit avant de l’ignorer complètement pour aller chercher une seringue de calmant qu’elle trouva bien vite. Merci bien, l’organisation avait été bien pensée.
Revenant à la deuxième inconnue, elle la vit maintenue par Kageri. Enfin une initiative raisonnable. Remerciant celle-ci d’un signe de tête, elle ignora royalement l’ordre de leur patiente avant de lui planter, non sans un certain plaisir, la seringue dans la cuisse. Sadique ? Peut-être bien. Mais au moins, elles étaient tranquilles maintenant.

Alors que l’infirmière retournait s’occuper de la première patiente, elle-même resta là à regarder l’inconsciente. Le masque qu’elle arborait grâce au calmant ne cadrait absolument pas avec celui qu’elle affichait juste avant … le réveil risquait d’être assez fun. Mais elles avaient un peu de temps devant elles. Se détournant le temps d’aller jeter la seringue dans un sac à part, elle revint bien vite à sa place, observant silencieusement tout en remettant les différents branchements en place. Elle allait les lui laisser au moins le temps de sa nouvelle nuit. Elle aviserait ensuite. Au final, hormis le clou retiré, elle ne savait même pas pourquoi elle était là. Elle n’avait eu ni le temps ni l’occasion de demander au directeur pourquoi il l’avait amenée. Peut-être son aide de camp en serait-elle capable. Ou pas. A voir. Mais si elle avait retiré le clou, théoriquement, l’éclairer sur le reste de son état devrait être envisageable.
Avisant le rythme lent et régulier de la respiration de l’endormie, elle sortit son portable pour envoyer quelques sms bien rapidement à ses parents, ses frères et ses meilleurs amis. Juste histoire de dire qu’elle était bien arrivée sans encombre et qu’elle allait normalement s’acclimater rapidement. Elle n’entra pas dans les détails. D’une part parce qu’elle-même n’avait rien su avant d’arriver, et loin d’être stupide, elle supposait qu’elle n’avait pas nécessairement le droit d’en parler à tout le monde. Et puis, secret médical aussi. Dans la limite, elle pouvait mentionner la présence d’un clou. Mais certainement pas comment il avait été retiré. Elle sourit à la dernière réponse d’Iwao qui, après avoir promis de se ramener en vitesse si jamais elle avait des ennuis et elle-même rétorqué que ce n’était pas la peine parce qu’elle était assez grande pour se débrouiller, lui rappelait qu’elle était sa petite sœur et qu’il était là pour ça. Rangeant le portable dans sa poche, elle s’étira ensuite négligemment tout en jetant un œil aux deux autres demoiselles qui semblaient en avoir fini avec le scanner.

Prenant d’une main habituée les résultats que Kageri lui tendait, elle les afficha sur le tableau lumineux prévu à cet effet avant de les regarder avec une attention toute particulière. Elle voulait trouver ce putain de cristal afin de continuer son diagnostic. Les lèvres serrées, silencieuse, elle parcourait tous les résultats, n’affichant ni un air rassuré ni un air alarmé. D’un coup d’un seul, elle tendit le bras et pointa une toute petite tâche qu’on ne pouvait voir qu’en la cherchant vraiment.

« Il est là … »

Points positifs : il n’était pas si gros que ça, de forme circulaire à présent et ne gênait en rien la circulation du sang. Il ne risquait donc pas de provoquer de caillots. Il semblait également se balader au gré de ses envies. Pourquoi pas.
Point négatif : elle ne savait pas si cet état était permanent ou pas. Et ça, c’était le gros grain de sable.

« Cette tâche est un cristal de sang que notre belle amie s’est fait enfoncer en pleine poitrine par une des élèves … »

Croisant les bras de nouveau, elle ne voyait qu’une option. Aller chercher des informations directement après de l’élève qui l’avait créé et enfoncé dans la poitrine de la jeune femme. L’extraire totalement alors qu’elle ne savait rien du cristal était bien trop risqué et dangereux. Quant à essayer d’en prélever une infime partie alors qu’il se baladait avec la facilité d’un touriste était aussi simple que d’attraper une mouche avec du vinaigre. Non, l’option des questions à l’élève était la meilleure qui s’offrait à elle pour l’instant.
Retournant dans la salle du scanner non sans avoir pris un brassard réservé à la tension et un stéthoscope au préalable, elle s’avança vers sa belle inconnue n°1 pour la regarder d’un air tout ce qu’il avait de plus neutre. Elle la trouvait un peu pâle mais si ce n’est ça, elle semblait plutôt en bonne forme.

« Bonne nouvelle. Le cristal semble assez apprécier votre réseau sanguin pour s’y balader sans rien altérer. La mauvaise, c’est ce que je ne sais pas s’il va rester aussi passif que cela. »

Amber ne tenait pas à l’inquiéter outre mesure mais elle lui devait tout de même la vérité. Et en fervente défenseure de cette dernière, c’était ce qu’elle faisait. Elle déroula le brassard, se préparant à le mettre au bras de la demoiselle tout en posant ses questions.

« Est-ce que vous pouvez m’en dire plus sur le cristal ? Ou même sur l’élève qui l’a généré ? Avez-vous déjà eu la possibilité d’en observer un autre ? puis se tournant soudainement vers Kageri Puisque vous aussi sembler avoir un ... pouvoir, avez-vous déjà rencontré ce genre d'éléments ? »

Oui, elle aurait pu y penser plus tôt à le lui demander. Mais comme elle n'avait rien dit en lui tendant les résultats, elle avait supposé qu'elle n'en savait rien. Mais qui ne tente rien n'a rien après tout.
Le bras tendu de la patiente le lui permettant désormais, la jeune femme accrocha le brassard pour lui prendre sa tension. 10,1. Un peu faible mais compte tenu des récents événements, c’était tout à fait normal. Tout en relâchant la pression sur le bras, elle reprit son interrogatoire.

« Autrement, sans tenir compte de ce … détail, comment vous sentez-vous ? Pas de migraines ou de douleurs inexpliquées soudaines ? »

Au final, à part la présence du cristal et celles des bleus … elle allait plutôt bien. Un baume pour les hématomes et une bonne nuit de sommeil lui serait profitable. Pour le moment, la médecin ne pouvait pas faire grand-chose d’autre.
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Kageri Sendô



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MessageSujet: Re: Infirmerie Dim 19 Fév - 19:49

    Une fois les résultats en main, la jeune femme les avaient exposé de manière à mieux repérer une quelconque anomalie, qui ne tarda pas à être découverte. Une tâche, pas plus grande qu'une empreinte digital, était présente sur plusieurs des clichés, toujours un peu près au même endroit bien qu'elle semblait se déplacer entre deux prises. De quoi s'agit-il ? Intriguée, l'infirmière s'approcha d'un peu plus près tandis que Amber annonçait la nouvelle à sa patiente. Elle l'a nommé 'cristal de sang' ... Vraiment étrange. Un espèce de caillou composé de sang cristallisé se baladait donc clandestinement dans les veines et artères de la jeune femme, ce qui inquiétait légèrement Kageri. Si jamais le cristal venait à couper des tissus sanguins ... Dans tous les cas, il fallait s'occuper de lui avant qu'il ne fasse des dommages. Apparemment, c'était aussi l'idée du médecin qui semblait perplexe. Il est vrai que sans en savoir plus que ça sur le cristal, essayer de l'enlever dans ce genre de condition est risqué. A l'inverse du clou qu'elle avait retiré, le cristal lui, se déplaçait aisément dans tout le corps de la patiente. A la question du médecin, l'infirmière leva son regard sur elle, et lui répondit sereinement :

    - Navrée, je n'ai jamais croisé ce genre de chose, dit-elle calmement. Néanmoins, je soupçonne que ceci est l'acte d'un génétique.

    Cette remarque, elle aurait pu la lui dire avant, mais Kageri avait douté sur l'intérêt que ça aurait pu apporter. Seulement, maintenant, il leur fallait plus d'information sur le cristal, et la seule personne qui pourrait leur en donner serait le ou la coupable de cet acte. Un chaman n'a pas ce genre de pouvoir, je les ai assez étudiés pour le savoir. Un élémentalise contrôle les éléments, un nin-jutsukas a des capacités qui n'y ressemblent guère, et je n'ai pas encore vu de sorciers faire ce genre de chose. Elle n'attendit pas de réponse à sa supposition peu pertinente et partit dans la pièce d'à côté silencieusement. Il fallait remplir les dossiers des élèves qui passaient à l'infirmerie, et quelque chose lui disait que sa partenaire n'aimait pas la paperasse. Juste une intuition féminine. Prenant un dossier vierge et un stylo, elle commença à remplir de la jeune fille encore confuse sous les effets des calmants. Sakuya Haibara ... Probablement 18 ans ... Chaman ... Motif, clou planté dans le dos. Les détails, elle les remplirait lorsque sa patiente daignera coopérer avec elle. En attendant, tout ce qu'elle pouvait faire pour aider Amber, c'était lui éviter le 'sale boulot' comme on dit si bien. La paperasse ne dérangeait pas l'infirmière, tant que ça pouvait aider. Elle rangea le dossier non complet dans un coin et en prit un nouveau pour remplir quelques détails. Motif, cristal de sang mis dans l’organisme ... Par un/une élève. Revenant dans la pièce du scanner avec le dossier, elle s'approcha de la patiente, attendant patiemment qu'Amber eût fini de la questionner pour lui demander :

    - Pouvez-vous me donner votre nom, votre âge ainsi que votre race s'il vous plaît ?

    Il n'était pas très poli de demander son âge mais le dossier devait être rempli, et toutes les informations importantes, données. Kageri n'avait aucune idée de sa race, même en observant mentalement son aura. En plus de l'interrogatoire médical de sa collègue, la jeune femme aurait à subir le questionnaire de l'infirmière, la pauvre n'allait pas en voir le bout rapidement.


[ Etant donné l'état de Sakuya, je ne poste pas avec elle pour l'instant o/ ]
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MessageSujet: Re: Infirmerie Mar 21 Fév - 11:29

Quel con cet enfoiré qui était venu gâché son combat. Le Marsh ruminait, en avançant à pas de tortue vers ce qui semblait être la meilleur idée de la journée, l'infirmerie. Putain, il arriverait jamais à terminer un combat avec ce petit merdeux de Stanley Marsh. Sa vulgarité mentale semblait empirer de minutes en minutes alors qu'il était, mais aller deviner ? Paumé ! Voilà, c'était évident au premier coup d'oeil. Parce que évidemment, au premier coup d'oeil bin, ça se voyait qu'il avait besoin d'aller à l'infirmerie et qu'il était complètement à côté de la plaque. Et puis, toujours aussi évidemment, lui et son humeur de merde, n'avaient pas envies de demander de l'aide. Avec l'air de tueur qu'il affichait, ça ne l'aidait pas non plus pour être approcher par une âme charitable. La seule qui l'aurait aider quand même était Julian, dont l'attirance pour les bonnes actions frôlaient la bêtises. Mais bon, le beau ténébreux n'était pas sa marraine la bonne fée et n’apparaissait pas mystérieusement à chaque fois qu'il avait besoin. Dommage.

La main droite toujours sur ses côtes endommagés, Elric, respiration sifflante, se traînait le plus dignement possible. Non mais putain, il n'en revenait pas ! C'était qui ce con qui c'était permit d'interrompre son combat ? Ok, l'inconnu était plus grand que lui, mais c'était pas une raison de prendre cet air. Il n'avait même pas eu le temps de dire un dernier truc à son adversaire. Pas qu'il avait une réplique en tête mais s'ils n'auraient pas été interrompu, il en aurait probablement lancé une bien cinglante. Attend... et si Stan n'avait rien fait contre l’intrus... c'était peut-être parce que c'était quelqu'un d'important ? Bah, un surveillant quoi... Quoi qu'il n'en avait pas l'air... il semblait seulement à un mec qui avait prit la grosse tête.

Après avoir fait le tour du bâtiment plusieurs fois, merde mais ça se pouvait vraiment pas un sens de l'orientation aussi pourris... donc après un assez long moment, il trouva enfin l'infirmerie. Avant d'ouvrir la porte, il se fit une prière '' Oh God, je sais que tu ne m'aime pas vraiment mais... faites que ça ne soit pas remplie que de nana'' puis il entra.

...

Décidément, dieu lui en voulait.

- Hum... J'crois qu'j'ai besoin... d'aide...

Sa respiration était bruyante et la tête avait recommencé à lui tourner. La douleur de ses côtes s'était un peu engourdit mais il sentait toujours un poids s'alourdir sur son poumon. Hé hé... les bonnes nouvelles ne venaient vraiment pas souvent à lui...
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Tamara Shiro



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MessageSujet: Re: Infirmerie Mar 21 Fév - 18:47

    Toujours assise sur la tablette de la machine, j’entendais les deux jeunes femmes parler entre elles de l’autre côté tandis que mon coeur commençait à s’emballer. Et si... Et si c’était plus grave que ça en avait l’air ? Pâlissant soudainement, je ne savais plus si je voulais entendre le diagnostic ou non... Finalement, je n’eus le temps de me préparé mentalement à une mauvaise nouvelle puisque la médecin et l’infirmière revinrent quelques minutes plus tard sans affiché une quelconque expression pouvant m’éclairer d’avantage, si ce n’est l’air surpris de la jolie Kageri. Amber commença alors à me faire part de ses conclusions sans plus tarder et allant droit au but, m’informa d’une bonne, puis d’une mauvaise nouvelle. La bonne me fit écarquiller des yeux surpris puisque j’ignorais totalement que le crystal pouvait changer de place aussi aisément. Et bien oui, dans mon cerveau, j’avais une toute autre vision des choses. Moi, je pensais qu’il resterait toujours à la même et unique place... La mauvaise en revanche me laissa de marbre puisque de toute façon, il fallait s’y attendre. Qui de tout à fait sencé aurait pu déjà croire qu’une jeune fille pouvait crystallisé son propre sang ?

    Tendant mon bras lorsque je la vit dérouler son brassard pour prendre ma tension, j’écoutais en même temps d’une oreille attentive ses questions. Je savais que je ne pourrais pas y répondre à toutes mais je me devais d’au moins faire de mon mieux pour l’aider. M’étant faite depuis le début à l’idée de vivre avec ce truc dans le corps, je n'allais pas me mentir, si elle avait la possibilité de me l’enlever, je ne serais pas contre.

    - Est-ce que vous pouvez m’en dire plus sur le cristal ? Ou même sur l’élève qui l’a généré ? Avez-vous déjà eu la possibilité d’en observer un autre ?

    « Hélas, même si je savais qu’en venant travailler ici, j’allais découvrir des choses stupéfiantes, c’était bien la première fois que je voyais cela... Elle était tellement rapide et imprévisible que même moi qui est d’excellentes notions de combats, je n’ai pu me défendre... Son sang réagissait de lui-même. Il tournoyait autour d’elle comme pour la protéger et plus elle s’énervait, plus il s’agitait... C’était comme si, comme si son propre sang était... Vivant... Et qu’il lui ordonnait de m’être fin à ma vie... Quand au crytal, je l’ai vu de mes propres yeux le formé dans sa paume de main avant de me le planter dans le poitrail... Mais comme je vous l’ai déjà dis, ça c’est passé beaucoup trop vite pour que je puisse vous donner plus de détails... » Marquant une pause, je repris un peu moins sûr de moi :

    « En revanche, je connais son nom... »

    Plus je parlais, plus les images me revenaient en tête. C’était comme si j’avais fais un mauvais rêve et qu’il se répétait sans cesse en boucle... Quand tout ceci ce terminera enfin ? Le visage toujours aussi neutre, la médecin m’attacha le brassard autour du bras avant de questionner à son tour Kageri sur l’éventuel possibilité qu’elle est déjà put observer ce genre de cas.

    - Navrée, je n'ai jamais croisé ce genre de chose. Néanmoins, je soupçonne que ceci est l'acte d'un génétique.

    « C’est exact ! » Répondis-je malgré moi, bien que ses mots ne m’étais pas adréssés. « Il s’agit bien d’une génétique mais je ne pourrais vous en dire d’avantage. N’étant professeur que des élèves ‘humains’, je n’ai accès uniquement qu’à mes dossiers. De plus, c’était la première fois que je la voyais. »

    Oui, plutôt haute en couleur la rencontre... M’enfin, je ne peux tout de même pas leur dire que j’étais distraite à ce moment là parce que je découvrais ma belle-soeur ! Belle-soeur qui n’a pas supporter apprendre qu’elle avait une belle-soeur et qu’elle à failli tuer ! Il faut être déséquilibré pour faire une telle chose ! C’est comme si moi j’apprenais que mon frère sortait avec une fille et que je me mettais à l’attaquer pour la tuer... Non ! En général, on est contents, on veut apprendre à la connaitre... Mais on attente pas à ses jours ! Bataillant seule avec mes pensées, je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la peine pour Shiro. Si elle avait réagit aussi violemment, c’était certainement parce que Dante devait être sa seule famille et qu’elle avait peur que je le lui vole...

    - Autrement, sans tenir compte de ce … détail, comment vous sentez-vous ? Pas de migraines ou de douleurs inexpliquées soudaines ?

    Sortis de mes songes par la voix d’Amber qui avait finie de prendre ma tension, je souris et répondis, me rendant compte au passage que la jeune infirmière n’était plus là :

    « Non, les calmants doivent encore faire effets alors je ne sens rien. Je suis juste fatiguée... »

    Au même instant, Kageri revenait dans la pièce et s’avançait vers moi, dossier en main pour me questionner elle aussi, mais cette fois sur moi-même. Décidément, je me croirais presque à un intérrogatoire de police ! Sans sourciller, je la regardais donc dans les yeux et lui répondis poliment avec toujours mon sourire sur les lèvres :

    « Tamara Shiro, 25 ans et humaine de la tête au pieds ! »

    A peine ma phrase fut terminée que l’on entendit la porte de l’infirmerie s’ouvrir avant d’entendre une voix masculine. Me penchant alors légèrement sur le côté, un sourcil relevé, j’avais la vue parfaite sur l’entrée et pus donc apercevoir un jeune homme qui se tenait les côtes et semblait vraiment mal en point... Sa respiration était même si bruyante que je l’entendais parfaitement d’ici... Le pauvre... Mais que lui est-il arrivé ?
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MessageSujet: Re: Infirmerie Mer 22 Fév - 12:48

Tout en gardant le brassard sous le coude, Amber écoutait sa patiente lui répondre docilement. Au moins, elle était coopérative. C’était plutôt rare alors ça valait le coup d’être mentionné. Cela dit … c’était une adulte alors la donne était quelque peu faussée. Mais c’était tout de même appréciable.

« Volonté propre de l’organisme … génial. »

Elle s’était exprimée à moitié à voix basse, plutôt pour elle-même que pour les deux jeunes femmes présentes. Elle ne savait pas vraiment qu’en penser. D’un côté et d’un point de vue totalement médical, ça l’emmerdait royalement si le cristal pouvait choisir d’agir à sa guise sans se soucier des conséquences qu’il occasionnerait, soit empirer l’état de sa détentrice. De l’autre et d’un point de vue totalement personnel, l’idée même de pouvoir contrôler son sang avait quelque chose d’exotique et d’attirant. Elle en revenait à son boulot : si elle était capable d’influer sur le liquide vital de cette façon, elle pourrait limiter les hémorragies, les épanchements et compagnie … Plutôt utile. Mais les mots de la jolie brune lui revinrent. Vivant … Enfin, d’après ce qu’il lui semblait. Auquel cas la médecin s’en foutait. Avoir un pouvoir sans en avoir la maîtrise et l’emprise sur ce dernier ne l’intéressait pas. C’était elle le maître de son destin, le capitaine de son âme. Pas un pouvoir. Manquerait plus que ça.

« Alors à défaut, je veux bien son nom. Au moins je saurais qui chercher et ça m’évitera d’y aller à l’aveugle. »

Sans nom ni visage, c’était aussi facile que de chercher une aiguille dans une botte de foin. Et elle refusait de perdre son temps à ça. Ses journées faisaient 24 heures comme tout le monde et elle tenait à bien les occuper sans s’emmerder avec des détails à la con.
Amber garda pour elle qu’elle savait déjà que c’était l’œuvre d’une … génétique. Diable qu’elle détestait catégoriser les gens ainsi. Et la patiente qui en rajoutait une couche dans le savoir. Elle soupira sans forcément y faire attention. C’était comme ça que commençait les problèmes. Le rangement des gens dans des cases selon une particularité. Et généralement, ça ne se terminait pas joyeusement.
S’étirant généreusement tout en gardant le brassard en main, elle fixa de nouveau l’inconnue sans ciller avant de reprendre la parole en réponse à ses propos.

« Ce qui est normal compte tenu les événements. Malheureusement, je crains de ne rien pouvoir faire de plus pour vous actuellement. Si ce n’est vous donner des antidouleurs à titre préventif et vous conseiller une bonne nuit de repos … marquant une légère pause, elle enchaîna rapidement avec un ton changeant qui tenait plus de l’ordre que du conseil cette fois Ainsi que d’éviter toute fatigue inutile. Je ne tiens pas à vous revoir juste parce que vous avez trop forcé. »

Elle fut coupé par la venue de Kageri qui elle aussi avait des questions. Pire que l’administration ? Une infirmerie ou un hôpital. Elle regardait les deux alternativement, souriant légèrement quand la dénommée Tamara répondit. Elle ne put s’empêcher une petite remarque.

« Bienvenue à la Gestapo. »

C’était d’un air amusé qu’elle l’avait prononcé. Parce qu’elle-même exécrait toute cette paperasse. Elle ne niait pas son utilité. Juste le côté chronophage. Réflexe aidant, elle se tourna elle-aussi vers la porte quand elle l’entendit s’ouvrir. Un pivot de 180 sur talons aiguille. Facile. Elle en avait l’habitude. Elle pouvait même courir avec sans se tordre la cheville. C’était plus pour les talons en eux-mêmes qu’elle craignait quand elle s’adonnait à ce genre d’exercice. Pas pour elle.

« Et je crois que si vous n’en aviez pas besoin, vous ne seriez pas ici avec cet air désespéré … »

Oui, le cynisme est un sport qu’elle pratique à temps complet, qu’importe s’il ne plait pas. Détaillant Tamara et jugeant qu’elle n’avait plus besoin d’elle, elle la laissa aux soins administratifs de Kageri, ne précisant même pas qu’elle s’occupait du nouvel arrivant. Sa collègue avait pris sur elle de faire la paperasse, grand bien lui en fasse.
Faisant claquer avec joie ses talons au sol, elle quitta la pièce du scanner et se dirigea vers un élève, semblait-il à première vue, qui n’avait pas l’air d’être bien. Et bien allons-y gaiement. Haut les cœurs.

« On va commencer par le début … asseyez-vous là. énonça-t-elle en tapotant le bord d’un lit. Expliquez-moi ce qui est arrivé à vos côtes pour que vous les teniez comme ça et que votre respiration soit celle d’une antilope asthmatique … Et vous allez me retirer ce haut. »

D’un œil averti, elle détailla son visage sans quitter un autre air que le froid qu’elle affichait habituellement. Lèvre tuméfiée, joue bien plus que rougi sous un coup probable. Et bien … ils ne faisaient pas les choses à moitié dans l’établissement. Instinctivement, elle attrapa compresses et désinfectant. Il allait y avoir droit.

« Un jour, vous apprendrez que les mots sont bien plus douloureux que les coups … »

Ce n’était pas forcément à lui qu’elle disait cela. C’était plutôt un constat global. Etayé par sa propre expérience. Le corps guérit plus souvent que l’âme et le cœur. C’est aussi pour ça qu’elle avait choisi médecine et non psychologie. Elle voulait la possibilité d’avoir le dernier mot. Calant les embouts du stéthoscope dans ses oreilles, elle s’adressa de nouveau à lui.

« Pendant qu’on y est … d’autres plaies dont je dois prendre connaissance ? »

Au choix. Soit il lui répondait et le temps qu’il allait passer ici diminuait. Soit il faisait la forte tête et elle serait obligée de l’ausculter pour trouver ce qui n’allait pas …
La balle était dans son camp.
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MessageSujet: Re: Infirmerie Jeu 23 Fév - 2:20

Visiblement, sa malchance allait au point de tomber sur une femme qui semblait avoir un sens de l'humour assez particulier. D'une certaine façon il préférait ça à une blondasse stupide qui pourrait faire poser un oeil magique dans une porte patio. En espérant qu'il n'y est pas vraiment une femme sur terre qui soit aussi conne mais bon, tout ce pouvait... et à voir la grandiose intelligence de sa mère...Hum... passons ce sujet. Ok Elric, ferme ta gueule et fait ce qu'elle te dit ou fait demi-tour et essai d'aller dormir comme ça... Avec une magnifique face de plâtre, il alla s'asseoir sur le lit comme elle lui indiquait. Il maîtrisait à cet instant un énorme self-control pour ne pas râler tout simplement n'importe quoi et plus précisément des insultes à l'encontre des obus qui servait de poitrine à l'infirmière, ce qui lui assurait probablement une meilleur survit. Sauf qu'il est difficile de rester neutre lorsqu'on se fait comparé à un antilope asthmatique... pas impossible mais disons que la métaphore le perturbait intérieurement.

- Hum... j'me suis bagarré. Au deuxième coup reçu dans les côtes, elles ont craqués...

Est-ce que c'était possible de faire plus vague ? Probablement pas... Il avait tellement envie d'entrer dans les détails... Le coin de sa lèvre tiqua lorsqu'elle lui dit de retirer son haut... Génial... la journée s'améliorait... Le Marsh hésitait mais bon... il s'attendait à quoi en venant à l'infirmerie hein ? On était pas dans Harry Potter tout de même. Après un soupir mental, il déboutonna sa chemise et la retira. Du côté de ses côtes gauche, c'était rouge, enflé par dessus des bleus. Sur l'autre côté il y avait aussi présence d'hématomes. Il fit comme si de rien était en espérant éviter plus de question car même si automatiquement il répondrait un mensonge, il savait qu'il y avait toujours des chances de tomber sur une personne suspicieuse, surtout dans le domaine de la santé.

Sans trop le vouloir, il eu enfin une expression facial, même si elle fut de courte duré, lorsqu'elle lâcha une phrase qu'il se répéta mentalement pour la décortiquer. Un jour, qui était déjà passé, vous apprendrez que les mots sont plus douloureux que les coups... Ouais... il en était parfaitement conscient... C'était pour ça qu'il utilisait ses poings aussi et c'était peut-être aussi pour ça que secrètement, il évitait le plus possible les contactes avec les autres. Elric avait serré la mâchoire et plissé le nez de dégoût. Comme si une insignifiante femme pouvait se permettre ce genre de commentaire... La question qui suivit semble le réveiller de ses pensés.

- Hum ? D'autres plaies ? ... Pas à s'que j'sache...

C'était vrai quoi, la seule plaie qui n'était pas supportable était cette foutu rechute de douleur aux côtes... Sérieusement, il n'aurait pas cru que Stan puisse vraiment taper directement dans le mille. Dire que ça semblait enfin guérit...

- Y'a pas vraiment d'quoi s'inquiété... Ça m'est arriver souvent. Avec de l'Oxycontin 20 mg et du Novo-Naproxen 500mg ça devrait rentrer dans l'ordre...

Ça plus des bandages changeable et de la glace. Ça avait toujours fonctionné jusqu'à maintenant, il ne voyait pas pourquoi là ça serait différent.

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